Le 2 avril 2026 à 15h16 L’allocution de
Donald Trump à la nation mercredi soir à Washington a «clairement refroidi les espoirs», a relevé
John Plassard, analyste de
Cité Gestion Private Bank. ALEX BRANDON / AFP L’allocution de
Donald Trump mercredi soir a douché les espoirs des marchés, qui espéraient des signes de fin rapide du conflit au Moyen-Orient. Passer la publicité Passer la publicité La Bourse de
Paris évolue en net recul ce jeudi, au lendemain d’un discours de
Donald Trump plus offensif que prévu, qui a éloigné la perspective d’une fin rapide de sa guerre contre l’
Iran. Dans les premiers échanges vers 9h25 (heure de
Paris), le CAC 40 perdait 1,22% à 7884,07 points, en recul de 97,20 points. La veille, il avait clôturé en hausse de 2,10%, entraîné par un vent d’optimisme après de précédents propos du président américain envisageant la fin de la guerre d’ici deux à trois semaines. Mais l’allocution de
Donald Trump à la nation mercredi soir à Washington a «clairement refroidi les espoirs», a relevé
John Plassard, analyste de
Cité Gestion Private Bank. Tout en réaffirmant que les États-Unis étaient «proches de remplir» leurs objectifs dans leur offensive contre l’
Iran, le président américain a en effet assuré qu’ils continueraient de frapper ce pays «extrêmement durement». Les cours du pétrole, qui avaient cédé du terrain ces derniers jours, repartent donc mécaniquement à la hausse jeudi. Passer la publicité Vers 9h20 (heure de
Paris) le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, grimpait ainsi de 6,47% à 107,70 dollars. Celui de son équivalent américain, le WTI, remontait de 6,00% à 106,13 dollars. «Ce qui devait arriver est arrivé. La conduite de la guerre par Trump en
Iran reste opaque et ses paroles n’ont qu’une durée de vie de quelques heures à quelques jours», a résumé
Andreas Lipkow, analyste de
CMC Markets. Après ces menaces américaines, l’armée iranienne a promis des attaques «écrasantes» contre les États-Unis et Israël. Tous les marchés boursiers européens évoluaient dans le rouge ce jeudi matin. Dans les premiers échanges, Francfort perdait 1,57% et Milan 1,47%. Londres cédait 0,68%. En Asie, Hong Kong reculait de 1,19%. Après avoir ouvert en hausse, l’indice Nikkei de Tokyo a clôturé en baisse de 2,4%, à 52.463,27 points. Rebond des taux d’intérêt La perspective d’une poursuite de la guerre ravive la peur d’une inflation qui s’installerait dans l’économie mondiale, ce qui fait remonter les taux d’intérêt des dettes souveraines en Europe, après l’accalmie des derniers jours. Le taux d’intérêt de la dette française à échéance dix ans atteignait 3,74% jeudi matin, contre 3,67% la veille, et 3,20% avant le déclenchement de la guerre. Son équivalent allemand, référence en Europe, repassait la barre symbolique des 3,00%, à 3,03%, contre 2,98% la veille. Les rendements montent avec les risques d’inflation, car les créanciers demandent des garanties face à l’érosion de la valeur de leur capital prêté. Les investisseurs tablent en outre sur une politique monétaire des banques centrales plus restrictive, pour combattre cette inflation. La Bourse de
Paris repart dans le rouge après le discours de
Donald Trump S'ABONNER Croissance en berne, inflation, déficit budgétaire : assiste-t-on à la fin du «keynésianisme militaire» russe ? DÉCRYPTAGE - Après des années de croissance insolente dopée par l’effort de guerre, la Russie entre dans une zone de turbulence inédite. L’Agirc-Arrco, le régime des retraites complémentaires du privé, enregistre un excédent de 1,4 milliard en 2025 Alors que le solde du régime général devrait être déficitaire de 6,6 milliards d’euros en 2025, le régime complémentaire géré par les partenaires sociaux est toujours excédentaire. Il possède même près de 100 milliards d’euros de réserves. Gel du barème de l’impôt sur le revenu : un effort «de quelques euros par mois pour quelques centaines de milliers de ménages» L’impact de cette mesure, inscrite dans le projet de budget 2026, est «en proportion beaucoup plus petit que celui qu’on va demander aux ménages plus aisés et aux plus fortunés», souligne Amélie de Montchalin. Surveillance des cryptomonnaies, des Bourses et des gestionnaires d’actifs... L’Europe fait un pas vers l’unification de ses marchés financiers DÉCRYPTAGE - Bruxelles préconise de créer un supergendarme financier. Mais les oppositions sont nombreuses. «Certains ne peuvent pas payer leur loyer» : quand les retards de versements des bourses mettent les étudiants en difficulté ENQUÊTE - Distribuées de manière irrégulière, les bourses du Crous tombent parfois avec plusieurs jours de décalage. Une instabilité qui fragilise les étudiants les plus précaires, pour qui ce revenu est devenu vital. Les choix économiques de
Donald Trump déstabilisent Wall Street Optimistes après l’élection, les marchés redoutent l’impact d’une guerre commerciale menée par le président américain. Inquiets, les investisseurs craignent une récession aux États-Unis. Les Bourses européennes finissent en baisse après l'offensive du Hamas contre Israël Bourses : l'Europe en hausse, Wall Street en recul La Chine connaît un rebond de son activité dans un contexte post-covid. Les marchés profitent de cette embellie. Revalorisation, plus d'étudiants concernés... Ce qu'il faut retenir du plan bourse du gouvernement Au lendemain de la mobilisation contre la réforme des retraites, la ministre de l'Enseignement supérieur annonce les premières mesures de sa réforme des bourses étudiantes. Wall Street retrouve du tonus grâce au moral des consommateurs Bourses: en Asie, Singapour perce mais la Chine domine ANALYSE - Selon le classement GFCI des 119 principales places financières mondiales, sept des vingt premières places sont trustées par quatre pays asiatiques. DÉCRYPTAGE - En deux ans, la valeur cumulée des entreprises cotées sur Euronext
Paris a fait un bond de 13,85 %, pendant que la cote londonienne se dépréciait de 13,6 %. «L'allocation étudiante universelle réclamée par l'Unef serait une aide antisociale» FIGAROVOX/TRIBUNE - La présidente de l'Unef a demandé la création d'une «allocation d'autonomie universelle» pour tous les étudiants. Pour Lyvann Vaté, cette proposition empêche toute récompense du mérite et détruit les conditions d'une politique sociale efficace.