Le 2 avril 2026 à 14h49 Un mois après le début de la guerre en
Iran, la cote de popularité de
Donald Trump plafonne à 41%, selon les sondages américains. Un niveau jamais atteint depuis le début de son second mandat, en janvier 2025. Passer la publicité Passer la publicité Le 28 février dernier,
Donald Trump rêvait sans doute d’une offensive éclair. Un coup de force de plus pour lui assurer le si convoité prix Nobel de la paix et ainsi engranger une éclatante victoire avant les élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre 2026. Mais le président américain a peut-être joué le coup de trop. Selon l’agrégateur de sondages américain
RealClearPolling, sa popularité auprès des électeurs américains n’a jamais été aussi basse. Au 1er avril, près de six Américains sur 10 (56,7%) disent désapprouver la politique menée par leur président, et seulement 41,1% disent au contraire l’approuver. Au 10 janvier dernier, 52,7% des Américains étaient en désaccord avec sa politique. Si un tel niveau d’insatisfaction avait déjà été atteint à plusieurs reprises au cours de son premier mandat, il s’agit d’une première depuis son retour au pouvoir en janvier 2025. Passer la publicité Une plongée qui ne doit rien au hasard : selon un sondage du centre de recherche américain
Pew Research Center, la décision du président américain de frapper l’
Iran - qui a notamment débouché sur une envolée des prix de l’essence aux États-Unis ces derniers jours - est particulièrement impopulaire dans le pays. En effet, 61% des sondés désapprouvent la manière dont
Donald Trump gère le conflit, tandis que 37% s’en montrent satisfaits. Quant à savoir si la décision initiale de recourir à la force militaire était justifiée, les équilibres sont similaires : 59% sont en désaccord, contre 38% en faveur de l’intervention. «Et dans une proportion de près de deux contre un, les personnes interrogées sont plus nombreuses à estimer que l’action militaire ne se déroule pas bien (45 %) qu’à estimer qu’elle se déroule extrêmement bien ou très bien (25 %)», précise le centre de recherche. Les Démocrates craignent une guerre longue En revanche,
Donald Trump semble n’avoir pas perdu le soutien de sa base. Bien que les Républicains aient voté pour un président réputé non-interventionniste, qui a passé des années à critiquer l’action de «gendarme du monde» de ses prédécesseurs, 71% pensent aujourd’hui que les États-Unis ont pris la bonne décision (71 %) en attaquant l’
Iran. Et pratiquement autant (69%) approuvent la manière dont il gère le conflit. Des données visiblement néanmoins conditionnées à l’engagement de Trump à finir la guerre rapidement : la plupart des républicains (58 %) s’attendent à ce que la guerre prenne fin dans les six prochains mois. À l’inverse, 68 % des Démocrates pensent que la guerre se poursuivra pendant six mois ou plus, dont 40 % qui estiment qu’elle sera toujours en cours dans un an. Ce qui participe peut-être au moindre soutien de cette tranche de la population à l’action du président américain au Moyen-Orient : selon les données du centre de recherche, les Démocrates désapprouvent massivement la manière dont Trump gère le conflit (90 %) et estiment que les États-Unis ont pris la mauvaise décision en frappant l’
Iran (88 %). Cela,
Donald Trump l’a bien en tête : ces derniers jours, le président américain n’a cessé d’affirmer que de nombreux objectifs américains avaient été atteints, qu’un «changement de régime» avait eu lieu quand bien même les mollahs sont toujours au pouvoir, et que les États-Unis partiraient «très bientôt». Sans toutefois fixer de calendrier clair, y compris lors de son allocution à la Nation mercredi 1er avril. Guerre au Moyen-Orient :
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