Publié le 08/04/2026 07:44 Mis à jour le 08/04/2026 07:47 Des portraits des ex-otages
Cécile Kohler et
Jacques Paris devant l'Assemblée nationale, le 25 mars 2025 à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP) Les deux Français, détenus en
Iran depuis 2022, sont de retour en
France, mercredi. Plusieurs pays ont joué un rôle de médiateur pour obtenir leur libération, en particulier le sultanat d'
Oman qui a fait passer des messages auprès des autorités iraniennes. Les deux anciens otages
Cécile Kohler et
Jacques Paris sont attendus en
France, mercredi 8 avril. Le Quai d'Orsay a donné quelques précisions sur le déroulé de leur libération. Les deux Français sont partis à l'aube mardi matin de l'ambassade de
France à
Téhéran où ils étaient assignés à résidence.
Cécile Kohler, une professeure de lettres, et
Jacques Paris, enseignant retraité, avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d'un voyage touristique en
Iran. Emprisonnés notamment dans la sinistre prison d'Evine, ils avaient été condamnés en octobre 2025 à respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage, avant d'être remis en liberté le 4 novembre dernier mais avec l'interdiction de quitter la République islamique d'
Iran.Ces deux enseignants, âgés respectivement de 41 ans et 72 ans, sont arrivés, mardi, à Bakou, en Azerbaïdjan, sous convoi diplomatique depuis l'ambassade de
France à
Téhéran, où ils étaient assignés à résidence depuis cinq mois. Leur sortie d'
Iran a été tenue secrète jusqu'au dernier moment par crainte qu'il y ait des complications de dernière minute. Ce n'est qu'une fois qu'ils ont été sortis du territoire iranien que la nouvelle a été annoncée par
Emmanuel Macron.
Cécile Kohler et
Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en
Iran. C’est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles. Merci aux autorités omanaises pour leurs efforts de médiation, aux services…—
Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 7, 2026 Il n'y aurait pas eu de coordination avec les forces israélo-américaines pour permettre leur départ par la route. En ce qui concerne les discussions qui ont conduit à leur sortie d'
Iran, elles se sont accélérées depuis le déclenchement de la guerre par les Etats-Unis et Israël.Il y a eu six appels directs entre le ministre des affaires étrangères
Jean-Noël Barrot et son homologue iranien
Abbas Araghchi depuis le 28 février. Et c'est dimanche, le 5 avril, que le ministre iranien a confirmé que leur sortie allait être finalisée et qu'elle pourrait intervenir "très vite".Plusieurs pays ont joué un rôle de médiateur pour obtenir leur retour en
France, en particulier le sultanat d'
Oman qui a fait passer des messages auprès des autorités iraniennes. La médiation omanaise a permis de "débloquer la situation", dit-on au Quai d'Orsay.
Emmanuel Macron, qui s'est entretenu avec les deux ex-détenus, avait, lui aussi, remercié notamment les "autorités omanaises pour leurs efforts de médiation".Pourtant, durant des mois, la situation semblait bloquée : les différents ministres français des Affaires étrangères avaient travaillé sans relâche pour obtenir leur libération, dans un contexte rendu encore plus difficile ces dernières semaines par la guerre en
Iran, qui a éclaté le 28 février. Leur libération est l'aboutissement d'un "effort de très longue haleine", selon l'Elysée qui a rappelé qu'
Emmanuel Macron "a été le premier chef d'Etat occidental à s'entretenir avec le président iranien" Massoud Pezeshkian après le début de la guerre. "À chaque appel, il a réitéré de manière extrêmement claire nos attentes", selon la présidence française.Officiellement, contrairement à ce que l'
Iran affirme depuis plusieurs mois, il n'y a pas eu un échange entre les deux Français et Mahdieh Esfandiari. Cette ressortissante iranienne a été condamnée en février dernier à quatre ans de prison dont un an ferme pour apologie du terrorisme.
Téhéran laisse entendre qu'il y aurait eu un deal : la libération des deux Français contre celle de cette Iranienne. Dans l'entourage du ministre
Jean-Noël Barrot, on se refuse à faire un lien entre les deux dossiers. Mahdieh Esfandiari n'avait pas été incarcérée à l'issue de son jugement dont elle a fait appel. En revanche, elle avait interdiction de quitter Paris et devait pointer deux fois par semaine au commissariat de son quartier. Quelques heures après que
Jacques Paris et
Cécile Kohler ont quitté l'
Iran, on a appris que son assignation à résidence avait été levée. De là à penser qu'elle pourrait quitter prochainement la
France, il n'y a qu'un pas.La stratégie iranienne des "otages d'Etat" semble donc désormais révolue : durant ces dernières années, l'
Iran avait multiplié les arrestations de ressortissants occidentaux, les accusant le plus souvent d'espionnage, afin de les utiliser comme monnaie d'échange pour relâcher des Iraniens emprisonnés dans des pays occidentaux ou afin d'obtenir des gages politiques. La guerre entre le régime et les Etats-Unis et Israël semble plus que jamais avoir changé la donne. Au plus fort de la crise des "otages d'Etat" avec Paris,
Téhéran a détenu jusqu'à sept ressortissants français simultanément. Il n'y en a désormais plus. Que contient le plan de paix soumis par l'
Iran aux Etats-Unis ? Prix des carburants : faut-il passer au bioéthanol ? Un voleur de carburant blesse trois gendarmes dans sa fuite en Moselle Des chaînes humaines pour "protéger" les infrastructures civiles en
Iran Accident de TGV : collision mortelle à un passage à niveau Libération Kohler-Paris : "Un de mes amis de détention a été pendu", témoigne Olivier Grondeau, ex-otage en
Iran Libres,
Cécile Kohler et
Jacques Paris de retour en
France Kish, Ormuz, Qeshm... Ces îles iraniennes où il faisait bon vivre En Italie, Sephora accusé d'utiliser de jeunes influenceurs "Pourquoi
Emmanuel Macron n'appelle-t-il pas Bally Bagayoko comme il l'a fait pour Éric Zemmour ?" demande Mathilde Panot Il y aura encore plus de pubs pendant la Coupe du monde Une fusillade éclate devant le consulat d'Israël à Istanbul
Cécile Kohler et
Jacques Paris, ex-détenus en
Iran, sont en route vers la
France Vinicius appelle Yamal à "poursuivre ce combat" contre le racisme "Nous nous opposons toujours aux frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques" A 406 000 km de la Terre : le record des astronautes d'Artemis II Un ours aperçu sur des pistes de ski dans le Pyrénées Au Japon, une parade de pénis géants pour célébrer la fertilité Réforme des tickets-resto : les restaurateurs en colère