La porte-parole du gouvernement
Maud Bregeon durant une conférence de presse après le conseil des ministres le 15 octobre 2024 à
Paris - JULIEN DE ROSAAlors, que le gazole atteint un prix record, la porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l’Énergie n'a pas fermé la porte à de nouvelles mesures d'urgence ciblées sur certains secteurs, en particulier vers les soignants. Mais le gouvernement continue de miser sur une réponse de long terme. Une réunion du gouvernement à ce sujet est prévue dans la matinée.Entre solutions de long terme et mesures urgentes,
Bercy continue de marcher sur un fil. Invitée de TF1 ce mercredi 1ᵉʳ avril,
Maud Bregeon n’a pas fermé la porte à de potentielles aides débloquées pour d’autres travailleurs, en particulier pour les soignants contraints de beaucoup se déplacer."Si la situation dure, et qu’elle s’aggrave, on ne s’interdit pas d’aider les secteurs du soin qui se prennent cette crise de plein fouet", a déclaré la porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l’Énergie.Bien que le gouvernement ait concédé des aides "ciblées" à hauteur de près de 70 millions d'euros mensuels pour pallier les difficultés des secteurs les plus touchés – pêche, agriculture, transports – par la hausse des prix des carburants,
Bercy ne veut risquer aucun dérapage budgétaire.L'exécutif refuse de baisser les taxes sur les carburants, une mesure réclamée par le
Rassemblement National jugée trop onéreuse. Il écarte aussi le blocage des prix, demandé par
France-insoumise" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="47486" data-entity-type="organization">La
France Insoumise, qui risque de générer une "pénurie", même si certains pays voisins ont annoncé des décisions dans ce sens.Une réunion du gouvernement dans la matinéeMaud Bregeon a rappelé la volonté du gouvernement "d’accompagner [les travailleurs en difficulté] à faire leur transition" vers l'acquisition de véhicules électriques. Cela pourrait se faire en étendant le dispositif d’aide aux "leasing sur les secteurs en difficulté qui roulent beaucoup", a-t-elle poursuivi, en référence à l’offre de location longue durée de voitures électriques à moins de 200 euros mise en place par l'État en 2024.Une réponse de long terme aux fluctuations des prix de l’énergie, sur laquelle
Sébastien Lecornu mise depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Ce mercredi, le chef du gouvernement a donné "instruction" à ses ministres d'identifier les actions prioritaires pour électrifier l'économie et moins dépendre des hydrocarbures importés, en suggérant de les financer par les "surplus" des recettes fiscales générées par la hausse des prix des carburants. Ces sujets doivent être abordés lors d’une réunion du gouvernement organisée dans la matinée.Le gazole à un prix recordLe ministre de l'Économie Roland Lescure est ainsi chargé de mettre en place, dans les prochaines semaines, une offre de location de véhicules électriques "dédiée à certaines professions" qui utilisent beaucoup leur voiture pour aller travailler, comme les infirmiers libéraux ou les aides-soignants.Outre les carburants et leurs "impacts économiques", les ministres discuteront aussi du déficit public, du calendrier parlementaire, et de mesures de simplification visant notamment à rendre l'État plus efficace.Le gouvernement peine à répondre à la flambée des prix à la pompe qui grimpent au fur et à mesure que la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février, se prolonge. Le prix du litre de gazole a atteint un record absolu depuis 1985 en moyenne hebdomadaire la semaine dernière, dépassant les plus hauts enregistrés après l'invasion de l'Ukraine par la Russie il y a quatre ans, selon des chiffres publiés par le gouvernement.