Le 1 avril 2026 à 21h45 La deuxième mission du programme Artemis doit décoller dans la soirée du premier avril de
Floride, aux États-Unis. Quatre astronautes survoleront la
Lune lors d’une mission de neuf jours. Passer la publicité Passer la publicité Ils seront les premiers humains à approcher la
Lune depuis plus d’un demi-siècle. La mission spatiale
Artemis 2 de la
NASA doit décoller dans la nuit de mercredi à jeudi en
Floride, aux États-Unis. Elle fera voyager quatre astronautes autour de notre satellite naturel, sans s’y poser, durant un séjour d’une dizaine de jours. Cette mission marque une nouvelle étape pour la
NASA qui ambitionne de ramener des Américains sur la
Lune pour y établir une présence à long terme et préparer de futures missions vers
Mars. Les quatre astronautes sélectionnés, qui vont prendre place dans la capsule
Orion pour un voyage de neuf jours et d’environ un million de kilomètres, seront notamment chargés de s’assurer que tous les systèmes de la capsule
Orion fonctionnent comme prévu. Passer la publicité Chaque astronaute y tient un rôle très particulier - même si chacun d’entre eux doit savoir tout faire à bord du vaisseau, comme le requiert la
NASA. En cas de situation d’urgence, ces connaissances partagées diminuent le risque.
Reid Wiseman, commandant de la mission Âgé de 50 ans,
Reid Wiseman, commandant de la mission
Artemis 2, a d’abord été membre de l’armée américaine, dans la marine, puis comme pilote de chasse. Il a été déployé au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Depuis sa sélection comme astronaute en 2009,
Reid Wiseman a progressivement gravi tous les échelons de l’agence spatiale américaine en occupant des postes clef, au sol comme dans l’espace. En 2014, il a ainsi passé 165 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS). L’astronaute de la
NASA,
Reid Wiseman, à
Cap Canaveral, en
Floride, États-Unis, le 27
Mars 2026. Joe Skipper / REUTERS En 2017,
Reid Wiseman a pris le commandement de NEEMO 21, une mission sous-marine mise en place par la
NASA pour simuler des opérations lunaires, avant de rejoindre le Bureau des astronautes qu’il a dirigé de 2020 à 2022 : cette position correspond au plus haut poste administratif de la
NASA.
Victor Glover : le pilote de la mission Pilote de la mission,
Victor Glover était auparavant pilote d’essai dans la marine américaine, jusqu’à sa sélection en tant qu’astronaute en 2013. « Je n’y croyais pas », a-t-il d’ailleurs raconté dans un portrait diffusé par l’agence spatiale américaine à l’occasion de sa nomination pour la mission Artemis II et cité par RFI. « J’avais des doutes. Je ne me sentais pas à la hauteur pour ce boulot. Mais être un mari, être père est également accompagné de doutes. Il faut apprendre à vivre avec». D’autant que le pilote estime que ces doutes sont nécessaires pour assurer la «sécurité» de l’équipe d’astronautes qui s’envole vers la
Lune. L’astronaute de la
NASA,
Victor Glover, en
Floride, États-Unis, le 27
Mars 2026. Joe Skipper / REUTERS Après sa sélection,
Victor Glover a assisté les équipes de la
NASA lors de plusieurs lancements, avant de pouvoir faire sa première mission spatiale en 2018. Il a ensuite décollé pour l’ISS en novembre 2020 à l’occasion du premier vol opérationnel de la capsule Crew Dragon de SpaceX, qu’il a pilotée. Il a passé 168 jours dans le laboratoire orbital, un séjour ponctué de quatre sorties spatiales. Durant la mission Artemis II,
Victor Glover occupera la deuxième place du commandement à bord d’
Orion. En cas d’anomalie, il devra être en capacité de contrôler manuellement la capsule spatiale durant son tour autour de la
Lune et son retour vers la Terre. Passer la publicité Christina Koch Âgée de 47 ans, Christina Koch est la plus jeune membre de l’équipage, mais aussi la plus expérimentée. Astronaute depuis 2013, la quadragénaire a passé 328 jours consécutifs dans l’ISS, entre
Mars 2019 et février 2020, soit la plus grande durée de tous les membres de l'équipage et établissant au passage un nouveau record pour une femme astronaute. Pendant sa mission dans le laboratoire orbital, elle a participé à six sorties extravéhiculaires, dont les trois premières entièrement féminines, et a cumulé quarante-deux heures et quinze minutes dans le vide spatial. Diplômée en physique et ingénierie électrique, l’astronaute a contribué au développement de plusieurs instruments pour des missions spatiales pour la
NASA et l’université Johns-Hopkins. Elle a également travaillé dans des missions de recherche dans des bases scientifiques reculées, notamment en Antarctique, au Groenland ou en Alaska. L’astronaute de la
NASA Christina Koch à
Cap Canaveral,
Floride, États-Unis, le 27
Mars 2026. Joe Skipper / REUTERS L’expertise scientifique de Christina Koch sera cruciale durant la mission Artemis II. Au cours des 24 premières heures après le lancement, elle contrôlera notamment le bon fonctionnement des systèmes de support vie, soit l’ensemble des équipements de la capsule
Orion qui assurent la survie de l’équipage, comme l’oxygène, l’eau, l’alimentation, le traitement des déchets et la température à l’intérieur du vaisseau. Ces vérifications et contrôles seront effectués durant les deux tours d’
Orion autour de la Terre. Et concrètement, «si les toilettes ne fonctionnent pas correctement, nous ne partons pas vers la
Lune », a prévenu Christina Koch, selon RFI. Jeremy Hansen : spécialiste de mission Originaire de l’Ontario (Canada), Jeremy Hansen, 50 ans, sera le premier non Américain à s’approcher de la
Lune. Pour l’ASC (l’Agence spatiale canadienne), sa présence à bord de l’expédition vient couronner des années d’efforts scientifiques : le Canada est en effet à l’origine du Canadarm 3, un système robotisé intelligent, qui doit être installé sur la future station orbitale lunaire, Gateway. Comme d’autres pays qui collaborent scientifiquement au programme Artemis, le Canada reçoit en échange de ces travaux des places pour des astronautes à bord des vols vers la
Lune. Jeremy Hansen est le premier chanceux à en bénéficier. À bord d’
Orion, il aura pour mission de collecter des données scientifiques sur les capacités du vaisseau et l’endurance humaine. L’astronaute Jeremy Hansen de l’ASC à
Cap Canaveral,
Floride, États-Unis, le 27
Mars 2026. Joe Skipper / REUTERS Recruté par l’Agence spatiale canadienne en 2009 alors qu’il était pilote de chasse, l’astronaute est le seul à ne jamais avoir quitté la Terre : une fois diplômé, il a en effet travaillé comme agent de liaison avec les équipages de l’ISS. Il a ensuite participé à deux expéditions, l’une, sous terre en Italie, l’autre, sous l’eau, en
Floride. Passer la publicité Jeremy Hansen est passionné d’aviation depuis son enfance. Il a intégré les cadets de l’Aviation royale du Canada à 12 ans et a obtenu son brevet de pilote de planeur des cadets de l’air à 16 ans, avant de recevoir son brevet de pilote privé un an plus tard. Mission
Artemis 2 : qui sont les quatre astronautes qui s’envoleront vers la
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