Le président américain
Donald Trump prononce le premier discours sur l'état de l'Union de son second mandat devant une session conjointe du Congrès dans la Chambre des représentants du Capitole à Washington, DC, le 24 février 2026. - Kenny HOLSTONDonald Trump a salué le dirigeant français
Christian Meunier pour les bons résultats de
Nissan aux États-Unis, attribués à une production davantage localisée pour contourner les droits de douane, mais cette réussite apparente masque une réalité plus nuancée, entre restructuration mondiale, baisse globale de production et dépendance persistante aux véhicules fabriqués au Mexique.Entre deux messages de menaces sur l'
Iran,
Donald Trump vient de rendre un hommage très appuyé à un patron français. Son nom:
Christian Meunier, patron de
Nissan en Amérique du Nord."Waouh ! Félicitations à
Nissan et à
Christian Meunier, président pour les Amériques, pour l'immense succès qu'ils rencontrent aux États-Unis !, a partagé le président américain sur la plateforme
Truth Social. Ils ont délocalisé la majeure partie de leur production dans notre beau pays, principalement en raison des droits de douane, et les résultats sont INCROYABLES !!!"Le constructeur japonais
Nissan cherche à augmenter la production locale afin d’éviter les droits de douane sur les véhicules importés. Cette stratégie s'est traduit par le maintien ou le renforcement de certains modèles produits sur le sol américain, comme le SUV Rogue, ainsi que par une réduction des importations depuis le Mexique pour le marché américain.Dans un communiqué,
Nissan rappelle d'ailleurs que sa production a baissé au niveau mondial en février (de près de 12%) sauf aux États-Unis, où elle a progressé de 9% sur la période.Pas d'entrée de gamme aux États-UnisCependant, ces félicitations de
Donald Trump peuvent surprendre. Car cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large de restructuration mondiale du groupe, qui ne profite pas uniquement aux États-Unis. En parallèle,
Nissan a d'ailleurs annoncé des réductions de production et d’effectifs dans ses propres usines américaines, notamment dans le
Tennessee et le
Mississippi, avec une baisse significative des volumes assemblés.De plus, le constructeur fait pression sur les autorités de Washington pour obtenir un allègement des droits de douane sur les voitures fabriquées au Mexique, estimant que cela est nécessaire pour préserver l'accessibilité financière alors que les prix moyens des voitures neuves avoisinent des sommets historiques."Nous ne pourrions pas fabriquer ces voitures d'entrée de gamme aux États-Unis au même coût, c'est impossible, a déclaré justement cette semaine
Christian Meunier lors du Forum automobile de New York, en prélude au salon de l'automobile de New York, comme le rapporte Bloomberg. Le problème, c'est la marge."Les véhicules produits au Mexique ont encore représenté plus d'un tiers des ventes de
Nissan aux États-Unis l'an dernier.Passé par Ford puis
Nissan,
Christian Meunier s’est notamment illustré en dirigeant la marque Jeep chez Stellantis, où il a fortement contribué à son expansion mondiale et à sa montée en gamme. En 2023, il est revenu chez
Nissan en tant que président pour l’Amérique du Nord, avec pour mission de redresser les performances commerciales du groupe sur ce marché clé.