Francis Pousse appelle toutefois à la prudence devant cette baisse qui doit être "durable pour maintenir des prix faibles à l’avenir". La politique commerciale menée par l'administration américaine va-t-elle provoquer une flambée des prix des carburants en 2025 ? (photo d'illustration). (ERIC CABANIS /
AFP) La baisse des prix des carburants "peut arriver relativement vite", estime jeudi 9 avril sur
Franceinfo Francis Pousse, président national de la branche Distributeurs Carburants et Énergies Nouvelles du syndicat
Mobilians, qui représente 5 800 stations-service traditionnelles (hors grandes surfaces) alors que le ministre de l’Économie
Roland Lescure a appelé les distributeurs à plus de réactivité. "Les prix vont baisser au fur et à mesure de l’approvisionnement des stations-service. Ça peut être dès aujourd’hui", a déclaré
Francis Pousse, soulignant que "des baisses ont déjà été observées sur les tarifs de [leurs] fournisseurs depuis hier".Il a toutefois appelé à la prudence, rappelant que "c’est une baisse massive sur le cours du gazole" qui a suscité cet optimisme, mais que cette baisse doit être "durable pour maintenir des prix faibles à l’avenir", précisant que "dès ce matin, ce fameux indice du gazole a commencé à remonter", tempère-t-il.La baisse du prix à la pompe pourrait être un peu plus longue à arriver dans les stations-service rurales. "En plus, si elles ont acheté lundi alors qu'on était au plus fort de la crise, elles vont avoir du produit cher pendant un bout de temps", explique le représentant du syndicat professionnel
Mobilians. "Ça va être très rapide dans les stations à fort débit, un peu moins dans des stations à faible débit", ajoute-t-il. Selon lui, les différences d’ampleur et de rapidité dans la répercussion des baisses s’expliquent par les volumes de ventes et de livraison. "Si vous êtes une grosse station avec une ou plusieurs livraisons par jour, si vous avez un stock qui nécessite un réapprovisionnement par exemple aujourd'hui, bien évidemment que les prix vont se voir tout de suite", précise
Francis Pousse. Plus tôt dans la matinée de jeudi sur
Franceinfo, le ministre de l'Économie
Roland Lescure avait appelé les distributeurs de carburants à répercuter rapidement la baisse "historique" des prix du pétrole, après l'annonce d'un cessez-le-feu au Moyen-Orient.Le ministre a également rappelé que les contrôles menés par les services de l’État avaient permis de constater que la majorité des stations-service avaient appliqué correctement les hausses précédentes. "On a multiplié les contrôles et effectivement, à part les 5 % habituels d'abus qui d'ailleurs ont été sanctionnés, 95 % des stations jouent le jeu. Il n'y a pas eu d'excès. Il faut qu’à la baisse, on retrouve, la même réactivité et c'est ce qu'on va leur dire aujourd'hui", assure
Roland Lescure.Une réunion entre le locataire de Bercy et les distributeurs est prévue à 15 h jeudi pour évoquer l’évolution des prix à la pompe, où
Roland Lescure prévoit de leur demander "d'être aussi réactifs à la baisse qu'à la hausse". Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-gouttes Cécile Kohler et Jacques Paris : les premiers mots des ex-otages 100 frappes en 10 minutes : journée meurtrière au Liban La pétition contre la loi Yadan réunit 500 000 signatures EDF va donner 240 millions d’euros aux Français, mais lesquels ? Le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris, ex-otages en Iran Fermeture de classes : des parents mobilisés contre la carte scolaire Pourquoi les États-Unis et l'Iran revendiquent tous les deux la victoire ? L'impressionnante ascension du running depuis dix ans Que contient le plan de paix soumis par l'Iran aux Etats-Unis ? Prix des carburants : faut-il passer au bioéthanol ? Un voleur de carburant blesse trois gendarmes dans sa fuite en Moselle Des chaînes humaines pour "protéger" les infrastructures civiles en Iran Accident de TGV : collision mortelle à un passage à niveau Libération Kohler-Paris : "Un de mes amis de détention a été pendu", témoigne Olivier Grondeau, ex-otage en Iran