Déjà approuvée par les députés, la proposition de loi qui contient cette mesure doit faire l'objet d'une commission mixte paritaire. Si elle parvient au terme de son cheminement législatif, cette mesure entrerait en vigueur dès la rentrée de septembre. Publié le 01/04/2026 14:25 Mis à jour le 01/04/2026 14:26 Le
Gouvernement souhaite interdire l'usage des téléphones portables dans toute l'enceinte des lycées dès la rentrée de septembre 2026. (LAURENT THEILLET / SUD OUEST / MAXPPP) Les sénateurs ont approuvé l'interdiction des téléphones portables dans les lycées, mardi 31 mars au soir, lors de l'examen de la proposition de loi sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette mesure a été introduite par le biais d'un amendement de la sénatrice
Les Républicains Agnès Evren, qui a reçu le soutien du
Gouvernement. Elle prévoit d'interdire les téléphones par principe dans toute l'enceinte des lycées, avec d'éventuelles dérogations fixées par le règlement intérieur de l'établissement, notamment pour les étudiants qui relèvent de l'enseignement supérieur.Actuellement, c'est l'inverse : par principe, les téléphones portables sont autorisés dans les lycées, mais le règlement intérieur de chaque établissement peut déterminer les conditions d'une interdiction. "Nous redonnons ainsi à nos jeunes le droit de s’instruire loin du bourdonnement permanent des algorithmes, dans un climat scolaire plus serein et plus humain", a salué la sénatrice
Agnès Evren dans un communiqué. "Il faut que la règle soit claire, pour qu'elle soit bien appliquée", s'est félicité le ministre de l'Education nationale,
Edouard Geffray, lors du vote.L'interdiction du téléphone portable est déjà en vigueur dans les écoles et elle a été généralisée dans tous les collèges en septembre dernier. Certains syndicats de chefs d'établissements se sont néanmoins déjà interrogés, dès le mois de décembre, sur la possibilité de faire appliquer cette interdiction au quotidien dans les lycées.Cette mesure ne figurait pas sous cette forme dans la copie adoptée par l'
Assemblée nationale le 26 janvier dernier. Le
Sénat a par ailleurs apporté d'autres modifications à la proposition de loi, sans remettre en cause l'objectif général du texte. Ils ont ainsi amendé l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans pour distinguer deux types de plateformes : celles qui nuisent à "l'épanouissement physique, mental ou moral" de l'enfant et figureront sur une "liste noire", fixée par arrêté ministériel, et les autres plateformes, pour lesquelles l'accord préalable d'au moins un parent sera nécessaire avant que l'enfant y ait accès. Une modification votée en dépit des appels du
Gouvernement, qui espérait que le
Sénat approuve une rédaction plus large, sans dérogation parentale ni "hiérarchie" entre les plateformes, qu'il juge incompatible avec le droit européen. Le
Gouvernement compte d'ailleurs saisir la Commission européenne pour avoir son avis sur le texte adopté par le
Sénat.Après cette adoption au
Sénat, la proposition de loi va faire l'objet d'une commission mixte paritaire (CMP), composée de sept députés et sept sénateurs, qui devront essayer de trouver un consensus entre les deux versions du texte, nécessaire avant une éventuelle adoption définitive par le Parlement et une entrée en vigueur à la rentrée, un objectif auquel le
Gouvernement est attaché. Emmanuel Macron a fait de cette loi l'une de ses priorités pour la fin de son deuxième quinquennat. D. Trump menace la
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