Le 31 mars 2026 à 19h41 Entre les destructions et les pertes économiques, le coût du conflit devrait être important. Mohammad Yassine / REUTERS «Nous espérons que les combats cesseront demain car chaque jour de retard a des répercussions négatives sur l’économie mondiale», a affirmé à la presse le secrétaire-général adjoint de l’ONU,
Abdallah Al Dardari, à
Amman. Passer la publicité Passer la publicité La guerre déclenchée par des frappes conjointes d'Israël et des États-Unis sur l'
Iran, et qui s'est propagée au Moyen-Orient, a déjà coûté quelque 186 milliards de dollars aux pays arabes, a annoncé ce mardi 31 mars un haut responsable de l'ONU, en appelant à la fin des hostilités. «Nous espérons que les combats cesseront demain car chaque jour de retard a des répercussions négatives sur l'économie mondiale», a affirmé à la presse le secrétaire-général adjoint de l'ONU,
Abdallah Al Dardari, à
Amman. «Nous estimons que la perte subie par le PIB de la région arabe après un mois de combats sera d'environ 6%», a-t-il déclaré, soit «environ 186 milliards de dollars» en moins pour l'économie. Les riches pays pétroliers du Golfe, visés par des frappes iraniennes de représailles à l'offensive américano-israélienne, paient le tribut le plus important, a souligné
Abdallah Al Dardari. L'impact du conflit sur le PIB de ces pays du Golfe «pourrait se monter à 168 milliards de dollars» et dans la région du
Levant, «il pourrait atteindre quelque 30 milliards», a estimé
Abdallah Al Dardari, qui est également directeur du bureau régional pour les États arabes du programme des Nations unies pour le développement. Passer la publicité 3,7 millions d’emplois perdus Par ailleurs, «nous estimons que le nombre d'emplois qui seront perdus en raison de ce conflit se situe autour de 3,7 millions», a-t-il dit. S'agissant de l'impact du conflit sur la pauvreté, «nous nous attendons à ce qu'environ quatre millions de personnes supplémentaires dans la région passent, ou soient déjà passées, sous le seuil de pauvreté ce mois-ci». Mettant en garde contre la dépendance économique des pays du Golfe au pétrole, il a souligné la nécessité de rechercher d'autres routes que le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux. «L'économie arabe ne repose pratiquement que sur un seul produit», a-t-il déploré. «Les pays qui n'exportent pas de pétrole dépendent des transferts de fonds des expatriés installés dans les pays exportateurs de pétrole et de l'aide provenant de ces mêmes pays, tandis que les pays exportateurs de pétrole eux-mêmes n'ont qu'un seul produit», a-t-il ajouté. «Cette fragilité de l'économie arabe est mise en évidence par les événements récents, qui prouvent qu'elle n'est pas viable», a-t-il poursuivi. Guerre au Moyen-Orient : le coût du conflit estimé à 186 milliards de dollars pour les pays arabes S'ABONNER Jean-Marie Rouart : « Le rituel tragique des bombardements de civils » TRIBUNE - Quelle pitié pour nos civilisations qui accordent tant de prix à la vie humaine ou à la recherche médicale de voir que l’on reste indifférent à ces bombardements inutiles qui épargnent les professionnels de la guerre et remplissent les hôpitaux d’innocentes victimes, déplore l’académicien. Guerre en Ukraine : polémique après les propos du PDG du géant allemand de la défense Rheinmetall sur les «ménagères» ukrainiennes «Si chaque femme au foyer en Ukraine peut vraiment produire des drones, alors chaque femme au foyer en Ukraine peut être la directrice générale de Rheinmetall», a répondu Volodymyr Zelensky ce lundi. La visite d’Emmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud rattrapée par la guerre en
Iran DÉCRYPTAGE - La réouverture du détroit d’Ormuz sera au cœur des échanges du président français à Tokyo puis à Séoul, deux alliés des Américains, bousculés par l’interventionnisme de Trump. Lula : « Est-ce un Conseil de sécurité ou d’insécurité de l’ONU ?» FIGAROVOX/TRIBUNE - Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni à huis clos ce vendredi 27 mars à la demande de Moscou. Pour le président du Brésil, son fonctionnement doit être réformé pour qu’il ne soit plus un simple spectateur des dérives et conflits qui frappent le monde. Pâtes, pain, huile... La hausse des prix des engrais va-t-elle se répercuter en rayons ? Le blocage du détroit d’Ormuz lié au conflit au Moyen-Orient fait flamber le coût des engrais et celui de l’énergie, au risque de peser demain sur les prix d’une partie des produits de la grande distribution. Navires autorisés, impact sur le pétrole... Cinq questions pour tout comprendre à la réouverture partielle du détroit d’Ormuz annoncée par l’
Iran DÉCRYPTAGE - L’
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Iran, qui assure 90% de la production mondiale Le conflit entre Téhéran, Tel Aviv et Washington met en difficulté les exportateurs iraniens de safran. Il menace ainsi toute la chaîne mondiale d’approvisionnement de cette épice, et risque de faire exploser les tarifs de cet «or rouge». Quand l’Asie jauge l’Occident et ses « fureurs épiques » ANALYSE - Il faut réfléchir sur le miracle asiatique et sa percée vers le futur, qui contraste avec notre crise profonde, visible autant dans les secousses tectoniques trumpiennes que dans les hésitations européennes.