Le 1 avril 2026 à 04h16 Le secrétaire d’État américain
Marco Rubio à l’aéroport du Bourget, le 27 mars 2026. Brendan Smialowski / REUTERS «Je pense qu’il ne fait malheureusement aucun doute qu’une fois ce conflit terminé, nous devrons réexaminer l’intérêt que présente l’Otan pour notre pays», a déclaré le secrétaire d’État américain sur Fox News. Passer la publicité Passer la publicité Le secrétaire d’État américain
Marco Rubio a remis en cause comme jamais le lien transatlantique avec l’Otan, déclarant mardi que les États-Unis devaient «réexaminer» leurs relations avec l’alliance atlantique militaire une fois la guerre contre l’
Iran terminée. «Je pense qu’il ne fait malheureusement aucun doute qu’une fois ce conflit terminé, nous devrons réexaminer cette relation. Nous devrons réexaminer l’intérêt que présente l’Otan pour notre pays dans le cadre de cette alliance», a déclaré
Marco Rubio sur Fox News, ajoutant qu’il reviendrait au président
Donald Trump de trancher cette question. Passer la publicité Les États-Unis reprochent à des pays de l’Otan dont la
France, l’Espagne et l’Italie de ne pas avoir autorisé le survol de leurs territoires ou d’utiliser les bases américaines pour acheminer des équipements militaires à Israël dans le cadre de la guerre contre l’
Iran, déclenchée le 28 février. «L’Otan est une voie à sens unique»
Donald Trump avait lui-même déclaré vendredi dernier que les États-Unis pourraient ne pas venir en aide à l’Otan en cas de besoin, réitérant ses critiques contre l’Alliance atlantique, lors d’un forum d’affaires à Miami. «Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l’Otan, des centaines de milliards, pour les protéger, et nous aurions toujours été là pour eux, mais maintenant, au vu de leurs actions, je suppose que nous n’avons plus à l’être, n’est-ce pas ?», a-t-il dit. Ces dernières semaines, le président américain a multiplié les prises de parole belliqueuses envers l’Otan, la qualifiant notamment sur son réseau Truth Social de «TIGRE DE PAPIER» et de «LÂCHES». Les États-Unis «s’en souviendront», avait-il déjà déclaré en Conseil des ministres. «Si nous en sommes arrivés au point où l’alliance de l’Otan nous empêche d’utiliser ces bases, où nous ne pouvons en fait plus les utiliser pour défendre les intérêts des États-Unis, alors l’Otan est une voie à sens unique», a déclaré
Marco Rubio. «L’Otan se résume alors simplement à la présence de nos troupes en
Europe pour défendre l’
Europe (...) Lorsque nous avons besoin qu’ils nous autorisent à utiliser leurs bases militaires, leur réponse est “non” ? Alors pourquoi sommes-nous dans l’Otan ? Il faut se poser cette question», a ajouté le chef de la diplomatie américaine. Ce dernier a encore souligné qu’il revenait aux alliés des États-Unis de sécuriser le détroit d’Ormuz, bloqué de facto par l’
Iran, dont ils dépendent pour leur pétrole. Parlant de la guerre en
Iran, il a indiqué que «nous sommes proches de la ligne d’arrivée» sans donner de calendrier. Les relations entre les États-Unis, qui en sont membre fondateur et principal acteur, et l’Otan traversent depuis le retour au pouvoir du président américain une zone de fortes turbulences, les premiers accusant les Européens de prendre leur sécurité pour argent comptant, les seconds inquiets d’un éventuel désengagement américain. Les États-Unis doivent «réexaminer» leurs relations avec l’Otan, affirme
Marco Rubio S'ABONNER «Détroit de Trump» : le président américain ironise en évoquant le détroit d’Ormuz Le président américain a appelé à «ouvrir le détroit de Trump», feignant un sourire, avant de se reprendre et de dire «le détroit d’Ormuz», actuellement bloqué par l’
Iran «Tsahal va s’effondrer» : l’armée israélienne n’a plus les moyens de ses guerres DÉCRYPTAGE - Engagée en
Iran, au Liban, en Syrie, à Gaza et en Cisjordanie, l’armée israélienne manque d’hommes pour faire face sur tous les fronts. Alger convoque le chargé d'affaires français pour protester contre la prolongation de la détention provisoire d’un agent consulaire La nouvelle convocation du chargé d’affaires français intervient après l’amorce d’un dégel entre les deux pays, lors de la visite, mi-février à Alger, du ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez. Par peur de la police de l’immigration, une Ukrainienne réfugiée aux États-Unis retourne à Odessa malgré la guerre Installée légalement aux États-Unis grâce au programme «Uniting for Ukraine», cette routière a vu son permis poids lourd annulé avant son expiration. Craignant un contrôle de l’ICE, elle a choisi de rentrer en Ukraine. «Nous voulons voir
Donald Trump destitué»: aux États-Unis, plus de 3000 manifestations «No Kings» organisées Plusieurs millions de manifestants ont défilé dans plus de 3000 villes américaines pour dénoncer un président qu’ils accusent d’abus de pouvoir. Guerre en
Iran : après un mois de conflit, quel bilan ? Les réponses de notre spécialiste du Moyen-Orient à vos questions VOS QUESTIONS À LA RÉDACTION - Georges Malbrunot, grand reporter et spécialiste du Moyen-Orient a répondu aux questions des internautes. Billets, pièces d’or, bâtiments...
Donald Trump cherche à imprimer sa marque en Amérique Après avoir rebaptisé des bâtiments publics à son nom, le président américain franchit un nouveau cap. Sa signature va apparaître sur les billets de banque et une pièce en or à son effigie a été approuvée. Du jamais-vu pour un président américain en exercice. La défense de l’Ukraine menacée par le renversement des priorités de l’Administration Trump DÉCRYPTAGE - Pour intercepter les frappes de missiles contre son territoire, l’Ukraine a besoin de missiles Patriot produits par les États-Unis. Sarah Fainberg : « Nous sommes dans le brouillard, celui de la guerre et des intentions de Trump » GRAND ENTRETIEN - La chercheuse au centre Elrom d’études spatiales de l’université de Tel-Aviv revient sur la « guerre préventive » qu’Israël mène en
Iran, où Tsahal se confronte tant à la résilience de la capacité de frappe iranienne qu’aux soubresauts de Washington. Les députés européens votent l’accord commercial avec les États-Unis… avec des conditions Le texte qui prévoit un droit de douane de 15 % sur les importations européennes en échange de promesses d’investissements aux États-Unis est assorti de clauses de suspension. Guerre en
Iran : « La base Maga soutient le conflit, les voix dissidentes, elles, alimentent leur business » ENTRETIEN - Plusieurs figures de la droite conservatrice se sont férocement opposées à l’intervention militaire en
Iran. Mais ces critiques ne traduisent pas une réelle fracture au sein de la droite Maga, analyse Mark Dubowitz, expert du programme nucléaire iranien. Venezuela : «Les narcotrafiquants disposent toujours d’une inventivité sans limites pour contourner l’armada américaine» ENTRETIEN - Alors que l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro doit comparaître ce jeudi aux États-Unis, Washington continue sa campagne de frappes contre les narcotrafiquants dans les Caraïbes, mais «l’efficacité globale du dispositif apparaît limitée», analyse le spécialiste Laurent Giacobbi. À New York, le début de la saga judiciaire de Nicolas Maduro avec la première d’une longue série de comparutions DÉCRYPTAGE - L’ex-dictateur du Venezuela doit comparaître ce jeudi avec son épouse, lors d’une audience qui va porter sur des questions de procédure. Inculpé de plusieurs chefs d’accusation, dont de narcoterrorisme et de trafic de drogue, il plaide non coupable.