Le 3 avril 2026 à 15h48 La justice administrative a décidé d’assouplir les conditions de parloir de
Salah Abdeslam, détenu à perpétuité pour les
Attentats du 13 Novembre 2015. Ce changement fait suite à l’absence de preuves suggérant que ses visiteurs pourraient lui transmettre des objets interdits. Passer la publicité Passer la publicité La justice administrative a ordonné d'assouplir les conditions de parloir de
Salah Abdeslam, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation aux
Attentats du 13 Novembre 2015, a appris vendredi l'
AFP, confirmant une information de
La Voix du Nord. Depuis novembre, ses visites avaient lieu dans des parloirs équipés d'un hygiaphone, une vitre empêchant tout contact direct entre le détenu et ses visiteurs. Dans son ordonnance en référé rendue mercredi, le
Tribunal Administratif de Lille a en revanche refusé de suspendre le maintien à l'isolement de
Salah Abdeslam, détenu à la prison de haute sécurité de
Vendin-le-Vieil (
Pas-de-Calais). Passer la publicité «Clé USB remise lors d’une visite au parloir par son ex-compagne» Seul membre encore en vie des commandos meurtriers du 13 novembre 2015, placé à l'isolement depuis près de dix ans, il avait été placé en garde à vue en novembre dans le cadre d'une enquête sur la détention d'une clé USB chargée, selon le parquet national antiterroriste (Pnat), de documents ayant «trait à la propagande officielle d'organisations terroristes, État islamique ou
Al-Qaïda ». Le Pnat avait requis sa «mise en examen ultérieure». Cette clé USB lui avait été remise lors d'une visite au parloir par son ex-compagne, Maëva B., qui a elle été doublement mise en examen et incarcérée. Elle est aussi soupçonnée d'être impliquée dans un projet d'attentat déjoué, sans lien avec Abdeslam. À la suite de ces faits, le directeur du centre pénitentiaire de
Vendin-le-Vieil avait instauré ce dispositif de séparation avec hygiaphone, estimant notamment qu'il n'était pas exclu que la clé ait été introduite par le biais de visiteurs. Mais «à la date de la présente ordonnance, aucune suite judiciaire n'a été donnée» aux mesures de garde à vue prises contre
Salah Abdeslam concernant cette clé USB, a relevé le
Tribunal Administratif de Lille. «Susceptibles de lui transmettre des objets interdits» Aussi, l'administration pénitentiaire «n'avance aucun élément de nature à laisser présumer qu'il y aurait lieu de soupçonner» les autres titulaires de permis de visite, membres de sa famille et sa nouvelle compagne, d'être «susceptibles de lui transmettre des objets interdits», a poursuivi le juge administratif, relevant que ces visites ont lieu pour la plupart depuis 2016 «sans qu'aucun incident n'ait été signalé». Le tribunal a également souligné l'importance des visites pour Salah Abdeslamn, au regard de son régime d'isolement prolongé. En raison de l'atteinte au maintien de ses liens familiaux, la condition d'urgence était remplie pour prendre une décision en référé, a encore estimé le juge. Attentats du 13 Novembre : la justice assouplit les conditions de visite au parloir de
Salah Abdeslam S'ABONNER Procès Paty : en appel, la cour d’assises prononce des peines inférieures Le père d’élève et le militant islamiste sont respectivement condamnés à 10 et 15 ans d’emprisonnement. Les deux amis du terroriste écopent, eux, de six et sept ans. Procès Paty : le militant islamiste Sefrioui persiste et signe COMPTE RENDU D’AUDIENCE - L’homme accusé d’avoir participé au lancement d’une fatwa numérique contre le professeur ne reconnaît toujours aucune responsabilité et se présente en victime. Au procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, la famille recadre le débat RÉCIT - Alors que Me Vuillemin, l’avocat du prédicateur Abdelhakim Sefrioui, se focalise à dessein sur une « discrimination » dont auraient été victimes des élèves musulmans, les parents et les sœurs du professeur décapité appellent à « la dignité ». Vigipirate : pourquoi la France est en alerte maximale depuis près de deux ans DÉCRYPTAGE - Depuis le 24 mars 2024, l’ensemble du territoire national est en « urgence attentat », soit le plus haut niveau de vigilance antiterroriste. «À l’instar de Luigi Mangione ou de l’assassin de Charlie Kirk, pourquoi le tueur de l’université de Brown fascine-t-il les États-Unis?» FIGAROVOX/TRIBUNE - Le tueur de la fusillade à l’université de Brown, le 13 décembre, a ravivé le spectre d’une figure qui hante les États-Unis, appelée «l’Unabomber», explique le doctorant à l’université de Princeton, Pierre Azou. Et la fascination dont il fait l’objet doit nous alerter, ajoute-t-il. Voyage aux Philippines, contacts avec des «aspirants soldats», prédication dans la rue... Les liens des tireurs de Sydney avec l’État islamique se précisent RÉCIT - Le premier ministre australien a annoncé que les auteurs de l’attentat de Bondi Beach étaient très probablement «motivés par l’idéologie» du groupe «État islamique». Les enquêteurs ont découvert que le plus jeune, Naveed, était en lien avec des sympathisants de Daech. Pascal Bruckner : « En Australie et ailleurs, les coupables sont les démagogues crachant leur aversion des Juifs à longueur de journée » ENTRETIEN - Les autorités australiennes ont annoncé que l’attentat qui a frappé Sydney revêtait un caractère antisémite. Pour le philosophe et écrivain, ce massacre a pour racine deux ans de discours inflammables désignant les Juifs comme responsables des événements à Gaza. Attentat à Washington : un mort, le second «dans un état critique»... Ce que l’on sait des deux militaires visés par des tirs Un homme a tiré mercredi sur deux soldats de la Garde Nationale à Washington, un corps d’armée déployé depuis l’été dernier dans la capitale américaine, ainsi que dans plusieurs villes démocrates. Laurence de Charette : «Budget, justice, sécurité… Jours ordinaires d’une nation à bout de souffle» LE BLOC-NOTES - Dans tous les domaines, ou presque, la France vient de vivre une série de défaites qui trahissent un renoncement global. «La lumière de vos visages ne s’éteindra jamais» : dix ans après, les Français unis pour rendre hommage aux victimes du 13 Novembre REPORTAGE - À Paris et Saint-Denis, familles, rescapés, officiels et anonymes se sont réunis pour honorer la mémoire des 132 victimes. Entre larmes, silences et chants, les hommages se sont succédé, témoignant d’une douleur toujours vive mais d’une volonté commune de ne jamais oublier.