Le 8 avril 2026 à 05h24 L’indice des prix de la Bourse de
Tokyo. Issei Kato / REUTERS Les prix du pétrole ont perdu 15% après l’annonce par
Donald Trump de repousser son ultimatum contre l’
Iran et que Téhéran s’est dit prêt à négocier. Les marchés asiatiques repartent à la hausse. Passer la publicité Passer la publicité Les prix du pétrole dévissaient de plus de 15% mercredi après que
Donald Trump a repoussé son ultimatum contre l'
Iran et que Téhéran s'est dit prêt à négocier - un soulagement pour les Bourses en Asie, qui s'envolaient dans les premiers échanges. Vers 00H15 GMT, le prix du West Texas Intermediate (WTI), référence américaine du pétrole brut, dévissait de 15,40% à 95,55 dollars. Le baril de
Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s'effondrait lui de 15,03% à 92,85 dollars. Ils retombaient tous deux sous la barre symbolique des 100 dollars dans un marché soulagé par la perspective d'un cessez-le-feu en
Iran. Passer la publicité Environ un cinquième du brut mondial transite habituellement par ce passage stratégique, mais Téhéran orchestre sa quasi-paralysie pour faire pression sur les États-Unis. Avant ces annonces, le cours du WTI avait flambé d'environ 70% depuis le début de la guerre fin février. «Une fois que la Maison-Blanche a reculé et remplacé l'escalade imminente par un cessez-le-feu conditionnel de deux semaines, le marché du pétrole commence à retrouver un fonctionnement plus fluide et équilibré», avec l'évanouissement de la «prime de risque» des derniers jours, constate
Stephen Innes, de
SPI Asset Management. Les investisseurs «attendaient désespérément des nouvelles encourageantes depuis plusieurs semaines, et encore plus désespérément de voir des mesures concrètes prises en vue d'une désescalade», confirme
Michael Brown, du courtier
Pepperstone. «Toutefois, pour que cette évolution se confirme, les opérateurs auront besoin de plus que de simples déclarations diplomatiques. Ils devront constater une reprise effective du trafic dans le détroit d'Ormuz. Tant qu'il ne sera pas visiblement rouvert, il s'agira de simples dénouements de positions plutôt que d'une réévaluation durable des prix», avertit
Stephen Innes. Les Bourses soulagées s'envolent Vers 00H15 GMT à la Bourse de
Tokyo, l'indice vedette Nikkei gagnait 4,% à 55.842 points, tandis qu'à
Séoul, l'indice phare Kospi engrangeait 5,94% à 5.821 points, après avoir brièvement flambé de plus de 6%. «Les craintes d'une escalade des combats s'étant dissipées, les achats devraient dominer le marché japonais en se répartissant sur un large éventail de titres», observent les analystes de Tokai
Tokyo Securities. Passer la publicité «La baisse des prix du pétrole lève l'étau qui pesait sur le sentiment de risque régional (en Asie), en particulier sur les marchés les plus sensibles aux chocs liés aux importations d'énergie», note M. Innes. «Les marchés actions ont simplement besoin de souffler. Avec le repli du brut, la pression sur les anticipations d'inflation et les rendements à court terme s'atténuent légèrement, ce qui suffit à permettre aux capitaux de se tourner à nouveau vers le risque» et donc la Bourse, explique-t-il. L'or se renforce, net recul du dollar L'or, qui avait pâti ces dernières semaines des perspectives d'inflation accrue et de relèvements de taux par les banques centrales, reprenait son souffle avec l'annonce d'un cessez-le-feu en
Iran. Vers 00H20 GMT, le métal jaune grimpait de 2,30% à 4.815 dollars l'once. De son côté, la devise américaine reculait nettement face à l'euro comme face au yen, à l'unisson de la dégringolade des prix du pétrole. Elle cédait 0,63% face à la devise japonaise, à 158,62 yens pour un dollar. Ultimatum repoussé en
Iran : le pétrole plonge sous 100 dollars, les Bourses d'Asie s’envolent S'ABONNER «Nous sommes à l’agonie» : en colère contre le gazole trop cher, les pêcheurs corses bloquent les ports Les marins de l’île protestent contre le prix du litre de carburant pour leurs bateaux, habituellement plus chers de 40 centimes que sur le continent. Les passagers des ferries ne pouvaient embarquer mardi. L’éditorial d’Yves Thréard : «Carburant, le syndrome de la cagnotte» Dès qu’une crise se profile dans notre pays, comme d’habitude, c’est vers l’État que se tournent les regards. Pourquoi les finances publiques ne profitent pas réellement de la hausse des prix des carburants DÉCRYPTAGE - Sébastien Lecornu a jeté le trouble en évoquant d’« éventuels surplus de recettes fiscales liés à la hausse du prix des carburants ». Au Japon, Emmanuel Macron plaide pour une « coalition des indépendants » face à l’Amérique et la Chine DÉCRYPTAGE - Le président français cherche des points d’appui stratégiques à
Tokyo et à
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