Le président américain
Donald Trump s’exprime aux côtés du secrétaire au Commerce
Howard Lutnick, après la signature d’un décret dans le Bureau ovale de la
Maison Blanche à Washington, le 31 mars 2026. - Brendan SMIALOWSKIPortées par les espoirs de désescalade au Moyen-Orient, les bourses asiatiques sont en hausse.
Donald Trump a annoncé depuis la
Maison Blanche un départ d'
Iran d'ici "deux ou trois semaines", ouvrant l'espoir d'un déblocage du détroit d'Ormuz.Les marchés ont enfin une perspective. Ce mercredi, les Bourses asiatiques jouissent d'un regain d'optimisme après les propos de
Donald Trump annonçant que les
Etats-Unis allaient "quitter" l'
Iran d'ici deux ou trois semaines et que son homologue iranien a indiqué que
Téhéran avait la volonté "de mettre fin" à la guerre.
Donald Trump a déclaré dans la soirée que ce départ se ferait "très bientôt", lors d'une conférence de presse tenue au Bureau ovale."Tout ce que j'ai à faire, c'est partir de l'
Iran et nous le ferons très bientôt et ils dégringoleront", a affirmé le président américain en réponse à une question sur le prix du carburant à 4 dollars le gallon. Il a ensuite évoqué un délai de "deux, peut-être trois semaines".Avant sa prise de parole, la
Bourse de New York avait déjà terminé en nette hausse: le Dow Jones a gagné 2,49%, l'indice Nasdaq s'est envolé de 3,83% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 2,91%. "Le marché attendait avec impatience de bonnes nouvelles après avoir été en baisse ces cinq dernières semaines", commente auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Le président iranien a pris la paroleElles ont d'abord pris la forme mardi de déclarations du président iranien,
Massoud Pezeshkian, qui a dit que
Téhéran avait la volonté "de mettre fin" à la guerre contre
Israël et les
Etats-Unis, mais voulait des garanties pour "empêcher la répétition de l'agression". "Il s'agit de la première déclaration concrète émanant d'
Iran qui semble fiable", estime Art Hogan, d'où l'optimisme de Wall Street."Ce rebond est un soulagement, la volatilité revenant à la normale, a déclaré Matthew Haupt, gestionnaire de fonds chez Wilson Asset Management à Sydney auprès de l'agence Bloomberg. La prochaine étape consistera à évaluer l'impact de l'incertitude sur la demande et à compenser la hausse des coûts des intrants"."Si la guerre prend fin, nous serons dans une situation pire qu'avant. Des dégâts ont déjà été causés et il faut s'attendre à un contexte morose pendant un certain temps. Il ne faut donc pas s'attendre à un rebond généralisé et favorable aux marchés", poursuit-il.Les marchés ont encore besoin de plus de clarté. Dans ce contexte, la prise de parole de
Donald Trump prévue la nuit prochaine est très attendue.Le brut est en hausseLes cours du brut, quant à eux, ont bondi. Car sur le terrain, la situation dans le détroit d'Ormuz reste figée. Les cours du pétrole, qui avaient grimpé mardi matin après l'attaque par l'
Iran d'un pétrolier sous pavillon koweïtien au niveau du port de Dubaï, repartaient à la baisse dans la journée, avant de remonter ce mercredi matin.Des drones d'attaque ont visé des réservoirs de carburant de l'aéroport international de Koweït, y provoquant un incendie, a annoncé mercredi l'agence nationale Kuna, citant l'aviation civile.Le prix du baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,43% à 105,46 dollars vers 02H30 GMT, tandis que son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, prenait également 1,43% à 102,83 dollars."Plus personne n'ose rien faire"Mis à rude épreuve depuis le début de l'offensive israélo-américaine, lancée le 28 février, le marché américain "nous indique ainsi la direction qu'il prendra si nous parvenons à trouver une issue à cette guerre", remarque M. Hogan.Les Bourses européennes avaient aussi fermé en hausse: Francfort (+0,52%), Londres (+0,48%), tout comme Milan (+1,11%) et Paris (+0,57%). Paris encaisse néanmoins son plus fort recul mensuel depuis la crise du Covid en mars 2020 (-8,90%), après un mois de mars marqué par la guerre.Signe d'attentisme, les volumes d'échange sont très bas, souligne David Kruk, directeur du trading à la Financière de l'Echiquier à Paris. "Plus personne n'ose rien faire".