JD Vance s'est envolé ce lundi soir vers la Hongrie. Le vice-président américain veut marquer son soutien à
Viktor Orban, en difficulté avant les législatives prévues ce dimanche.Alors que
Donald Trump s'est emparé de la guerre au Moyen-Orient, son vice-président choie ses défenseurs.
JD Vance s'est envolé vers la Hongrie pour apporter son soutien à
Viktor Orban, président en ballotage à quelques jours de législatives qui s'annoncent serrées."On y discutera d'un certain nombre de choses ayant trait aux relations entre les Etats-Unis et la Hongrie. Évidemment, je suis sûr que l'
Europe et l'
Ukraine et tout le reste sera discuté", a-t-il détaillé, ravi de rendre visite à "son bon ami".Sur place, le Républicain s'entretiendra avec
Viktor Orban avant de prononcer un discours sur le "riche partenariat entre la Hongrie et les États-Unis". Depuis le début de la mandature de
Donald Trump,
JD Vance s'est signalé par son aversion pour les gouvernements européens et progressistes et son soutien aux formations de droite radicale.Les sondages donnent Orban perdant face à un pro-européenLe nationaliste
Viktor Orban en est l'une des principales incarnations sur le Vieux Continent. Il est particulièrement proche du gouvernement américain, notamment en raison de sa politique anti-migrants et s'est rendu à plusieurs reprises dans la résidence de
Donald Trump de
Mar-a-Lago, en Floride.Il a également fait parler de lui ces dernières semaines en posant son véto sur une aide européenne apportée à l'
Ukraine. Mais après 16 ans de pouvoir, son autorité peut être contestée lors des élections législatives prévue ce dimanche et au scrutin encore indécis.Les sondages des instituts indépendants prédisent une victoire écrasante pour le parti
Tisza du conservateur pro-européen
Peter Magyar, qui a réussi en moins de deux ans à construire un mouvement d'opposition capable de bousculer l'hégémonie du dirigeant hongrois qui a érigé son pays de 9,5 millions d'habitants en modèle de démocratie illibérale. Les institutions pro-gouvernementales donnent elles la coalition
Fidesz-KDNP de
Viktor Orban, 62 ans, gagnante.Des parlementaires du Conseil de l'
Europe se sont alarmés récemment du caractère "toxique" de la campagne, marquée par la "propagande incendiaire" du dirigeant nationaliste, confronté à un mécontentement économique et social. Selon les analystes, le régime en place bénéficierait de l'aide secrète de la Russie pour accroître ses chances de réélection.Les États-Unis pleinement investis pour sa réélectionDepuis son retour au pouvoir,
Donald Trump et son gouvernement ont rompu avec la réserve publique observée jusqu'ici par les Etats-Unis s'agissant d'élections à l'étranger. L'administration américaine prend désormais ouvertement et fortement position pour les dirigeants jugés compatibles avec ses priorités diplomatiques ainsi qu'avec son idéologie.Le secrétaire d'Etat Marco Rubio s'était lui aussi rendu mi-février à Budapest, où il a souhaité le "succès" de son allié hongrois."Le président Trump est profondément attaché à votre réussite, car votre réussite est notre réussite", avait-il déclaré en conférence de presse aux côtés de M. Orban.Dans un discours prononcé pour la Conférence de Munich sur la sécurité en février, il avait appelé les Européens à défendre la civilisation occidentale menacée, selon l'administration Trump, par l'immigration de masse notamment. Le président américain voit en lui un "dirigeant véritablement fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux".