Le 7 avril 2026 à 11h26 Le premier ministre hongrois
Viktor Orban lors de la «Grande Assemblée des Patriotes» des groupes nationalistes d’
Europe, à Budapest, le 23 mars 2026 Marton Monus / REUTERS Le vice-président américain est arrivé en
Hongrie afin d’y apporter le soutien de
Donald Trump à son allié, le premier ministre nationaliste
Viktor Orban, juste avant des législatives qui s’annoncent très serrées dimanche. Passer la publicité Passer la publicité Le vice-président américain
JD Vance est arrivé mardi 7 avril en
Hongrie pour transmettre le soutien de
Donald Trump à son allié, le premier ministre
Viktor Orban, juste avant des législatives qui s'annoncent très électriques dimanche. L’avion de
JD Vance a atterri peu avant 11 heures, selon des images d’AFPTV le montrant descendant de l’appareil, et il a été accueilli par le ministre hongrois des Affaires étrangères,
Peter Szijjarto. «On y discutera d'un certain nombre de choses ayant trait aux relations entre les États-Unis et la
Hongrie. Évidemment, je suis sûr que l'
Europe et l'Ukraine et tout le reste sera discuté», a déclaré le vice-président américain à la presse avant de prendre le départ de la base aérienne Andrews, près de
Washington, se disant heureux de rejoindre «son bon ami»
Viktor Orban. Passer la publicité Outre un entretien avec
Viktor Orban, le vice-président a prévu de prononcer un discours consacré au «riche partenariat entre la
Hongrie et les États-Unis», selon un communiqué de son bureau. Le conservateur de 41 ans est, au sein de l'administration américaine, l'un des plus féroces critiques des gouvernements européens centristes et progressistes, et l'un des plus fervents partisans des formations de droite radicale en
Europe. Sa visite est une manifestation de soutien à
Viktor Orban dans la dernière ligne droite avant les élections dimanche prochain. Une compagne «toxique» Le premier ministre hongrois, au pouvoir depuis 16 ans et proche de Moscou, bénéficierait selon des analystes de l'aide secrète de la
Russie pour accroître ses chances de réélection. Des parlementaires du Conseil de l'
Europe se sont alarmés récemment du caractère «toxique» de la campagne, marquée par la «propagande incendiaire» du dirigeant nationaliste, confronté à un mécontentement économique et social. Les sondages des instituts indépendants prédisent une victoire écrasante pour le parti
Tisza du conservateur pro-européen
Peter Magyar, qui a réussi en moins de deux ans à construire un mouvement d'opposition capable de bousculer l'hégémonie du dirigeant hongrois qui a érigé son pays de 9,5 millions d'habitants en modèle de démocratie illibérale. Les institutions pro-gouvernementales donnent-elles la coalition Fidesz-KDNP de
Viktor Orban, 62 ans, gagnante. Passer la publicité Marco Rubio déjà à Budapest en février Depuis son retour au pouvoir,
Donald Trump et son gouvernement ont rompu avec la réserve publique observée jusqu'ici par les États-Unis s'agissant d'élections à l'étranger. L'administration américaine prend désormais ouvertement et fortement position pour les dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques ainsi qu'avec son idéologie. Le secrétaire d'État Marco Rubio s'était lui aussi rendu mi-février à Budapest, où il a souhaité le «succès» de son allié hongrois. «Le président Trump est profondément attaché à votre réussite, car votre réussite est notre réussite», avait-il déclaré en conférence de presse aux côtés de M. Orban. Dans un discours prononcé pour la Conférence de Munich sur la sécurité en février, il avait appelé les Européens à défendre la civilisation occidentale menacée, selon l'administration Trump, par l'immigration de masse notamment.
Viktor Orban est particulièrement proche du gouvernement américain, notamment en raison de sa politique antimigrants. Il s'est rendu à plusieurs reprises dans la résidence de
Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride. Le président américain voit en lui un «dirigeant véritablement fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux». Législatives en
Hongrie :
JD Vance en visite à Budapest pour soutenir «son bon ami» Orban S'ABONNER La
Hongrie assume ouvertement d’être les yeux et les oreilles de Moscou à Bruxelles Le ministre des affaires étrangères de Viktor Orbán ne cache pas avoir régulièrement échangé avec son homologue russe sur des affaires sensibles discutées lors de réunions au plus haut niveau entre membres de l’Union européenne. Le chantage de Viktor Orbán à l’Ukraine et à l’UE sur l’acheminement de pétrole russe DÉCRYPTAGE - Le dirigeant hongrois bloque un prêt de 90 milliards d’euros de l’UE à Kiev en exigeant la réparation d’un oléoduc bombardé par la
Russie. « Banditisme d’État », « terrorisme »... Entre la
Hongrie et l’Ukraine, une dangereuse escalade DÉCRYPTAGE - Entre les « menaces de mort » contre Viktor Orbán et la « prise d’otages » dénoncée par le pouvoir ukrainien, le conflit s’envenime dangereusement entre les deux pays voisins, alors qu’approchent les législatives hongroises du 12 avril. Immigration, blocage de l’aide européenne à l’Ukraine... Où Orbán a raison, et où il va trop loin VU D’AILLEURS - Avec son entêtement, Viktor Orbán a bien plus souvent raison que ses détracteurs ne le pensent. Mais en bloquant l’aide destinée à l’Ukraine, le premier ministre hongrois nuit aussi à ses propres intérêts. À la peine dans les sondages,
Viktor Orban joue la surenchère avec l’Ukraine DÉCRYPTAGE - Budapest cherche à envenimer le conflit qui l’oppose à Kiev pour alimenter une campagne électorale poussive. « Votre succès, c’est notre succès » : en
Hongrie, Marco Rubio vient épauler Viktor Orbán à la veille des législatives DÉCRYPTAGE - Malmené à deux mois des élections, le premier ministre hongrois compte sur un coup de pouce du destin… et de
Donald Trump. « Un si beau projet malgré les difficultés politiques » : en
Hongrie, la construction d’un réacteur nucléaire russe au cœur de l’Union européenne REPORTAGE - Le « premier béton » a été coulé ce 5 février à la centrale de Paks, sur les bords du Danube. Un chantier, retardé et controversé qui scelle la dépendance de
Viktor Orban envers son « ami » Vladimir Poutine.
Viktor Orban menacé,
Peter Magyar en tête: en
Hongrie, ce que disent les sondages à trois mois des législatives Aux prises avec des scandales d’abus d’enfants et une conjoncture économique grisâtre, le premier ministre sortant multiplie les déplacements ces dernières semaines. Le gouvernement hongrois secoué par un scandale de maltraitances dans un centre de protection de l’enfance REPORTAGE - L’opposition emmenée par Péter Magyar tient le gouvernement de
Viktor Orban pour responsable de violences dans un centre fermé pour mineurs délinquants. «Cet immeuble abrite un activiste de
Tisza» : en
Hongrie, une chasse aux sorcières contre les militants de l’opposition DÉCRYPTAGE - L’application du parti
Tisza de Péter Magyar a été piratée et les données de 200 000 utilisateurs ont été exposées en ligne et par les médias progouvernementaux.