Cette version tronquée de l'interview est désormais utilisée par Moscou comme un outil de propagande, en Russie comme à l'international. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, lors d'une conférence de presse après des pourparlers avec une délégation américaine à Riyad (Arabie Saoudite), le 18 février 2025. (RUSSIAN FOREIGN MINISTRY / VIA AFP) L'interview du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, menée par Léa Salamé et diffusée jeudi 26 mars sur
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France 2 dans le journal de 20 heures, a été altérée dans sa version publiée sur la chaîne YouTube du ministère russe des Affaires étrangères, a constaté mercredi 1er avril
franceinfo. Selon les observations de
franceinfo, la traduction des questions de Léa Salamé a été délibérément modifiée au profit d'un discours de propagande. Ainsi, lorsque la journaliste affirmait que l'on n'avait "pas entendu beaucoup" la Russie "défendre" son allié iranien, la version russe transforme ses propos en : "Vous avez beaucoup défendu votre allié, la République islamique d'
Iran".D'autres passages ont également été réécrits. Lorsque Léa Salamé évoque "les dizaines de milliers de civils ukrainiens morts dans cette guerre", la traduction russe réduit ce bilan à de simples "centaines" et reformule la question de manière à atténuer toute référence à d'éventuels crimes de guerre. Autre exemple marquant : l'ajout d'une phrase jamais prononcée. Après une question sur la menace russe en
France, la version diffusée par Moscou attribue à la journaliste un "Je vous comprends", laissant entendre qu'elle cautionne la position du ministre, alors qu'elle n'a jamais prononcé cette phrase.Cette version tronquée de l'interview est désormais utilisée par Moscou comme un outil de propagande, en Russie comme à l'international. La vidéo YouTube totalisait déjà plus de 360 000 vues mercredi après-midi. Diffusée jeudi dans le 20h de
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France 2, l'interview du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, par Léa Salamé a suscité des critiques et accusations de complaisance vendredi, à commencer par celles du gouvernement français et de l'
Ukraine, en plein G7.Interviewer le chef de la diplomatie de la Russie, "acteur majeur de la guerre au Moyen-Orient" et "allié" de l'
Iran, "a un intérêt journalistique évident", a défendu le directeur de l'information de
France Télévisions, Philippe Corbé, dans un article sur
franceinfo.fr. "Cet entretien n'est absolument pas complaisant", a insisté le responsable. Il a souligné "l'ensemble du travail de la rédaction sur l'actualité russe et ukrainienne", dont "près de 400 reportages sur le terrain en
Ukraine". Près de 1200 stations à sec : pas de carburant pour Pâques ? Peine de mort en Israël : une loi qui cible les Palestiniens ? Des Casques bleus Français pris pour cible au Liban Mondial : les 6 derniers qualifiés... dont un adversaire des Bleus Maires RN : oui à l'argent de l'UE, mais pas à son drapeau Les sachets de nicotine désormais interdits en
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