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FRI · 2026-04-10 · 05:42 GMTBRIEF NSR-2026-0410-61331
News/Birmanie: le chef de la junte Min Aung H/Birmanie : le chef de la junte s'installe comme président
NSR-2026-0410-61331News Report·FR·Political Strategy

Birmanie : le chef de la junte s'installe comme président

Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a prêté serment en tant que président du Myanmar, consolidant son pouvoir cinq ans après le coup d'État de 2021. Cette transition vers un rôle civil fait suite à des élections législatives en décembre et janvier, présentées par la junte comme un retour à la démocratie.

Par Le Figaro avec AFPLe FigaroFiled 2026-04-10 · 05:42 GMTLean · Center-RightRead · 6 min
Birmanie : le chef de la junte s'installe comme président
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Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a prêté serment en tant que président du Myanmar, consolidant son pouvoir cinq ans après le coup d'État de 2021. Cette transition vers un rôle civil fait suite à des élections législatives en décembre et janvier, présentées par la junte comme un retour à la démocratie. Cependant, le scrutin n'a pas eu lieu dans toutes les régions et a abouti à une victoire des partis pro-militaires, permettant à Min Aung Hlaing d'accéder à la présidence. De nombreux observateurs internationaux ont critiqué ces élections, les considérant comme une manœuvre pour maintenir le pouvoir militaire sous un vernis civil. Plus des deux tiers des ministres du nouveau gouvernement sont des militaires ou anciens militaires.

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Plus des deux tiers des 30 ministres du nouveau gouvernement sont des militaires.

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Les élections étaient en partie destinées à donner une façade de légitimité au régime.

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Le 10 avril 2026 à 07h42 Le chef de la junte du Myanmar, le général Min Aung Hlaing, qui a destitué le gouvernement élu lors d’un coup d’État le 1er février, préside un défilé militaire lors de la Journée des Forces Armées à Naypyidaw, au Myanmar, le 27 mars 2021. Stringer . / REUTERS Après cinq années de régime autoritaire, la junte a organisé des élections législatives en décembre et janvier, présentées comme un retour à la démocratie et une chance de réconciliation. Passer la publicité Passer la publicité Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, a prêté serment en tant que président vendredi, prolongeant sa mainmise sur le pays, dans un rôle civil, cinq ans après avoir pris le pouvoir par un coup d'État. Le dirigeant de 69 ans s'est solennellement engagé lors d'une cérémonie au Parlement à «continuer à faire prospérer les principes éternels de justice, de liberté et d'égalité». «Je me consacrerai pleinement au service de la République de l'Union de Birmanie», a-t-il ajouté, entouré de ses deux vice-présidents, à l'aube de son mandat présidentiel de cinq ans. Alors chef des forces armées, Min Aung Hlaing a renversé en 2021 le gouvernement élu de la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, emprisonnée depuis, et plongé le pays dans une guerre civile. Après cinq années de régime autoritaire, sa junte a organisé des élections législatives en décembre et janvier, présentées comme un retour à la démocratie et une chance de réconciliation. À lire aussi « Ici c’est Pyongyang » : À Naypyidaw, capitale fantôme, la junte birmane s’accroche à son règne sans partage Passer la publicité Le scrutin n'a cependant pas pu se tenir dans de vastes zones contrôlées par des rebelles et a abouti à une victoire écrasante, sans opposition, des partis pro-militaires, qui l'ont porté à la présidence. De nombreux pays et observateurs internationaux ont dénoncé une manœuvre destinée à un transfert de pouvoir de l'armée à elle-même, sous un déguisement civil. Plus des deux tiers des 30 ministres du nouveau gouvernement, également investis vendredi, sont des militaires retraités ou encore en service, et une dizaine d'entre eux ont été visés par des sanctions internationales. Min Aung Hlaing a lui démissionné de son poste de général en chef pour pouvoir devenir président, juste avant la fête de Thingyan, qui débute lundi et célèbre le Nouvel An par des cérémonies de jets d'eau symbolisant le renouveau et la régénération. Relations diplomatiques Selon des analystes, les élections étaient en partie destinées à donner une façade de légitimité au régime afin d'améliorer les relations diplomatiques de la Birmanie et attirer davantage d'investissements étrangers. Des représentants des pays voisins, la Chine, l'Inde et la Thaïlande, ont assisté à la cérémonie d'investiture dans la capitale, Naypyidaw, placée sous haute sécurité. Selon les médias d'État birmans, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul a envoyé cette semaine un message de félicitations, affirmant que les relations entre les deux pays «se renforceraient encore davantage» sous la «direction compétente» de Min Aung Hlaing. La Chine a été de son côté le principal soutien des élections législatives, à l'occasion desquelles ont été relancées des discussions sur des projets d'infrastructures soutenus par Pékin longtemps bloqués par la guerre. L'armée a dirigé la Birmanie pendant la majeure partie de son histoire depuis son indépendance en 1948, se présentant comme la seule force capable de lui garantir stabilité et prospérité. Les généraux ont desserré leur emprise durant une décennie d'interlude démocratique, entre 2011 et 2021, marquée par une vague de réformes et d'optimisme dans le sillage de la très populaire Aung San Suu Kyi. À lire aussi « Il n’y a plus de futur » : le rêve birman fracassé d’une population soumise à la peur et aux privations Mais les militaires ont repris le pouvoir au prétexte de fraudes électorales qui n'ont jamais été vérifiées. Le pays est déchiré par une guerre civile depuis le coup d'État de 2021, des militants pro?démocratie ayant pris les armes contre la junte, aux côtés de mouvements armés issus de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central. L'ONU estime que plus de 3,7 millions de personnes ont été déplacées en raison du conflit et que près de la moitié des 50 millions de Birmans vivent sous le seuil de pauvreté. Chasseur américain abattu pour la première fois par l’Iran : Washington serait parvenu à secourir un pilote, Trump «briefé» sur la situation Selon CBS et CNN, citant deux responsables américains, un membre d’équipage a été sauvé lors d’une opération de secours. Contrairement aux premières affirmations iraniennes, l’appareil américain serait un F-15E, avec deux membres d’équipage, et non un chasseur furtif F-35. Ali Vaez : « Les Iraniens considèrent qu’il vaut mieux pour eux poursuivre un conflit ouvert que de chercher à le geler » ENTRETIEN - Le directeur du projet Iran à l’International Crisis Group estime que, bien que considérablement affaibli, le régime iranien n’a pas intérêt à engager des négociations tant que le coût de la guerre n’est pas suffisamment élevé pour les États-Unis. Guide suprême iranien «défiguré», détroit d’Ormuz, uranium... Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse de Pete Hegseth après le cessez-le-feu Le ministre américain de la Défense s’est exprimé ce mercredi lors d’une conférence de presse au lendemain de l’annonce d’une trêve entre les États-Unis et l’Iran. « Ici c’est Pyongyang » : À Naypyidaw, capitale fantôme, la junte birmane s’accroche à son règne sans partage REPORTAGE - Cinq ans après son coup d’État, le général Min Aung Hlaing veut normaliser son emprise sur une Birmanie déchirée par la guerre civile. « Il n’y a plus de futur » : le rêve birman fracassé d’une population soumise à la peur et aux privations Le coup d’État a plongé le pays d’Asie du Sud-Est dans une récession brutale, déclenchant un exode massif. DÉCRYPTAGE - Avant même la dernière phase des législatives qui se tient dimanche, la junte a revendiqué la majorité des sièges de la chambre basse du Parlement. Le scrutin, suivi de près par la Chine, doit préparer la désignation du prochain président. En Birmanie, la junte, en quête de légitimité, orchestre des élections en pleine guerre civile DÉCRYPTAGE - Avec le soutien de la Russie et de la Chine, le général Min Aung Hlaing organise ce dimanche 28 décembre le premier scrutin depuis son coup d’État. Birmanie: l’ONU alerte sur la famine croissante dans l’État Rakhine La junte militaire impose un blocus contre ses adversaires depuis 2022. Comment la Chine est devenue dépendante des terres rares birmanes DÉCRYPTAGE - L’empire du Milieu a cessé il y a plus de dix ans l’extraction ultra-polluante des terres rares lourdes sur son sol. Des minerais cruciaux pour la défense ou la transition énergétique. Après le séisme en Birmanie, le difficile retour à la normale de la ville de Mandalay REPORTAGE - Proche de l’épicentre du tremblement de terre du 28 mars dernier, qui a fait plus de 3500 morts, la deuxième ville de Birmanie tente, tant bien que mal, de se relever. Tom Fletcher, chef des affaires humanitaires de l’ONU : «La Birmanie connaît l’une des pires crises du moment» ENTRETIEN - Le coordinateur des secours d’urgence de l’ONU a visité les zones sinistrées du pays, et confié au Figaro son inquiétude quant au nombre de victimes et au risque d’épidémie. En Birmanie, comment la junte veut contrôler l’onde de choc politique du séisme REPORTAGE - À Rangoun, l’élan de la population envers les victimes est bridé par les militaires au pouvoir qui ne veulent pas perdre une once de leur pouvoir. La sélection du Figaro Live : les vidéos qu’il ne fallait pas rater ce mercredi 2 avril Chaque jour, la rédaction Le Figaro Live vous partage les vidéos les plus marquantes pour suivre l’actualité ainsi que ses émissions quotidiennes, et ceci, en quelques clics seulement.
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