Le ministre de la Défense des États-Unis,
Pete Hegseth, a obtenu le départ du chef d’état-major de l’armée de terre
Randy George. Les parlementaires démocrates s’inquiètent d’une possible politisation de l’armée. Publié le : 03/04/2026 - 08:04Modifié le : 03/04/2026 - 08:10 3 min Temps de lecture Le secrétaire d'État à la Défense
Pete Hegseth et son désormais ex-chef d'état major de l'armée de terre, à Washington, le 19 septembre 2025. AP - Julia Demaree Nikhinson Le ministre américain de la Défense
Pete Hegseth a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général
Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'
Iran.Ce très haut gradé « va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat », a écrit sur X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant « une belle retraite. » Il ne donne pas la raison de ce départ soudain. CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que
Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de
Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.Selon les informations du New York Times, le général
Randy George paierait notamment sa proximité avec le secrétaire à l'armée
Daniel Driscoll qui entretient des relations tendues avec
Pete Hegseth. Ces derniers mois, Hegseth s'est également heurté au général George et à
Daniel Driscoll au sujet de la décision du secrétaire à la Défense de bloquer la promotion de quatre officiers de l'armée au grade de général une étoile.Deux des officiers visés par
Pete Hegseth sont noirs et deux sont des femmes. La liste de promotion comprenait 29 autres officiers, majoritairement des hommes blancs. Cette décision, tout à fait inhabituelle, a poussé certains hauts responsables militaires à se demander si ces officiers étaient ciblés en raison de leur origine ethnique ou de leur sexe, ont indiqué des sources officielles.Le général
Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate
Joe Biden. Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de
Donald Trump. Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles « CQ » Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de
Donald Trump.
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé « ministère de la Guerre », a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'État étatsunien.