Ils n'arrivent toujours pas à joindre leurs amis ou leur famille à cause de la coupure du réseau internet. Et la trêve entre les Etats-Unis et l'
Iran n'est pas de nature à les rassurer sur l'avenir du régime. Des drapeaux iraniens sur des décombres de bâtiments de l'université de technologie de Sharif, détruits par des frappes israéliennes, le 7 avril 2026 à
Téhéran (
Iran). (ATTA KENARE / AFP) Le cessez-le-feu entre l'
Iran et les Etats Unis semble à ce stade fragile. Il reste quasi impossible de joindre des Iraniens soumis à la coupure du réseau internet. Difficile, même pour leurs proches, de savoir quel regard ils portent sur cette trêve. C'est la question qui brûle les lèvres de
Sahar : "Est-ce que vous êtes contents ou pas ?" Installée aux Emirats, de l'autre côté du détroit d'Ormuz, en face de l'
Iran, la trentenaire n'a plus de nouvelles de ses cousins depuis début mars. "Ils y croyaient, ils étaient prêts à mourir. Je n'ai pas de nouvelles, je n'ai rien", poursuit-elle. Elle reconnait que ne plus les savoir sous les bombes la rassure. Elle s'inquiète en revanche pour l'avenir de l'
Iran : "Les Etats-Unis disent qu'ils ont quand même réussi une sorte de changement de régime, parce que ce sont des gens beaucoup plus conciliants à la tête de l'
Iran. Je ne sais pas d'où sortent leurs informations.""Le but était d'affaiblir le régime, pas de le renforcer."
Sahar, trentenaire iranienneà franceinfoSahar a fait ses études en
France, le pays des droits de l'homme, dit-elle, et explique qu'elle voulait s'armer intellectuellement pour combattre les mollahs. Elle pleure de rage à l'idée que le régime iranien sorte de la guerre renforcé. "On a voulu soi-disant le détruire, mais en fait ils ont beaucoup mieux réussi que certains le pensaient. Ils ont tenu tête, ils ont répondu aux insultes, et c'est bien ça qui me met en colère." Et de ce point de vue, le message de
Donald Trump promettant d'anéantir la civilisation iranienne était, selon elle, particulièrement mal venu.
Azin, ingénieure iranienne qui vit en
France, n'a pas eu de nouvelles de ses proches depuis une semaine. Pour elle, ce cessez-le-feu ne change rien. "Là, on est tétanisés. Qu'est-ce qu'il va se passer ? Finalement, le régime, il est là, il est blessé, il est encore plus sauvage qu'avant, déplore-t-elle. On est coincés avec un animal blessé dans une cage. Ils vont continuer à exécuter les gens comme ils l'ont fait cette semaine, deux à quatre tous les jours.""Je sais que si ça s'arrête comme ça, c'est fini pour mon peuple. On va repartir pour 50 ans de répression, rien ne va évoluer et ça va être de pire en pire."
Azin, ingénieure iranienneà franceinfoAzin s'inquiète : "Il y aura un jour où on n'aura plus affaire à quelqu'un qui ferme juste un détroit d'Ormuz, ou qui envoie des missiles balistiques un peu mal tirés partout, dans tous les sens, avec des drones. On aura affaire à une bombe nucléaire. Et là, je peux vous dire que le problème des gens ce ne sera plus le prix du carburant." Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-goutte Cécile Kohler et Jacques Paris : les premiers mots des ex-otages 100 frappes en 10 minutes : journée meu*trière au Liban La pétition contre la loi Yadan réunit 500 000 signatures EDF va donner 240 millions d’euros aux Français, mais lesquels ? Le retour en
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