Le 9 avril 2026 à 14h34 L’ex-maire de
Levallois-Perret, âgé de 77 ans, comparaissait dans ce second volet pour avoir sciemment affecté, entre 2010 et 2015, des policiers municipaux à des tâches personnelles, incluant des trajets vers l’
Assemblée Nationale ou les aéroports. Passer la publicité Passer la publicité Au lendemain des réquisitions de 18 mois de prison ferme pour détournement de fonds publics, le procès de
Patrick Balkany à
Nanterre a été suspendu jeudi, l'ancien édile s'étant emporté, poussant la présidente à interrompre les débats pour quelques heures. L'ex-maire de
Levallois-Perret, âgé de 77 ans, comparaissait dans ce second volet pour avoir sciemment affecté, entre 2010 et 2015, des policiers municipaux à des tâches personnelles, incluant des trajets vers l'
Assemblée Nationale ou les aéroports. L'audience a rapidement pris une tournure houleuse. L'avocat de la défense,
Robin Binsard, avait réclamé la nullité de la procédure en fustigeant des «dysfonctionnements majeurs» après quatorze ans d'enquête. Le procureur a rétorqué que «le temps ne fait rien à l'affaire, comme le dit la chanson». Lorsque la présidente
Céline Ballerini a décidé de joindre l'incident au fond,
Patrick Balkany a explosé: «Le maire en fonction est responsable de tout, le juge (...) n'est responsable de rien». Passer la publicité La tension est ensuite encore montée, jusqu'à la suspension. «On frôle l'outrage, il vaut mieux qu'on s'arrête», a tranché la présidente. Avant cette interruption, le prévenu avait justifié ce système par des impératifs de sécurité. Rappelant des lettres antisémites et des tirs essuyés en 1983, il avait affirmé avoir recruté des agents «volontaires» et «sportifs» pour faire faire des «économies à la commune», une protection privée coûtant trop cher.
Brice Hortefeux, alors ministre de l'Intérieur, n'avait selon lui trouvé «rien à redire». Un «larbin de service» Questionné sur cet avantage indu, il avait manié l'ironie, lançant qu'un chauffeur l'emmenait «à la plage faire des châteaux de sable». Se plaignant de la sonorisation de la salle, il avait raillé: «Il n'y a pas que dans la police municipale qu'il y a des dysfonctionnements». La lecture des auditions avait brossé un quotidien difficile pour les fonctionnaires. Sébastien L. y racontait avoir perdu huit kilos en un an, patientant des heures dans sa voiture. Hébergé au manoir de Giverny, il s'y décrivait comme un «larbin de service», subissant la «colère monstre» d'
Isabelle Balkany lorsqu'il refusait de sortir ses chiens. Un autre agent y relatait ses séjours à la villa Pamplemousse à Saint-Martin, conduisant l'épouse du maire au casino ou du côté néerlandais de l'île antillaise. L’audience doit reprendre dans l’après-midi «On voit bien l'enfer qu'il vivait...», a ironisé
Patrick Balkany, assurant qu'il demandait toujours des places de concerts de Johnny Hallyday pour son chauffeur. L'audience doit reprendre dans l'après-midi. Une peine de trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois avec sursis probatoire, avait été requise mercredi contre
Patrick Balkany. Au centre de ce premier volet figuraient les liens unissant l'ancien baron de la droite des Hauts-de-Seine et Renaud Guillot-Corail, son ex-directeur du développement économique, décédé en 2020. La justice lui reprochait d'avoir utilisé une association subventionnée par la ville pour assurer un complément de revenus à ce collaborateur après son départ à la retraite en 2012. Procès de
Patrick Balkany : l’ex-maire de
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