Cécile Kohler et
Paris" class="entity-link entity-person" data-entity-id="100994" data-entity-type="person">Jacques
Paris sont arrivés dans la matinée à
Paris et ont été reçus au palais de l'Elysée par
Emmanuel Macron. Le président de la République avait annoncé mardi la libération de ces deux enseignants français, qui ont passé presque quatre ans dans les geôles iraniennes. Ce direct est terminé. Après l'
Assemblée Nationale mardi, le
Sénat s'est à son tour réjoui, mercredi 8 avril, de la libération de
Cécile Kohler et
Paris" class="entity-link entity-person" data-entity-id="100994" data-entity-type="person">Jacques
Paris, "tous deux otages d'Etat à la prison d'Evin de Téhéran" pendant près de quatre ans. "Cet heureux dénouement constitue un soulagement, après les conditions inhumaines que nos compatriotes ont endurées", a déclaré
Gérard Larcher. Le président de la chambre haute a tenu à remercier "celles et ceux qui sans relâche se sont mobilisés" pour obtenir leur libération et leur retour.• "Nous avons vécu l'horreur quotidienne et l'arbitraire permanent". Dans leur première prise de parole,
Cécile Kohler et
Paris" class="entity-link entity-person" data-entity-id="100994" data-entity-type="person">Jacques
Paris ont dénoncé le "régime qui [leur] a été imposé" en
Iran. "Nous avons vécu l'horreur quotidienne et vécu l'arbitraire permanent", a déclaré l'ex-détenue devant les caméras. De son côté, son compagnon a déploré des conditions de détention "inhumaines" et témoigné qu'ils n'avaient "aucun droit", ni de "lire" ni d'"écrire". "Nous étions sous menace permanente", a-t-il encore affirmé, assurant toutefois qu'ils n'étaient pas "brisés". "Nous allons témoigner et profiter de la vie. Vive la vie", a-t-il conclu.• Les deux ex-otages ont retrouvé leurs proches. Les deux enseignants, âgés respectivement de 41 ans et 72 ans, étaient arrivés mardi à Bakou, en Azerbaïdjan, sous convoi diplomatique depuis l'ambassade de
France à Téhéran où ils étaient assignés à résidence depuis cinq mois. Ils ont été reçus mercredi matin par
Emmanuel Macron à l'Elysée.• La fin d'un long calvaire.
Cécile Kohler, une professeure de lettres, et
Paris" class="entity-link entity-person" data-entity-id="100994" data-entity-type="person">Jacques
Paris, enseignant retraité, avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d'un voyage touristique en
Iran. Emprisonnés notamment dans la sinistre prison d'Evin, ils avaient été condamnés en octobre 2025 à respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage, avant d'être remis en liberté le 4 novembre dernier mais avec l'interdiction de quitter la République islamique d'
Iran.• L'aboutissement de longues négociations diplomatiques. Les différents ministres français des Affaires étrangères avaient travaillé sans relâche pour obtenir leur libération, dans un contexte rendu encore plus difficile ces dernières semaines par la guerre en
Iran. Leur libération est l'aboutissement d'un "effort de très longue haleine", selon l'Elysée, qui a rappelé qu'
Emmanuel Macron "a été le premier chef d'Etat occidental à s'entretenir avec le président iranien" Massoud Pezeshkian après le début de la guerre.• Un deal conclu ? Téhéran avait évoqué ces derniers mois un échange en contrepartie de la remise en liberté d'une Iranienne, Mahdieh Esfandiari, arrêtée en
France en février 2025 et condamnée notamment pour apologie du terrorisme. La
France n'a jamais confirmé cet accord, mais l'assignation à résidence de l'Iranienne a été levée, a annoncé mardi son avocat Nabil Boudi.