11:50 L’ONU alerte sur la rapide augmentation de l’insécurité alimentaire au Liban Les Nations unies ont alerté vendredi sur l’accroissement rapide de l’insécurité alimentaire au Liban, entraîné dans la guerre qui a embrasé la région. «Les convois du
Programme alimentaire mondial (PAM, ndlr) continuent de circuler, mais l’environnement opérationnel devient de plus en plus complexe», a déclaré la directrice de cette agence de l’ONU au Liban,
Allison Oman. «La sécurité ne peut plus être considérée pour acquise, alors même que les besoins augmentent rapidement», a-t-elle indiqué aux journalistes à Genève, s’exprimant depuis Beyrouth. «Bien que dix convois aient pu partir» depuis le début du conflit vers les populations dans le besoin au Liban, «de très nombreux» autres n’ont pas pu le faire car «la sécurité ne pouvait être garantie», a-t-elle expliqué. Au-delà des difficultés à acheminer les convois,
Allison Oman a expliqué que les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et l’accroissement de l’insécurité alimentaire s’expliquent notamment par l’incapacité de certains agriculteurs à travailler leurs terres dans le sud du Liban et par des difficultés de transport. À lire aussi «L’ampleur des massacres et des destructions est effroyable» : sous le déluge des bombes israéliennes, le Liban s’accroche à l’espoir d’une trêve 11:28 Le Liban participera aux discussions de cessez-le-feu à
Washington et estime qu’une trêve est nécessaire pour
UN accord plus large Le Liban a l’intention de participer à une réunion la semaine prochaine à
Washington avec des représentants américains et israéliens afin de discuter et d’annoncer
UN cessez-le-feu, a indiqué vendredi à
Reuters UN haut responsable libanais, précisant que la date exacte n’avait pas encore été confirmée. Ce responsable a indiqué que la position du Liban est qu’
UN cessez-le-feu constitue une condition préalable à des négociations ultérieures visant à parvenir à
UN accord plus large avec Israël. À lire aussi Israël et le Liban vont négocier, rencontre Macron-Léon XIV, prostitution des mineures... Les 5 infos à connaître ce 10 avril 11:21 Au moins 33 enfants ont été tués et plus de 150 ont été blessés au Liban par des frappes israéliennes mercredi, selon l’
UNICEF Des enfants près de leurs tentes dans le campement de fortune, après les ordres d’évacuation israéliens, à Beyrouth, Liban, le 8 avril 2026. Louisa Gouliamaki /
Reuters Des frappes aériennes israéliennes simultanées sur plusieurs régions du Liban, mercredi, ont tué au moins 33 enfants et en ont blessé 153, a annoncé l’
UNICEF dans
UN communiqué, dénonçant
UN « coût dévastateur et inhumain » infligé aux enfants dans le pays. « Ce nouveau bain de sang s’ajoute à
UN bilan déjà accablant de 600 enfants tués ou blessés au Liban depuis le 2 mars », précise le Fonds des Nations unies pour l’enfance. « À travers le pays, plus d’
UN million de personnes ont été déplacées, dont environ 390 000 enfants, souvent pour la deuxième, troisième, voire quatrième fois », a-t-il encore écrit. « Le droit international humanitaire est clair : les civils, y compris les enfants, doivent être protégés en toutes circonstances », a souligné l’
UNICEF. À lire aussi Treize soldats tués, plusieurs avions et hélicoptères détruits : au 39e jour de guerre en
Iran, quel bilan côté américain ? 11:08 Le
Programme alimentaire mondial avertit que le Liban fait face à une crise de sécurité alimentaire en raison de la guerre en
Iran Le Liban est confronté à une crise de sécurité alimentaire alors que la guerre en
Iran perturbe l’acheminement des biens dans le pays, a déclaré vendredi le
Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.
UN fragile cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’
Iran a montré de nouveaux signes de tension vendredi, à la veille de négociations prévues au Pakistan,
Washington accusant Téhéran de ne pas respecter ses engagements concernant le détroit d’Ormuz, tandis qu’Israël a mené des frappes sur le Liban que l’
Iran considère comme une violation de la trêve. « Ce que nous observons n’est pas seulement une crise de déplacement, cela devient rapidement une crise de sécurité alimentaire », a déclaré
Allison Oman, directrice du PAM dans le pays, lors d’une intervention vidéo depuis Beyrouth. Elle a averti que la nourriture devenait de plus en plus inabordable en raison de la hausse des prix et de l’augmentation de la demande des familles déplacées. Le Liban fait face à une crise à deux niveaux : certains marchés se sont totalement effondrés, en particulier dans le sud, où plus de 80 % des marchés ne fonctionnent plus, tandis que ceux de Beyrouth sont sous une pression croissante, a-t-elle ajouté. De nombreux commerçants indiquent ne disposer que de moins d’une semaine de stocks alimentaires essentiels. La capacité à acheminer l’aide alimentaire vers les zones difficiles d’accès du sud, qui subissent de lourds bombardements israéliens depuis le 2 mars, devient de plus en plus compliquée.
UN convoi du PAM ayant atteint le sud cette semaine a mis plus de 15 heures pour
UN trajet qui devrait normalement prendre seulement quelques heures. À lire aussi Guerre en
Iran : Yoplait, Candia, Paysan breton et Soignon veulent renégocier leurs prix 10:57 TotalEnergies annonce l’arrêt de la raffinerie saoudienne de Satorp après des frappes Le groupe pétrolier français TotalEnergies a déclaré vendredi que l’une des unités de traitement de la raffinerie SATORP en Arabie saoudite avait été endommagée à la suite d’incidents survenus dans la nuit de mardi à mercredi, ce qui a conduit à l’arrêt des installations par mesure de sécurité. La capacité de production pétrolière de l’Arabie saoudite a été réduite d’environ 600 000 barils par jour à la suite d’attaques visant des installations énergétiques. L’agence de presse saoudienne a rapporté jeudi, citant une source du ministère de l’Énergie, que le débit de l’oléoduc Est-Ouest avait chuté d’environ 700 000 barils par jour. Cet oléoduc, qui selon
Reuters aurait été attaqué par l’
Iran quelques heures après la conclusion d’
UN cessez-le-feu visant à suspendre la guerre avec les États-Unis et Israël, constitue actuellement la seule route d’exportation disponible pour le pétrole brut saoudien. Le site SATORP, situé dans la ville industrielle de Jubail à l’est de l’Arabie saoudite, traite 465 000 barils de pétrole brut par jour, ce qui en fait l’une des plus grandes plateformes de raffinage au monde. Le géant pétrolier public Saudi Aramco détient 62,5 % de SATORP, tandis que TotalEnergies en possède 37,5 %. TotalEnergies a indiqué procéder à une évaluation des conséquences sur les opérations de la raffinerie et qu’aucune victime n’avait été signalée. À lire aussi Guerre en
Iran : les exportations de pétrole des États-Unis approchent leur record historique 10:43 «Optimisme et prudence» sur les marchés mondiaux à l’approche des pourparlers Les marchés mondiaux ont les yeux rivés vendredi sur les pourparlers qui pourraient se tenir entre les délégations iranienne et américaine au Pakistan, laissant entrevoir
UN possible apaisement des tensions au Moyen-Orient. Sur les marchés mondiaux, «optimisme et prudence s’équilibrent», a estimé Andreas Lipkow, analyste de CMC Markets à l’AFP. Le Pakistan doit accueillir vendredi les délégations iranienne et américaine pour des pourparlers, au troisième jour du cessez-le-feu, même si la participation des Iraniens reste incertaine après des frappes israéliennes qui ont fait mercredi plus de 300 morts au Liban. Après
UN appel à la retenue du président américain
Donald Trump, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé jeudi qu’il avait ordonné à son cabinet d’engager des «négociations directes» avec le Liban. Des pourparlers entre le Liban et Israël sont prévus la semaine prochaine à
Washington selon
UN responsable américain. «Dans ce contexte, les marchés commencent à intégrer l’hypothèse d’
UN accord à court terme, même si la prudence reste de mise tant que les flux pétroliers et la situation géopolitique ne sont pas pleinement stabilisés», a souligné John Plassard, analyste de Cité Gestion Private Bank à l’AFP. Lire le dossier Guerre en
Iran après l’attaque par les États-Unis et Israël : notre dossier pour tout comprendre 10:34 La France et le Pakistan condamnent les violations du cessez-le-feu au Liban, selon Islamabad Le ministre des affaires étrangères pakistanais, Mohammad Ishaq Dar, et le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, « ont exprimé leur inquiétude face aux graves violations du cessez-le-feu au Liban et ont souligné l’importance de la mise en œuvre complète et du respect de ce cessez-le-feu » lors d’
UN appel téléphonique, a annoncé le ministère des affaires étrangères pakistanais sur le réseau social X. « M. Barrot a félicité le Pakistan pour son rôle dans l’obtention de l’accord initial de cessez-le-feu et a exprimé son soutien aux efforts continus du Pakistan en faveur d’une voie diplomatique vers une paix et une stabilité durables dans la région », selon la diplomatie pakistanaise, alors qu’Islamabad doit accueillir vendredi les délégations iranienne et américaine pour des pourparlers au troisième jour de la trêve. 10:04 SONDAGE - Les Français rejettent massivement
Donald Trump et sa guerre contre l’
Iran La France semble pour le moins sceptique sur l’issue de la guerre en
Iran. Alors que
Donald Trump revendique une victoire totale après le cessez-le-feu proclamé mardi, 58 % des Français estiment que l’
Iran en sort en fait comme le vainqueur (contre 41 % pour les États-Unis) selon
UN sondage réalisé par Odoxa-Backbone pour Le Figaro*. *Réalisé le 8 et 9 avril auprès de 1005 Français NOTRE SONDAGE 09:52 L’Espagne demande à l’
Iran de négocier «de bonne foi» Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares. ADRIAN DENNIS /
Reuters L’Espagne a demandé à l’
Iran de participer «de bonne foi» aux négociations de paix avec les États-Unis à Islamabad et de s’abstenir d’attaquer d’autres pays, a indiqué le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares, après
UN échange avec son homologue iranien Abbas Araghchi. «J’encourage l’
Iran, comme je l’ai communiqué à son ministre des Affaires étrangères, à participer à ces négociations et à y participer de bonne foi», a déclaré à la presse José Manuel Albares, précisant avoir conversé avec son homologue iranien «avant-hier» et lui avoir demandé de s’abstenir de «lancer des missiles et des drones». Regarder la vidéo
Iran: les images des milliers d'Iraniens rendant hommage à Khamenei 09:41 DÉCRYPTAGE - Péage en cryptos, mines, voies alternatives... Comment l’
Iran organise le contrôle du détroit d’Ormuz Bras de fer pour
UN bras de mer. L’avenir de la circulation dans le détroit d’Ormuz sera au cœur des pourparlers qui doivent débuter ce vendredi 10 avril entre les États-Unis et l’
Iran à Islamabad, au Pakistan. La réouverture de ce nœud stratégique du commerce maritime mondial était théoriquement la condition nécessaire pour que
Washington suspende ses bombardements sur l’
Iran, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu convenu dans la nuit de mardi à mercredi. Depuis le début de la guerre, seule une poignée de navires a pu traverser ce goulet d’étranglement par lequel transitent 20% du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, entraînant une flambée des prix du pétrole et du gaz. À lire aussi Guerre en
Iran : Moscou dresse le constat d’une « défaite stratégique des États-Unis » 09:18 Des unités ukrainiennes ont abattu des drones iraniens dans «plusieurs» pays, dit Zelensky Les unités ukrainiennes envoyées en mars au Moyen-Orient ont fait leurs preuves et abattu des drones iraniens dans «plusieurs» pays de la région, a assuré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans des déclarations à la presse. «Nous avons montré à quelques pays comment travailler avec les intercepteurs (de drones, NDLR). Est-ce qu’on les a détruits ? Oui. Est-ce qu’on l’a fait dans
UN seul pays ? Non, dans plusieurs», a déclaré M. Zelensky, en référence aux drones iraniens. À lire aussi «Une blague» : l'
Iran balaie le soutien de l'Ukraine aux pays du Golfe contre ses drones Shahed Le dirigeant ukrainien s’est exprimé lors d’une rencontre avec des journalistes, dont ceux de l’AFP, dont le contenu était sous embargo jusqu’à vendredi. «Il ne s’agissait pas d’une mission d’entraînement ou d’exercices, mais de soutenir la construction d’
UN système de défense aérien moderne et qui fonctionne réellement. Oui, il y a eu de l’abattage de Shahed», nom d’
UN drone de conception iranienne, a-t-il ajouté. Il n’a pas fourni plus de détails sur le nombre de drones qui aurait été abattus par Kiev. À lire aussi L’Ukraine craint d’être la victime collatérale de la guerre en
Iran 08:57 Dubaï limite les vols étrangers jusqu’au 31 mai
UN avion Emirates à l’aéroport international de Dubaï. Stringer /
Reuters Dubaï a limité les compagnies aériennes étrangères à
UN seul vol quotidien vers ses aéroports jusqu’au 31 mai en raison de la crise iranienne, suscitant des craintes de pertes de revenus chez les transporteurs indiens, qui avaient prévu plus de vols que ceux de tout autre pays, selon des documents, informe l’AFP. La Fédération des compagnies aériennes indiennes (FIA), qui représente les principaux transporteurs IndiGo, Air India et SpiceJet, a demandé à l’Inde de faire pression sur les autorités de Dubaï pour lever ces restrictions et, à défaut, d’envisager des mesures de réciprocité contre les compagnies basées à Dubaï, notamment Emirates et flydubai, selon une lettre adressée au gouvernement indien le 31 mars. Les compagnies indiennes sont déjà sous pression financière en raison de la hausse des prix du carburant et de l’allongement des trajets vers les destinations occidentales, car elles sont interdites d’utiliser l’espace aérien pakistanais depuis l’an dernier à la suite de tensions militaires entre les deux pays. Dans
UN e-mail interne envoyé aux compagnies le 27 mars et consulté par
Reuters, Dubai Airports indique que les transporteurs seront autorisés à effectuer
UN aller-retour par jour vers l’aéroport international de Dubaï (DXB), habituellement le hub international le plus fréquenté au monde, ainsi que vers l’aéroport Al Maktoum (DWC), durant la saison estivale du 20 avril au 31 mai, prolongeant les restrictions mises en place après le début de la guerre. Regarder la vidéo Guerre en
Iran: les Gardiens de la révolution montrent les images de l'épave calcinée d'
UN «avion américain» « Les transporteurs restent limités à une rotation par jour jusqu’à ce que la capacité permette d’en accueillir davantage… Des créneaux supplémentaires seront attribués si la capacité le permet », indique le message. Ces mesures interviennent après qu’Emirates et d’autres compagnies du Golfe ont longtemps critiqué les accords bilatéraux de services aériens de l’Inde, qui limitent le nombre de sièges pouvant être proposés entre les pays. Les autorités indiennes affirment que ces accords protègent leurs compagnies dans
UN marché très concurrentiel. À lire aussi Cessez-le-feu en
Iran : l’approvisionnement en kérosène ne reviendra pas à la normale avant «plusieurs mois» 08:36 L’Indonésie exige une «enquête approfondie» après le décès de trois casques bleus L’Indonésie a exhorté, dans une déclaration, le Conseil de sécurité de l’ONU à mener une enquête approfondie sur les incidents survenus dans le sud du Liban, qui ont tué trois casques bleus indonésiens et blessé plusieurs autres. Le ministère des affaires étrangères indonésien a affirmé que 73 pays et Etats observateurs soutenaient la déclaration, présentée par le représentant permanent de l’Indonésie auprès de l’ONU, Umar Hadi, à New York. « La sûreté et la sécurité des casques bleus de l’ONU ne sont pas négociables », a déclaré le ministère, citant les propos du représentant indonésien à l’ONU. « Les pays qui contribuent aux troupes appellent également à la fin des violences au Liban, à une désescalade des tensions et encouragent toutes les parties à revenir à la table des négociations pour parvenir à
UN règlement pacifique », a-t-il ajouté. Lire le dossier Offensive d’Israël contre le Hezbollah au Liban : notre dossier pour tout comprendre 08:17
Iran-USA: Zelensky appelle à réappliquer les sanctions sur le pétrole russe Volodymyr Zelensky. LUDOVIC MARIN /
Reuters Le président ukrainien Volodymyr Zelensky demande que soient de nouveau appliquées les sanctions sur le pétrole russe, partiellement levées en raison de la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient. «
UN cessez-le-feu a commencé au Moyen-Orient et dans le Golfe. J’attends que les sanctions sur le pétrole russe soient entièrement remises en place, telles qu’elles étaient auparavant», a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des journalistes dont l’AFP dont les propos étaient sous embargo jusqu’à vendredi. À lire aussi Marché en Asie : le pétrole reste sous 100 dollars, optimisme prudent des Bourses 08:16 L’éditorial de Philippe Gélie : «Libérer le Liban»
Donald Trump aura fini par ramener à la raison Benyamin Netanyahou. Depuis l’annonce du cessez-le-feu tout juste conclu entre les États-Unis et le régime iranien, le partenaire du président américain dans l’opération Fureur épique en
Iran menaçait de le faire voler en éclats. Et de saborder les négociations entre l’Administration américaine et les gardiens de la révolution avant même qu’elles s’engagent. La trêve ne s’appliquerait pas au Liban, comme le demandait Téhéran dans
UN document que
Donald Trump tient pour « une base de négociation ». À lire aussi Liban : pourquoi l’armée présente-t-elle son plan pour désarmer le Hezbollah ? Mercredi, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a promptement réfuté ce document, en paroles comme en actes, ordonnant les frappes les plus dévastatrices contre le Hezbollah, qui ont fait des centaines de morts et plus d’
UN millier de blessés au Liban. Mais jeudi, sur injonction du chef de la Maison-Blanche, il aurait finalement accepté de ralentir le rythme des frappes. En fait, l’État hébreu considère que la guerre n’est pas plus achevée avec les mollahs qu’avec leurs supplétifs du « Parti de Dieu », faute d’avoir éliminé la menace qu’ils représentent. C’est bien le Hezbollah qui a lié le sort du Liban à celui de l’
Iran en attaquant Israël. Mais cela n’interdit pas de s’interroger sur l’efficacité, l’ampleur et les conséquences de la réponse menée par Tsahal. L’armée israélienne a tant de fois « tondu la pelouse » au nord de sa frontière et jusqu’à Beyrouth : elle ne peut plus s’imaginer régler le problème par la seule force des armes. C’est d’ailleurs après son invasion en 1982 qu’était apparue la milice chiite pro-iranienne. Retrouvez l’intégralité de cet éditorial : ÉDITORIAL 07:56 RÉCIT - «L’ampleur des massacres et des destructions est effroyable» : sous le déluge des bombes israéliennes, le Liban s’accroche à l’espoir d’une trêve Après « l’enfer » qui s’était abattu la veille, le Liban observait ce jeudi une journée de deuil lorsqu’a soudain surgi l’espoir d’une trêve. En fin d’après-midi, le premier ministre israélien a dit avoir ordonné à son cabinet d’ouvrir des « négociations directes» avec Beyrouth « dans les plus brefs délais ». Celles-ci « porteront sur le désarmement du Hezbollah et sur l’établissement de relations de paix » entre les deux pays, a précisé Benyamin Netanyahou, évoquant « les demandes répétées du Liban » Les pourparlers devraient débuter la semaine prochaine à
Washington sous le patronage de l’Administration Trump, selon le site Axios. Les autorités libanaises réclament qu’une trêve entre en vigueur avant l’ouverture de ces discussions. À lire aussi L’armée israélienne intensifie la pression sur le sud du Liban Mardi soir, le premier ministre pakistanais avait annoncé que le cessez-le-feu négocié avec l’
Iran avait vocation à s’appliquer aussi au Liban. Mais la Maison-Blanche avait par la suite donné raison à Benyamin Netanyahou, qui, peu après l’annonce de la trêve, avait affirmé le contraire. Le vice-président JD Vance, attendu à Islamabad pour conduire les négociations côté américain, évoquait pour sa part une « ambiguïté ». « Je pense que cela résulte d’
UN malentendu légitime», a-t-il déclaré à Budapest. NOTRE RÉCIT 07:42 RECIT - Après cinq semaines de bombardements contre l’
Iran,
Donald Trump crie victoire sans avoir atteint ses objectifs
Donald Trump a réussi à trouver une issue à la guerre qu’il cherchait à arrêter depuis plusieurs semaines. En moins de vingt-quatre heures, le président américain est passé de la menace de destructions massives en
Iran à
UN cessez-le-feu de quinze jours, puis à la proclamation de la victoire. « Une victoire totale et absolue. À 100 %. Cela ne fait aucun doute », a déclaré Trump à l’AFP dans la nuit de mardi à mercredi. Après l’Armageddon, l’âge d’or. Trump a annoncé le début d’une ère nouvelle. «
UN grand jour pour la paix mondiale ! », a-t-il écrit sur Truth Social. « L’
Iran souhaite que cela se réalise, ils en ont assez ! Tout comme tout le monde d’ailleurs ! Les États-Unis d’Amérique contribueront à fluidifier le trafic dans le détroit d’Ormuz. Il y aura beaucoup d’initiatives positives ! Il y aura beaucoup d’argent à gagner ! L’
Iran pourra entamer le processus de reconstruction ! Nous allons faire le plein en toutes sortes de matières premières et simplement “traîner” dans les parages pour nous assurer que tout se passe bien. Je suis convaincu que ce sera le cas. Tout comme ce que nous vivons actuellement aux États-Unis, cela pourrait bien être l’âge d’or du Moyen-Orient !!! » NOTRE RÉCIT 07:38 L’isolationniste JD Vance chargé par Trump de mettre fin à la guerre avec l’
Iran JD Vance ne voulait pas de la guerre en
Iran. Le vice-président américain est désormais chargé d’y mettre fin. Envoyé par
Donald Trump, il doit se rendre au Pakistan pour y lancer une session de négociations avec comme objectif de transformer le très fragile cessez-le-feu de deux semaines en
UN accord de paix de long terme. L’ambitieux homme politique de 41 ans s’extrait ainsi de semaines discrètes sur la guerre au Moyen-Orient pour endosser ce qui est sans doute le rôle le plus important de sa jeune carrière. Bien placé dans la course pour succéder à
Donald Trump lors de l’élection de 2028, JD Vance risque cependant de buter sur
UN noeud diplomatique à Islamabad. «Je ne vois pas de cas où le vice-président a déjà mené des négociations officielles de cette manière», estime auprès de l’AFP Aaron Wolf Mannes, maître de conférences à l’université du Maryland. «C’est quelque chose de très risqué, mais avec peut-être une forte récompense» à la clé, ajoute-t-il. Lire le dossier «Lettres d’
Iran» : le régime veut les faire taire, Le Figaro leur donne la parole 07:28 DÉCRYPTAGE - Comment Benyamin Netanyahou a convaincu
Donald Trump de frapper l’
Iran L’influence du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, sur
Donald Trump aurait joué
UN rôle crucial dans l’entrée en guerre des États-Unis contre l’
Iran. D’après des extraits d’
UN livre à paraître des journalistes Maggie Haberman et Jonathan Swan, publiés par le New York Times, la décision aurait été prise par Trump début février après une présentation de l’opération par le premier ministre israélien lors d’une réunion secrète à la Maison-Blanche. Peu d’avis divergents auraient été exprimés dans le petit entourage de Trump. Le vice-président, JD Vance, aurait été le seul à émettre des réserves sur cette aventure militaire, avant de s’y rallier. Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, aurait accueilli avec scepticisme les prévisions optimistes du premier ministre israélien sur
UN changement de régime, ainsi que Marco Rubio, le conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d’État. NOTRE DÉCRYPTAGE 07:10 Face à ses déconvenues en
Iran,
Donald Trump dirige sa colère vers ses alliés de l’Otan Le président américain
Donald Trump répond aux questions des médias lors d’une conférence de presse dans la salle de briefing James S. Brady à la Maison Blanche à
Washington, D.C., États-Unis, le 6 avril 2026. Evelyn Hockstein /
Reuters Les guerres sont plus faciles à commencer qu’à arrêter. Le cessez-le-feu annoncé mardi soir par
Donald Trump donne déjà des signes de sa fragilité. L’
Iran n’a pas rouvert le détroit d’Ormuz à la navigation. Des missiles iraniens ont été tirés contre les États du Golfe. Et les Israéliens continuent leurs frappes contre le Hezbollah en bombardant massivement le Liban, estimant que ce front ne fait pas partie de l’accord. Regarder la vidéo
Donald Trump met en garde l’
Iran contre tout péage dans le détroit d’Ormuz Mais surtout, les divergences énormes entre les 15 demandes que les Américains estiment avoir imposées à l’
Iran par une « victoire totale », demeurent très éloignées des 10 points exigés par les Iraniens pour cesser les hostilités. Les pourparlers visant à mettre fin à la guerre devraient commencer à Islamabad dès ce week-end. Ceux-ci seront menés du côté américain par le vice-président JD Vance, et les deux négociateurs spéciaux de Trump, son ami Steve Witkoff, et son gendre, Jared Kushner. Ces négociations seront d’autant plus difficiles qu’elles comprennent d’anciens contentieux, comme celui du programme nucléaire iranien et des missiles balistiques, qui avaient déjà fait l’objet de pourparlers infructueux avant la guerre. ARTICLE COMPLET 07:04 Pourparlers au Pakistan: incertitudes sur la venue des Iraniens à cause des frappes au Liban Le Pakistan se prépare vendredi à accueillir les délégations iranienne et américaine pour des pourparlers, même si la participation des Iraniens est encore incertaine après les frappes israéliennes qui ont fait plus de 300 morts au Liban mercredi et mis la trêve en péril. Ces frappes israéliennes, les plus meurtrières au Liban depuis le début de la guerre fin février, rendent «les négociations dénuées de sens», a jugé le président iranien Massoud Pezeshkian jeudi. «La tenue de pourparlers visant à mettre fin à la guerre dépend du respect par les Etats-Unis de leurs engagements en matière de cessez-le-feu sur tous les fronts, en particulier au Liban», a abondé Esmaeil Baqaei, porte-parole de la diplomatie iranienne, dont les propos sont rapportés par l’agence Isna. À lire aussi Guerre en
Iran : le Pakistan engagé dans une médiation de la dernière chance 07:01 Le ministre de la défense pakistanais qualifie Israël de « diabolique » et l’accuse de commettre
UN « génocide » au Liban Alors que le Pakistan, médiateur dans le conflit, doit accueillir à partir de vendredi des négociations entre Iraniens et Américains, les obstacles s’amoncellent. Le ministre de la défense pakistanais, Khawaja Asif, a qualifié Israël, dans
UN message sur X, de « diabolique » et de « malédiction sur l’humanité », l’accusant de commettre
UN « génocide » au Liban.
UN message que les services du premier ministre israélien ont qualifié de « honteux ». « Ce ne sont pas des déclarations qui peuvent être tolérées de la part de n’importe quel gouvernement, particulièrement d’
UN qui se revendique comme médiateur neutre pour la paix », ont-ils répondu sur X. La Maison-Blanche a averti le personnel de ne pas spéculer sur les marchés pendant la guerre avec l’
Iran, selon le WSJ La Maison-Blanche a averti le personnel du gouvernement américain de ne pas exploiter de manière inappropriée leurs fonctions pour effectuer des opérations spéculatives sur les marchés à terme, selon
UN e-mail envoyé le 24 mars, rapporte le Wall Street Journal jeudi, citant des sources. Le Journal indique que cette annonce a été faite
UN jour après que le président américain
Donald Trump a déclaré sur Truth Social qu’il ordonnerait à l’armée de reporter toute frappe contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes. La Maison-Blanche a confirmé l’authenticité de cet avertissement, selon le WSJ. À lire aussi «Bande d’énormes bouffons» : la Maison-Blanche dément sur X envisager l'utilisation de l'arme nucléaire en
Iran