Viktor Orbán multiplie les accords commerciaux avec la Chine et continue d'accueillir à bras ouverts l'implantation de giga-usines de batteries électriques, en dépit des risques écologiques. A quelques jours des élections, le dirigeant hongrois pourrait en payer le prix fort... Pour relancer son économie,
Viktor Orbán a misé sur le marché en plein essor des batteries électriques. Aidée par les investissements chinois, la Hongrie en est aujourd’hui le quatrième producteur mondial. Mais après des révélations d’intoxications au sein d’une usine, couvertes par le gouvernement, l’avenir politique du Premier ministre hongrois semble incertain à quelques jours des élections législatives, le 12 avril prochain.Privée de fonds européens en raison de violation de l'Etat de droit, la Hongrie s’est tournée vers la Chine pour financer son développement et lui a ainsi ouvert grand les portes de l’Europe. En une décennie, le pays a reçu au moins 16 milliards d’euros d’investissement. Lors de sa visite en Hongrie en mai 2024, le président chinois
Xi Jinping a annoncé vouloir l’aider "à jouer un rôle plus important au sein de l’Union européenne, afin de promouvoir un développement plus intense et nouveau des relations entre la Chine et l’Europe."C’est la deuxième ville du pays,
Debrecen, qui a été désignée pour accueillir l’essentiel de cette nouvelle industrie de la batterie. Deux géants chinois sont en cours d’installation :
EVE Energy fournira l’usine
BMW, installée à proximité, pour son nouveau modèle électrique. De l’autre côté de la ville,
CATL, le leader mondial des batteries, a investi 7,3 milliards d’euros dans la construction de la plus grande usine en Europe. Selon sa porte-parole hongroise
Noémi Sidlo, le pays n’a pas été choisi par hasard : "C’est bien sûr grâce aux bonnes relations diplomatiques, mais aussi en raison des faibles impôts en Hongrie." Sans oublier les salaires hongrois parmi les plus bas d’Europe, et les 800 millions d'euros de subventions offertes par le gouvernement.L’usine est actuellement en test, la production devrait commencer d’ici l’été 2026. Elle permettra d’alimenter plus d’un million et demi de voitures par an, de quoi répondre aux ambitions européennes, même revues à la baisse. Sur la commune qui jouxte la zone industrielle, la population redoute sa mise en route car elle estime être exposée à toute sorte de dangers : des risques d’incendie et d’explosion, des pénuries d’eau car l’industrie de la batterie en consomme beaucoup, mais aussi une pollution de l’air. Une méfiance renforcée par un manque de transparence de la part du gouvernement. "Nous constatons que les autorités sont toujours du côté des usines dans les affaires judiciaires. Regardez comment, systématiquement, les autorités aident à dissimuler les pollutions ou à les minimiser. Nous n’avons aucune confiance", lance Eva Kozma, présidente d'une association de riverains.Et pour cause, début février 2026, un scandale sanitaire a été révélé par un média indépendant autour de l’usine géante de batteries du groupe sud-coréen Samsung à Göd, en périphérie de Budapest. En 2023, elle aurait exposé ses salariés à des substances dangereuses, en toute connaissance de cause. Le comble pour les associations locales de défense de l’environnement, c’est qu’elle n’a jamais cessé de fonctionner. Le gouvernement aurait décidé de ne pas ordonner la fermeture du site, malgré des informations alarmantes en sa possession.L’affaire tombe au plus mal pour
Viktor Orbán, en pleine campagne législative pour sa réélection et déjà à la peine dans les sondages. Devant le Parlement, il nie en bloc, et menace de poursuite ceux qui diffusent ces informations.Extrait de "Hongrie : la fin de l’ère Orbán ?", diffusé dans "Nous les Européens" le 9 avril 2026.> Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo, rubrique "Les émissions". Bagarre entre un prof et des lycéens, ce que l’on sait Rebecca, travailleuse du sexe à Toulouse, témoigne de la difficulté à exercer son activité Le géopolitologue Bruno Tertrais commente les allégations de "troubles mentaux significatifs" chez Donald Trump Il court le marathon de Paris avec sa fille en poussette et termine en 3h02 Il court le marathon de Paris en hommage à son frère décédé d'un cancer "Je ne suis pas un grand fan du pape", Donald Trump s'en prend au pape Léon XIV L'intense émotion de Pauline Ferrand-Prévôt, qui a couru Paris-Roubaix pour sa coéquipière Marianne Vos, dont le père est décédé Peter Magyar remporte les législatives en Hongrie et fait chuter Viktor Orban Gauvain Sers : "Monsieur le président, seriez-vous dur d'oreille ?" Recyclage : le coût exorbitant du protoxyde d’azote Ces enfants incarnent Simba et Nala dans la comédie musicale du "Roi Lion" Échec des négociations : nouvelles menaces sur le détroit d'Ormuz Fatigue, ravito, pancartes... On a assisté au Marathon de Paris 2026 Combien de temps faut-il rester sur les toilettes ? Guerre au Moyen-Orient : échec des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis Concerts de Céline Dion : pourquoi ces tarifs exorbitants ? Guerre au Moyen-Orient : échec des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis Guerre au Moyen-Orient : l'impact sur le tourisme au Vietnam Prudence, les chenilles processionnaires sont de retour ! UBB-Toulouse, les impressionnants chiffres d'un choc de titans en quarts de Champions Cup Pourquoi Tadej Pogacar peut remporter Paris-Roubaix Zaho : "Enfant, je ne voulais pas devenir une adulte aigrie" Grêle à Marrakech : la ville rouge recouverte de blanc Etats-Unis-Iran : bras de fer dans le détroit d'Ormuz "Rends-toi" : le beau-frère de Xavier Dupont de Ligonnès sort du silence,15 ans après le drame