Le parquet a également réclamé 150 000 euros d'amende et dix ans d'interdiction du droit de vote, d'éligibilité et d'exercer toute fonction publique. Publié le 10/04/2026 13:08 Mis à jour le 10/04/2026 13:53 L'ancien maire de
Levallois-Perret (
Hauts-de-Seine),
Patrick Balkany, le 15 juin 2023 à Paris. (MATTHIEU MIRVILLE / AFP) Une peine de deux ans d'emprisonnement, dont un an ferme, a été requise, vendredi 10 avril à
Nanterre (
Hauts-de-Seine), à l'encontre de l'ancien maire de
Levallois-Perret (
Hauts-de-Seine)
Patrick Balkany, jugé pour détournement de fonds publics dans l'affaire de ses chauffeurs. Le parquet a également réclamé 150 000 euros d'amende et dix ans d'interdiction du droit de vote, d'éligibilité et d'exercer toute fonction publique. La partie non ferme de la peine de prison demandée s'accompagne d'un sursis probatoire d'une durée de trois ans. "On ne badine pas avec le respect des règles", a martelé le procureur,
Camille Siegrist, lors de son réquisitoire devant le tribunal correctionnel, réclamant que l'ancien élu paie "les sommes dues à la partie civile et aux pouvoirs publics". Au cœur du dossier : l'affectation au cabinet du maire, décidée "par le fait du prince", de trois policiers municipaux et d'un agent de police détaché en tant que "conducteurs de sécurité". Une création de service sans "expression de besoin", hors de tout cadre légal et sans "arrêté de titularisation", permettant à l'élu d'"avancer masqué par rapport à la légalité" et d'échapper au contrôle de la préfecture, selon le ministère public.Fustigeant une "médiocrité sans nom" et une "confusion des rôles", l'accusation a décrit un édile considérant ces agents de la force publique comme "des larbins, des hommes de main, de confiance, des hommes à tout faire", voire "quasiment des domestiques". "Corvéables de jour comme de nuit", ils étaient notamment chargés de "porter les courses", d'aller chercher des cigarettes, ou d'effectuer des trajets personnels vers l'aéroport et la résidence familiale de
Giverny (
Eure).
Patrick Balkany, qui s'était défendu devant le tribunal en se présentant comme un "maire paternaliste" justifiant d'inviter son personnel, a vu cet argument balayé. "Être maire, ça veut dire qu'on est élu mais pas l'élu", a souligné le magistrat, rappelant que la fonction est un "sacerdoce" et non celle d'un "démiurge omnipotent". Soulignant que "la confiance vis-à-vis du contribuable a été trahie", le procureur a estimé que malgré l'éloignement des faits, "le temps n'a pas tout effacé, au contraire".Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 28 mai. Vols, violences : 11 policiers municipaux en garde à vue Hongrie : Peter Magyar, l'opposant qui veut faire tomber Viktor Orban Au Liban, une ONG tente de sauver les animaux touchés par les frappes israéliennes ROYAUME-UNI Des rassemblements d’adolescents tournent au chaos Plus de 300 morts à Beyrouth : des civils sous les bombes israéliennes Prix des carburants : les premières baisses à la pompe Tadej Pogacar en reconnaissance sur les mythiques pavés de Paris-Roubaix Quelles seront les têtes d'affiche du Festival de Cannes 2026 ? Spectaculaire incendie dans le vélodrome olympique de Rio Mariam court contre les violences sexistes et sexuelles L'avocat de Rima Hassan réagit au classement sans suite de l'enquête sur un "prétendu" produit stupéfiant Classement sans suite autour d'un "prétendu" produit stupéfiant pour Rima Hassan Tout comprendre à la déclaration d’impôts sur le revenu 2026 "La France souhaite rester prévisible", dit Roland Lescure à propos de l'imprévisibilité de Donald Trump Détroit d'Ormuz : une réouverture au compte-gouttes