Le sommet de la fusée
SLS avec la capsule
Orion dans laquelle vont embarquer les 4 astronautes américains et canadiens de la mission
Artemis II, sur la base de
Cap Canaveral, en
Floride (
Etats-Unis), le 17 janvier 2026. (MAURICIO PAIZ / NUR PHOTO / AFP) Après un vol inhabité en 2022, la
NASA lance la deuxième phase de son programme qui vise à retourner sur la
Lune. C'est une "marche importante" sur la route vers un "retour de long terme sur la
Lune" et à des "mission vers
Mars", selon la
NASA. La mission Artemis 2 doit décoller dans la nuit du mercredi 1er avril au jeudi 2 avril, à partir de 00h24, heure de Paris, depuis le Kennedy Space Center en
Floride. Pour le second volet de cet ambitieux programme spatial, trois astronautes américains et un autre canadien vont partir pour une mission de dix jours en orbite autour de la
Lune avant de revenir sur Terre. Franceinfo résume ce que l'on sait de cette mission qualifiée d'"historique" par
Jared Isaacman, le patron de la
NASA nommé par l'administration Trump.Un tour de la
Lune sans s'y poserLa mission Artemis, en 2022, est partie sans équipage. Après avoir survolé la
Lune à seulement 130 km de sa surface et s'être éloignée à quelque 430 000 km de notre planète, la capsule
Orion était revenue sans encombre sur Terre. Il s'agissait de la tester : observer si elle avait tenu le choc lors des 25 jours de mission et surtout mettre à l'épreuve son bouclier thermique lors de la traversée de l'atmosphère terrestre, quand la vitesse atteint 40 000 km/h et la température grimpe à 2 800°C. Image d'illustration fournie par la
NASA de la capsule
Orion avec ses quatre ailes recouvertes de panneaux solaires déployées. (NEMES LASZLO/SCIENCE PHOTO LIBRA / NLA / AFP) Aucun problème n'avait été signalé lors de l'analyse des données récoltées pendant la mission Artemis, notamment par les capteurs truffant le mannequin installé à l'intérieur d'
Orion. Le succès de cette première phase a ouvert la voie à la mission Artemis 2, qui consiste à placer quatre astronautes dans la capsule pour les envoyer faire le tour de la
Lune avant de revenir sur Terre. Infographie de la
NASA, l'agence spatiale américaine, présentant les principales étapes de la mission
Artemis II, du décollage à l'amerrissage de la capsule
Orion, en passant par le passage autour de la
Lune. (
NASA) Une étape avant une base lunaireCette mission de dix jours constitue la deuxième étape d'un long processus visant le retour d'humains sur la
Lune, ce qui n'a pas été réalisé depuis la mission américaine Apollo 17 en 1972. A terme, le projet de la
NASA ambitionne l'installation durable d'une base lunaire. Elle permettrait de préparer des missions habitées encore plus longues vers
Mars (un aller entre la Terre et la planète rouge dure environ six mois) et l'exploitation de ressources disponibles sur la
Lune. Pour Washington, le programme Artémis s'inscrit dans un vaste plan de domination de l'économie lunaire que certains Etats et entreprises souhaitent voir émerger. "J'espère qu'un jour mes enfants pourront regarder, peut-être dans des décennies, la mission Artemis 100", a déclaré
Jared Isaacman lors de la sortie de la fusée
SLS depuis la base de
Cap Canaveral, vantant "la vision du président Trump pour le leadership des
Etats-Unis dans l'espace".Un survol inédit de la face cachéeS'ils vont tourner autour de la
Lune sans s'y poser, les quatre astronautes vont pouvoir l'observer sous un angle encore inédit pour un être humain. A travers les quatre fenêtres qui équipent la capsule
Orion, ils vont notamment apercevoir la face cachée du satellite naturel de la Terre, ce qui n'a été réalisé jusqu'à maintenant que par des sondes, notamment un appareil chinois qui a acheminé sur Terre des échantillons de cette face encore mystérieuse."Les astronautes vont réaliser un survol de la
Lune à altitude plus élevée que lors des missions Apollo. Ils vont être en mesure de voir toute la
Lune comme un disque lunaire du côté de la face cachée. C'est une perspective inédite et unique que les humains n'avaient jamais pu envisager auparavant", a expliqué Mary Henderson, responsable scientifique de la mission Artemis 2.Un deuxième essai pour la fusée SLSCe sera le deuxième lancement seulement de la gigantesque fusée
SLS de la
NASA, qui mesure 98 m de haut. Pour la
NASA,
SLS est "la seule fusée capable d'envoyer le vaisseau spatial
Orion, quatre astronautes et une importante cargaison directement sur la
Lune en un seul lancement lors des futures missions". La fusée
SLS de la
NASA coiffée à son sommet de la capsule
Orion, sur la base de
Cap Canaveral, en
Floride (
Etats-Unis), le 17 janvier 2026. (JOE RAEDLE / AFP) Bien qu'ultra-moderne, la fusée
SLS se place dans le sillon de Saturn V, utilisée lors des missions Apollo, avait expliqué Kathy Schubert, directrice adjointe des systèmes de vol au
NASA Glenn Center, à France Télévisions, lors du lancement d'Artemis I. "Le poste de pilotage et les commandes sont de dernière génération et les matériaux plus modernes. Mais si vous regardez attentivement le bouclier thermique, c'est juste une version modernisée de celui utilisé à l'époque pour Apollo", avait-elle pointé.Un équipage américano-canadienLes quatre astronautes de la mission sont les Américains Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et le Canadien Jeremy Hansen. Le premier endossera le rôle de commandant, le second celui de pilote et les deux derniers de "spécialistes de mission". Les 4 astronautes de la mission Artemis 2, de gauche à droite : Jeremy Hansen, Victor Glover, Reid Wiseman et Christina Koch. (KIM SHIFLETT /
NASA) Reid Wiseman et Victor Glover, deux anciens de l'US Navy, ont passé chacun six mois dans l'espace, mais le second compte quatre sorties spatiales. Christina Koch, ingénieure de formation, détient le record du plus long vol dans l'espace pour une femme avec 328 jours. Elle a également participé, en 2019, à la première sortie spatiale 100% féminine. Le Canadien Jeremy Hansen, lui, va réaliser sa première mission.Soulignant la diversité de l'équipage, qui compte une femme et un astronaute noir, Bill Nelson, alors administrateur de la
NASA, avait estimé en 2023 qu'il représentait "des milliers de personnes qui travaillent sans relâche pour nous emmener vers les étoiles. C'est l'équipage de l'humanité".Une capsule d'environ 9 m3Au total, les 4 astronautes vont parcourir plus d'un million de kilomètres dans un habitacle d'environ 9 m3, soit la taille d'un camping-car, illustre Jeremy Hansen sur YouTube. L'Agence spatiale canadienne a aussi consacré une vidéo aux toilettes qui équipent la capsule propulsée par un module européene. "Nous avons beaucoup de chance, en tant qu'équipage, d'avoir des toilettes avec porte sur ce minuscule vaisseau spatial. C'est le seul endroit pendant la mission où nous pouvons enfin nous sentir seuls, ne serait-ce qu'un instant", commente Jeremy Hansen.Les astronautes ont surtout confié qu'ils s'inquiétaient pour leur famille et leurs proches, anxieux quant à leur sécurité. Sur un ton plus léger, Christina Koch a relaté qu'elle avait insisté auprès de son mari sur une différence majeure entre sa mission à bord de l'ISS et celle-ci. "J'ai voulu m'assurer qu'il sache que ce n'est pas comme sur la Station spatiale internationale où on peut facilement s'appeler. Il ne pourra pas m'appeler pour demander où est tel objet dans la maison. Il devra le trouver. C'est un gros sujet pour nous", a-t-elle lâché. Propos racistes sur CNews : le maire de Saint-Denis appelle à un rassemblement Bruno Retailleau - "La droite est plus individualiste que la gauche. Nous, on est querelleurs" Deliveroo, Uber eats : les chiffres chocs sur la santé des livreurs Israël : une peine de mort pour les "terroristes" palestiniens Elle a eu un faux conseiller bancaire au téléphone Tout juste élu, le maire de Carcassonne retire les drapeaux européens de la mairie Une femme meurt après une injection esthétique clandestine L'Eurovision lance une déclinaison du concours de chanson, Eurovision Asie, qui sera diffusé en novembre prochain "Personne ne fait une transition pour faire du sport à haut niveau", clame Julie Tétart, basketteuse à Monaco Céline Dion : "Ce n’est pas forcément mon style de musique, mais je comprends que beaucoup l’apprécient", répond Sophie Binet Attentat déjoué : le commanditaire présumé interpellé Casques bleus tués dans des bombardements au Liban L'émotion de Thomas Jolly après l'annonce du grand retour de Céline Dion La joie des fans après l'annonce du retour de Céline Dion Au Liban, ils sauvent les animaux dans les zones de conflit Céline Dion à Paris : comment accéder aux préventes ? Céline Dion : "Je vais pouvoir chanter pour vous à Paris" Une charte pour lutter contre les guets-apens homophobes