Dans une vidéo publiée ce mercredi 8 avril,
Damien Véron, le frère de
Tiphaine Véron, annonce qu'un citoyen volontaire japonais a obtenu le rapport d'enquête de la police de Nikkō. Selon lui, des chiens de la police auraient détecté l’odeur de sa sœur, en septembre 2018, derrière l'hôtel où elle a disparu. De la vie quotidienne aux grands enjeux, recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "La Quotidienne Société". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité Un énième voyage pour tenter de retrouver
Tiphaine Véron, cette Poitevine portée disparue depuis 2018 au Japon. Depuis ce samedi 4 avril : depuis ce samedi 4 avril, Damien, son frère, et sa compagne sont à Nikko. Dans une vidéo publiée sur le compte Facebook 'Unis pour
Tiphaine Véron', ce mercredi 8 avril, il annonce qu'un Japonais participant activement aux recherches a pu se procurer le rapport d'enquête de la police locale de Nikkō et mis au jour de nouveaux éléments.Dans ce dossier de recherches, se trouverait la confirmation que des chiens pisteurs de la police auraient détecté l'odeur de Tiphaine derrière l'hôtel Turtle Inn en septembre 2018, soit deux mois après sa disparition. C'est dans cet hôtel que la Poitevine avait été aperçue pour la dernière fois, le 29 juillet 2018.D'après
Damien Véron que nous avons pu joindre par téléphone, le rapport d'enquête fourni par la police locale à
Satoshi, le volontaire japonais, est "intéressant". Il ajoute que lui et ses proches "ont encore besoin de l'affiner, notamment en termes de traduction, afin qu'il soit transmis à la justice française". Selon le frère de Tiphaine, aucune fouille n'est à l'ordre du jour et aucune réunion n'est prévue avec la police locale."S'il s'agit bel et bien de l'odeur de Tiphaine, c'est inquiétant. Pour que l'odeur soit restée aussi longtemps, cela veut dire que le corps a lui aussi dû rester longtemps. On a découvert également que l'hôtelier possédait une parcelle non loin de là où les chiens ont marqué son odeur. Cela fait beaucoup d'éléments mais nous n'en sommes qu'à la première analyse du dossier de recherches", ajoute
Damien Véron. Il précise également que la police locale s'est obstinée à concentrer ses recherches au niveau de la rivière Daiya.Le 20 mars dernier, la famille de
Tiphaine Véron avait été reçue à l'Élysée, en amont d'une visite au Japon du président de la République, Emmanuel Macron. Reçue par la conseillère Asie, Océanie et Amériques, Julie Le Saos, et son conseiller justice, Xavier Ronsin, la famille de
Tiphaine Véron avait senti que des efforts étaient déployés par le gouvernement pour comprendre ce qu'il s'est passé. Si les autorités japonaises privilégient toujours la piste accidentelle,
Damien Véron demande une enquête criminelle. Des traces de sang retrouvées dans la chambre de Tiphaine n'ont notamment pas été expertisées. De plus, il souhaite que la police nationale japonaise se saisisse du dossier, pour l'instant restée entre les mains des policiers locaux. "À nous de bien travailler ce rapport et de bien comprendre ce qui est écrit dedans", nous précise aujourd'hui
Damien Véron. La géolocalisation des derniers déplacements de
Tiphaine Véron, grâce à son portable, contredit le témoignage du patron de l'hôtel Turtle Inn où
Tiphaine Véron séjournait seule. C'est ce qu'a révélé un rapport de la société suisse spécialisée dans l'analyse de données personnelles, Hestia.ai, mandatée par la famille. Le patron de l'hôtel, qui a signalé sa disparition, a toujours affirmé l'avoir vue partir le matin à 10 h. La famille de
Tiphaine Véron s'interroge aussi sur le rôle du gérant de l'hôtel, seulement auditionné en qualité de témoin, par ailleurs policier volontaire et présent lors des battues.