Le tableau a été peint quasi immédiatement après le bombardement de la ville basque par l'aviation nazie à la solde de
Franco pendant la guerre civile en 1937. Le tableau "
Guernica" peint par
Pablo Picasso exposé au musée Reina Sofia, à
Madrid, le 26 novembre 2026. (THOMAS COEX/AFP) Le chef-d’œuvre de Picasso,
Guernica, gigantesque toile devenue plaidoyer universel pour la paix exposé au musée de la Reina Sofia, fait l'objet d'un bras de fer entre le
Pays basque qui le réclame, la région de
Madrid et le gouvernement central.Longue de 7,8 mètres sur 3,5 mètres de haut, peinte quasi immédiatement après le bombardement de la ville basque par l'aviation nazie à la solde de
Franco pendant la guerre civile en 1937, cette œuvre est souvent convoitée par le
Pays basque.Fin mars, lors d'une entrevue avec le Premier ministre, le président régional basque
Imanol Pradales a ainsi réitéré une demande en ce sens, disant vouloir l'exposer au musée Guggenheim de
Bilbao, comme il l'indiquait sur ses réseaux sociaux. À l'occasion du "90e anniversaire du bombardement de
Guernica, nous demandons un transfert temporaire (...) comme une forme de réparation et de mémoire historique", déclarait-il alors.Le ministère de la Culture a alors commandé un rapport technique au musée Reina Sofia, une procédure récurrente, cette revendication d'un "retour" du tableau au
Pays basque n'étant pas nouvelle. Le musée a repris cette fois-ci une méthode de travail établie en 2011, basée sur une technologie avec un système robotisé pour éviter de déplacer à tout prix l'œuvre."Il a été possible de quantifier et d'enregistrer de manière exhaustive les aspects liés aux altérations que présente l'œuvre, fruit des aléas de l'histoire, après une longue vie de voyages et d'aléas", décrit le rapport rédigé par le musée. Les conclusions de ce document, consultables sur son site "déconseillent fortement son transfert".Mais lundi, la présidente de la région de
Madrid, figure de proue de l'opposition (PP, droite)
Isabel Díaz Ayuso, est entrée à son tour dans le débat. Défendant la conservation du tableau qui accueille plus d'un million et demi de visiteurs au musée madrilène de la Reina Sofia, elle a ainsi qualifié cette suggestion de "plouc", s'attirant les foudres des Basques. Pour elle, cette proposition "n'a pas de sens" : "retrouver l'origine des choses quand ça nous arrange. Dans ce cas, mettons toute l'œuvre de Picasso à
Malaga" où est né Picasso, a-t-elle ironisé, soutenant que "la culture est universelle".Interrogé mardi sur le sujet, le gouvernement a réagi par la voix de sa porte-parole Elma Saiz, disant s'appuyer sur les avis des "professionnels", c'est-à-dire du musée et de ne "jamais recourir aux insultes". Le Premier ministre Pedro Sánchez, à la tête d'un gouvernement de coalition minoritaire soutenu par plusieurs formations d'extrême gauche et des partis nationalistes basques et catalans, doit régulièrement s'assurer de leur soutien pour faire voter ses textes.Depuis que
Pablo Picasso l'a peint en 1937 à la demande du gouvernement de la République espagnole, le
Guernica a toujours revêtu une énorme signification politique. En 1995, les autorités espagnoles avaient refusé de le prêter au Centre Georges Pompidou au motif des dégâts irréversibles que pourrait subir l'œuvre pendant son déplacement. L'année suivante, Bernard Picasso le petit-fils du peintre et l'un des administrateurs des œuvres de son grand-père s'opposait à la demande de prêt temporaire du Guggenheim de
Bilbao.Destinée au pavillon de la République espagnole à l'Exposition universelle de 1937, la toile avait été envoyée aux Etats-Unis en 1939 au Musée d'Art Moderne de New York (MOMA), où elle est restée plus de 40 ans. Picasso avait demandé qu'elle y demeure jusqu'au retour de la démocratie en Espagne, et les reproductions du
Guernica étaient devenues sous la dictature un symbole de l'opposition au franquisme.En 1981, après la mort de Picasso (1973) et
Franco (1975) et après avoir été prêté pour plusieurs expositions, notamment au Japon,
Guernica est revenu à
Madrid pour être exposé au musée national du Prado. Il a été transféré en 1992 au musée d'art contemporain de la Reina Sofia, situé à quelques centaines de mètres du Prado. Le Muséum national d'Histoire naturelle de Paris a besoin d'un milliard d'euros Concerts de Céline Dion : attention aux arnaques en ligne L'Eurovision lance une déclinaison du concours de chanson, Eurovision Asie, qui sera diffusé en novembre prochain Céline Dion : "Ce n’est pas forcément mon style de musique, mais je comprends que beaucoup l’apprécient", répond Sophie Binet L'émotion de Thomas Jolly après l'annonce du grand retour de Céline Dion La joie des fans après l'annonce du retour de Céline Dion Céline Dion à Paris : comment accéder aux préventes ? Céline Dion : "Je vais pouvoir chanter pour vous à Paris" Billy Idol : "J'ai raté le rôle du T-1000, dans Terminator 2, à cause de la drogue" Menaces, insultes racistes : des fans d'Harry Potter se déchaînent Melchior Leroux, le réalisateur derrière les clips de Theodora Gims interpellé dans une affaire de blanchiment en bande organisée Ému, Jean-Paul Rouve reçoit la Légion d’honneur des mains d’Emmanuel Macron L'émotion de Jean Dujardin aux obsèques de Bruno Salomone Céline Dion fera son retour sur scène à Paris à l'automne 2026 "Le milieu agricole est extrêmement difficile" Ana Girardot Plus de 100.000 fans réunis à Séoul pour le retour sur scène de BTS Esports Nation Cup : la coupe du monde des jeux vidéo "Mes parents se demandaient ce que j'allais faire de ma vie" François Damiens Nicholas Brendon, star de "Buffy contre les vampires", est mort à l'âge de 54 ans