Le 7 avril 2026 à 10h43 L’ancien président français
Nicolas Sarkozy arrive pour l’ouverture de l’appel dans l’affaire du financement de la campagne libyenne, pour laquelle il a été brièvement incarcéré l’année dernière, au tribunal d’appel de
Paris,
France, le 16 mars 2026. Gonzalo Fuentes / REUTERS Depuis l’ouverture du procès en appel du financement libyen,
Nicolas Sarkozy est resté sur la réserve. La parole lui est donnée ce mardi pour son interrogatoire. Passer la publicité Passer la publicité
Nicolas Sarkozy a expliqué mardi 7 avril, au début de son interrogatoire devant la cour d'appel de
Paris, qu'il entendait répondre à «la souffrance» des familles de victimes de l'attentat du DC-10 d'UTA par «la vérité» de son innocence dans l'affaire d'un financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007. L'ancien chef de l'État est notamment soupçonné d'avoir laissé ses plus proches collaborateurs négocier fin 2005 un tel financement avec un haut dignitaire libyen,
Abdallah Senoussi, condamné à perpétuité pour avoir commandité cet attentat qui, en 1989, avait coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français. Plusieurs proches des victimes sont venus témoigner la semaine dernière, expliquant comment leur parole avait été «écrasée par la parole de ceux qui ont accès aux micros», dénonçant «le déni» et «le mensonge» des prévenus. Passer la publicité Ils sont neuf à être rejugés aux côtés de
Nicolas Sarkozy, condamné en septembre à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. Incarcéré trois semaines à la prison de la Santé, il est le premier chef d'État français à avoir été placé derrière les barreaux. À la place des proches des victimes du DC-10 d'UTA, «j'aurais eu la même colère, le même chagrin», a dit
Nicolas Sarkozy en propos liminaire de son interrogatoire qui doit s'étendre sur trois ou quatre journées d'audience. «C'est impossible d'avoir une réponse à la hauteur des souffrances qui ont été exprimées». «En dire trop c'est de la comédie, en dire pas assez c'est être insensible.» «On (ne) répond à une souffrance aussi indicible que par la vérité» mais «on ne répare pas une souffrance par une injustice: je suis innocent», a-t-il répété, sous les yeux de son épouse
Carla Bruni-Sarkozy, venue pour la première fois à l'audience depuis le début du procès en appel mi-mars. «La vérité c'est qu'il n'y a pas un centime d'argent libyen dans ma campagne», «La vérité c'est que jamais, jamais, je n'ai agi en faveur de M. Senoussi», qui était en quête d'une grâce ou d'une amnistie après sa condamnation, a martelé
Nicolas Sarkozy, rappelant son rôle moteur pour mettre en place une coalition internationale qui a contribué à la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Procès libyen : face à la «souffrance» des parties civiles,
Nicolas Sarkozy veut répondre par la «vérité» de son innocence S'ABONNER Au procès Athanor, les anciens «frères d’armes» de Cercottes, les mensonges de «Dagomar» et l’ombre discrète de la DGSE sur les débats RÉCIT D’AUDIENCE - La cour d’assises spéciale s’est penchée sur les personnalités de «Dagomar», «Adelard», «Devon» et «Brutus», quatre militaires du service Action de la DGSE, dont le destin a basculé à l’été 2020, lorsqu’ils ont accepté un contrat criminel. Six ans après, leur cas rouvre une plaie pour «Mortier». La plainte pour harcèlement sexuel de Blake Lively contre Justin Baldoni rejetée Avant le procès qui doit se tenir en mai, un juge a retoqué les accusations les plus graves portées par l’actrice contre son confrère. Ils livrent bataille depuis la sortie du film Jamais plus en 2024. Protection fonctionnelle : débouté en appel, Christian Estrosi va devoir payer ses frais de justice La cour administrative d’appel de Marseille confirme le jugement rendu par le tribunal administratif niçois : la prise en charge des frais de justice de l’ancien édile par la ville de Nice ne peut s’appliquer pour les deux plaintes en diffamation qu’il avait déposées. Un artiste chinois menacé de trois ans de prison en Chine pour des sculptures ironiques de Mao Zedong Le procès du sculpteur Gao Zen s’est tenu à huis clos lundi . La justice chinoise l’accuse d’« avoir insulté les héros et martyrs » du Parti communiste chinois. Accusé de «violences conjugales», Stéphane Plaza sera jugé en appel du 26 juin au 1er juillet L’agent immobilier a été condamné à un an de prison avec sursis en première instance. Il conteste fermement les accusations portées par deux anciennes compagnes. 230 millions de dollars détournés, une traque de vingt ans, des décès suspects... Un Russe jugé à
Paris pour blanchiment aggravé Dmitry Klyuev, poursuivi par le parquet national financier, est accusé d’être au cœur d’un dossier tentaculaire qui a valu à l’homme d’affaires Bill Browder de perdre son fonds d’investissement en Russie et de se trouver dans le viseur du Kremlin. Le procès du volet français de l’affaire a lieu ce lundi 30 mars. Au procès des empoisonneuses inspirées de Breaking Bad : le calvaire insidieux vécu par Enrique Bonte COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Ce jeudi 26 mars, la cour d’assises de Vendée a entendu Enrique Bonte, victime présumée d’une série d’empoisonnements orchestrée par son ex-compagne et la mère de celle-ci. Procès pour viols : Tariq Ramadan hospitalisé en psychiatrie, l’audience se poursuit toujours en son absence Absent depuis le début de son procès, l’islamologue doit être hospitalisé en psychiatrie, ont annoncé ses avocats ce mardi matin devant la cour criminelle de
Paris. Après une courte suspension, l’audience a repris son cours et le verdict reste attendu ce mercredi. «Elle était ce que j’avais de plus cher au monde» : au procès du viol et du meurtre de Justine Vayrac, le chagrin incommensurable de son père COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Face à la cour d’assises de la Corrèze, Vincent Vayrac, 44 ans, s’est confié sur l’absence de sa fille unique et son combat pour survivre au quotidien. «Elle était incroyablement belle»: au procès du meurtre de Justine Vayrac, sa mère lui rend hommage et vient en aide à un journaliste ayant fait un malaise COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Marina, la mère de Justine Vayrac, a donné une leçon d’humanité à tous ceux qui ont assisté au procès jeudi. Elle est allée jusqu’à réconforter des membres de la famille de l’accusé, Lucas Larivée.