Le 9 avril 2026 à 15h06 Le cessez-le-feu conclu entre le régime des mollahs et les États‑Unis a été salué par les médias officiels chinois. Edgar Su / REUTERS ANALYSE - L’accès renouvelé au brut moyen-oriental offre à
Pékin un répit indispensable. Mais une levée des sanctions contre l’
Iran pourrait lui faire perdre un avantage énergétique clé. Passer la publicité Le monde entier a poussé un soupir de soulagement mercredi, la Chine y compris. Quelques heures avant l’expiration de l’ultimatum lancé par
Donald Trump à
Téhéran, l’
Iran et les États-Unis ont convenu d’un cessez-le-feu de deux semaines permettant la réouverture du détroit d’Ormuz, par où transite environ un tiers des importations chinoises de pétrole. Vingt-six coups de fil avec l’
Iran,
Israël, la Russie et les États du Golfe, des accords bilatéraux avec
Téhéran et Riyad sur les approvisionnements : loin des coups d’éclat du président américain sur les réseaux sociaux,
Pékin a mené une intense diplomatie de l’ombre. Aujourd’hui, la Chine a rouvert un robinet énergétique vital et préservé un allié régional, meurtri mais debout. A-t-elle pour autant ramassé la mise ? Rien n’est moins sûr. Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous Derrière la réouverture du détroit d’Ormuz, une victoire en demi-teinte de la Chine S'ABONNER Cessez-le-feu en
Iran : quel sera l’impact sur la croissance française ? DÉCRYPTAGE - Le gouvernement doit bientôt actualiser sa prévision de croissance pour 2 026. Avant que les prix des carburants ne s’envolent, il misait sur une hausse de 1 %. «Nous sommes à l’agonie» : en colère contre le gazole trop cher, les pêcheurs corses bloquent les ports Les marins de l’île protestent contre le prix du litre de carburant pour leurs bateaux, habituellement plus chers de 40 centimes que sur le continent. Les passagers des ferries ne pouvaient embarquer mardi.
Fatih Birol, directeur de l’
Agence internationale de l’énergie: «La crise actuelle est plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies» ENTRETIEN -
Fatih Birol, de l’
Agence internationale de l’énergie (AIE), recherche, en partenariat avec les gouvernements du monde entier, des moyens d’atténuer l’impact de la crise énergétique générée par la guerre en cours avec l’
Iran. L’éditorial d’Yves Thréard : «Carburant, le syndrome de la cagnotte» Dès qu’une crise se profile dans notre pays, comme d’habitude, c’est vers l’État que se tournent les regards. Pourquoi les finances publiques ne profitent pas réellement de la hausse des prix des carburants DÉCRYPTAGE - Sébastien Lecornu a jeté le trouble en évoquant d’« éventuels surplus de recettes fiscales liés à la hausse du prix des carburants ». Au Japon, Emmanuel Macron plaide pour une « coalition des indépendants » face à l’Amérique et la Chine DÉCRYPTAGE - Le président français cherche des points d’appui stratégiques à Tokyo et à Séoul, deux alliés des États-Unis également bousculés par Washington sous le regard de
Pékin. Guerre en
Iran : en Europe, une dépendance à géométrie variable au pétrole et gaz du Golfe DÉCRYPTAGE - L’Italie, l’Allemagne ou la Pologne figurent parmi les États de l’Union européenne les plus fragilisés face au choc énergétique. L’Espagne et la France sont moins exposées. Guerre au Moyen-Orient : comment TotalEnergies a réalisé un milliard de dollars de profit en misant sur la fermeture du détroit d’Ormuz En rachetant courant mars la quasi-totalité des cargaisons cotées à destination de l’Asie, le géant énergétique français aurait réalisé l’une des opérations les plus spectaculaires de l’histoire récente du pétrole, selon les informations du Financial Times. Face à l’impact de la guerre en
Iran, Keir Starmer mobilise les grands acteurs économiques britanniques DÉCRYPTAGE - Particulièrement exposé aux prix mondiaux des hydrocarbures, le Royaume-Uni s’inquiète de ses stocks et d’un risque de poussée inflationniste. Après des propos de
Donald Trump, le prix du baril de pétrole bondit à 115 dollars Les ministres et les banquiers centraux du G7 tentent de calmer les inquiétudes sur le pétrole, mais aussi sur le gaz.