Le 8 avril 2026 à 22h58 Un homme se tient près d’un bâtiment endommagé après des frappes israéliennes, dans la banlieue sud de
Beyrouth, au Liban, le 12 mars. Stringer / REUTERS DÉCRYPTAGE - Les bombardements ont fait 182 morts et 890 blessés dans le sud du pays, à
Beyrouth ainsi que dans la plaine de la
Bekaa, selon un bilan provisoire de la Défense civile libanaise. Passer la publicité Il est 5 heures du matin à
Beyrouth. Le drone israélien au vrombissement nocturne exceptionnellement persistant s’arrête enfin. Les insomniaques tenus en éveil tout au long de la nuit par l’expiration de l’ultimatum de
Donald Trump à Téhéran peuvent s’endormir tranquilles. Le rétablissement du silence paraît confirmer la nouvelle tombée quelques minutes plus tôt : le cessez-le-feu de deux semaines, conclu par l’
Iran, les États-Unis « et leurs alliés », a été convenu « partout, y compris au Liban et ailleurs, avec effet immédiat », annonce le médiateur et premier ministre pakistanais,
Shehbaz Sharif. Mais l’espoir retrouvé des Libanais est d’aussi courte durée que leur nuit. Une frappe nocturne sur la corniche de la ville de
Saïda, au sud de
Beyrouth, a fait au moins neuf morts et une vingtaine de blessés. De fait, « le cessez-le-feu de deux semaines n’inclut pas le Liban », affirme dans un communiqué matinal le bureau du premier ministre
Benyamin Netanyahou qui dément… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 82% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous Dans l’attente des négociations, Israël continue de bombarder le Liban DÉCRYPTAGE - Sous pression de
Washington, Netanyahou accepte de négocier avec le gouvernement libanais tout en poursuivant une guerre devenue essentielle à sa survie politique. Négociations avec Israël : l’inconfortable position du gouvernement libanais DÉCRYPTAGE - Alors que les frappes de Tsahal se poursuivent, les autorités de
Beyrouth vont devoir défendre au mieux les intérêts de leur pays sans pour autant conforter l’emprise iranienne. En Israël, près de la moitié de la population considère ne pas avoir gagné la guerre contre l’
Iran Selon un sondage publié jeudi, 63 % des Israéliens se disent insatisfaits des résultats de la guerre et 77 % souhaitent continuer celle contre le
Hezbollah. «L’ampleur des massacres et des destructions est effroyable» : sous le déluge des bombes israéliennes, le Liban s’accroche à l’espoir d’une trêve RÉCIT - Après avoir infligé au pays du Cèdre les frappes les plus meurtrières depuis la reprise de sa guerre contre le
Hezbollah, au risque de remettre en cause le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’
Iran, Israël a annoncé, jeudi, vouloir négocier avec
Beyrouth. L’éditorial de Philippe Gélie : «Libérer le Liban» On peut s’interroger sur l’efficacité, l’ampleur et les conséquences de la réponse menée par l’armée israélienne au Liban. Tsahal ne peut plus s’imaginer régler le problème par la seule force des armes. « Nous ne sommes pas allés assez loin » : à Haïfa, les Israéliens veulent continuer la guerre contre le
Hezbollah REPORTAGE - Dans les marchés, sur la plage ou face aux immeubles détruits, les habitants de Haïfa expriment une même inquiétude : celle d’une guerre arrêtée trop tôt. En Israël, 77% de la population souhaite que la guerre contre le
Hezbollah continue.
Hezbollah en Europe : première condamnation dans un réseau d’approvisionnement de matériel pour drones RÉCIT - Fadel Z. a été condamné à six ans et demi de prison par un tribunal allemand. Les justices espagnole, française, britannique et allemande traquent une nébuleuse d’intermédiaires et de sociétés-écrans armant l’allié de Téhéran au Liban. Léon XIV, un pape américain face au chaos du monde RÉCIT - Directement confronté à son pays sur la question de la guerre, le pape, qui s’est entretenu avec
Donald Trump, martèle ses messages de paix et appelle avec force à la trêve pascale. À la frontière libanaise, l’armée syrienne combat la contrebande du
Hezbollah : le récit de l’envoyée spéciale du Figaro REPORTAGE - Damas, restée à l’écart du conflit régional, cherche à contenir les flux d’armes de la milice chiite et à prévenir toute incursion sur son territoire. Dans les villages frontaliers, les habitants vivent avec le souvenir de son emprise. Dans le sud du Liban, les derniers chrétiens pris en étau entre Israël et le
Hezbollah REPORTAGE - Redoutant de perdre définitivement leur foyer, ces villageois refusent de fuir face au déluge de bombes de l’armée israélienne visant à repousser le mouvement chiite et les habitants vers le nord du pays du Cèdre pour créer une zone tampon.