Le 10 avril 2026 à 09h58 Les services d’urgence opèrent sur le site d’une frappe israélienne effectuée mercredi, à Ain Al Mraiseh à
Beyrouth,
Liban, le 9 avril 2026. Louisa Gouliamaki / REUTERS Selon le premier ministre israélien, ces négociations, inédites depuis des décennies, «porteront sur le désarmement du
Hezbollah» et sur «l’établissement de relations de paix» entre les deux pays, toujours techniquement en état de guerre. Passer la publicité Passer la publicité Des pourparlers entre le
Liban et
Israël sont prévus la semaine prochaine à
Washington, a dit un responsable américain jeudi, après des frappes meurtrières de l'armée israélienne sur le pays voisin qui font peser un risque sur la trêve précaire conclue entre les États-Unis et l'
Iran. «Nous pouvons confirmer que le département d'État accueillera une réunion la semaine prochaine pour discuter des négociations de cessez-le-feu avec
Israël et le
Liban», a dit ce responsable à l'AFP sous couvert de l'anonymat. Passer la publicité Après un appel à la retenue de
Donald Trump,
Benyamin Netanyahou a annoncé jeudi avoir ordonné à son cabinet d'engager des «négociations directes» avec le
Liban. Selon le premier ministre israélien, ces négociations, inédites depuis des décennies, «porteront sur le désarmement du
Hezbollah» et sur «l'établissement de relations de paix» entre les deux pays, toujours techniquement en état de guerre. Le
Liban veut cependant «un cessez-le-feu avant tout début de négociations», a déclaré à l'AFP un responsable libanais requérant l'anonymat. De son côté le
Hezbollah pro-iranien a rejeté toute négociation directe entre le
Liban et
Israël, appelant au «retrait israélien» du sud du pays. Retenue
Benyamin Netanyahou a toutefois averti auparavant que les frappes contre le
Hezbollah se poursuivraient pour rétablir la «sécurité pour les habitants du nord» d'
Israël. Dans la soirée, l'armée israélienne a annoncé ainsi avoir commencé à frapper des «sites de tir» du
Hezbollah au
Liban. Après deux jours de cessez-le-feu, la communauté internationale redoute que celui-ci ne soit compromis par la poursuite de la campagne israélienne au
Liban. À
Beyrouth, l'heure était encore à la recherche de victimes après les frappes menées simultanément par
Israël sur plusieurs régions mercredi, qui ont fait plus de 300 morts et un millier de blessés. Passer la publicité
Donald Trump a confirmé jeudi à NBC News avoir plaidé la retenue auprès de
Benyamin Netanyahou, après que le site d'information Axios a fait part d'échanges téléphoniques mercredi entre les deux hommes et l'émissaire américain Steve Witkoff. Le premier ministre britannique Keir Starmer a lui jugé «inacceptable» la poursuite des attaques d'
Israël contre le
Liban lors d'une tournée dans le Golfe. Obstacles Le Pakistan, médiateur dans le conflit, avait relevé en annonçant le cessez-le-feu que celui-ci s'appliquait «partout, y compris au
Liban» - ce que démentent
Israël et
Washington. Le pays doit accueillir à partir de vendredi des négociations entre Iraniens et Américains, ces dernières étant menées par le vice-président JD Vance. Mais avant même le début des négociations, les obstacles s'amoncellent, d'autant plus après le message sur X du ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, qui a qualifié
Israël de «diabolique» et de «malédiction sur l'humanité», l'accusant de commettre un génocide au
Liban. Un message que les services du premier ministre israélien ont qualifié de «honteux».«Ce ne sont pas des déclarations qui peuvent être tolérées de la part de n'importe quel gouvernement, particulièrement d'un qui se revendique comme médiateur neutre pour la paix», ont-ils répondu sur X. Passer la publicité Auprès de NBC News,
Donald Trump s'est dit «très optimiste» sur la possibilité de conclure un accord de paix, malgré l'écart entre les positions des deux pays. «Mauvais boulot» Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a lui exclu d'emblée toute restriction du programme d'enrichissement d'uranium de son pays, une demande fondamentale des États-Unis et d'
Israël qui accusent l'
Iran de vouloir se doter de la bombe atomique - ce que Téhéran nie. Un pétrolier non-iranien, le premier depuis le cessez-le-feu, a franchi jeudi le détroit d'Ormuz, dont la réouverture était une condition du cessez-le-feu. Mais le trafic via cette voie maritime essentielle au commerce mondial est encore loin d'un retour à la normale, et
Donald Trump a mis en garde l'
Iran jeudi contre toute volonté de mettre en place un péage. Le président américain a fait état dans un message sur sa plateforme Truth Social «d'informations selon lesquelles l'
Iran fait payer des frais aux pétroliers traversant le détroit d'Ormuz». «Ils ont intérêt à ne pas le faire, et si c'est le cas, ils feraient mieux d'arrêter maintenant!», a-t-il ajouté, accusant l'
Iran de faire «vraiment du mauvais boulot, indigne certains diraient, pour permettre au pétrole de traverser le détroit d'Ormuz». Guerre au Moyen-Orient : des pourparlers entre
Israël et le
Liban prévus la semaine prochaine à
Washington S'ABONNER « Trump nous laisse en pâture à un pouvoir revanchard » : entre soulagement et inquiétude, les Iraniens craignent une vague de répression RÉCIT - Alors que
Washington et Téhéran revendiquent tous les deux la victoire, les Iraniens estiment être les grands perdants du cessez-le-feu. Ils craignent que le régime, fragilisé mais toujours en place, ne leur fasse payer le prix de cette guerre. «On se restreint sur l’alimentaire, on fait moins d’achats plaisir» : la grande inquiétude des Français face à l’augmentation du prix des carburants TÉMOIGNAGES - Covoiturage, déplacements limités, économies sur les courses alimentaires… Face à la flambée du coût de l’essence et du fioul en raison du conflit au Moyen-Orient, particuliers et professionnels cherchent à limiter la casse. La visite d’Emmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud rattrapée par la guerre en
Iran DÉCRYPTAGE - La réouverture du détroit d’Ormuz sera au cœur des échanges du président français à Tokyo puis à Séoul, deux alliés des Américains, bousculés par l’interventionnisme de Trump. Guerre au Moyen-Orient : qu'est-ce que l'E-3 Sentry, ce précieux avion de détection et de commandement américain détruit par Téhéran ? Plus connu sous le nom d’Awacs, cet appareil est indispensable à la maîtrise tactique des États-Unis dans le ciel du Moyen-Orient. Avant la frappe iranienne, l’US Air Force n’en possédait plus que 16 exemplaires. À Doha ou Dubaï, la drôle d’expérience de Keolis, l’exploitant français du métro Le géant du transport public a dû adapter les fréquences de ses rames en fonction d’une fréquentation qui a beaucoup varié. « Ce qui est aujourd’hui pour les autres peut être demain pour nous » : le conflit au Moyen-Orient ravive les inquiétudes en Ukraine RÉCIT - L’ouverture d’un nouveau front dans le Golfe a suspendu les négociations à Kiev et offert de l’oxygène à une économie russe au bord de l’asphyxie. Face à la guerre au Moyen-Orient, les États européens s’opposent sur le sort du marché carbone L’Italie, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque réclament une suspension du marché carbone européen, qui coûte cher à leurs entreprises. «Si ça se refroidit fin mars ou en avril, certains vont le payer cher» : le prix du fioul s’envole avec la guerre au Moyen-Orient En France, plus de 2,5 millions de résidences principales sont encore chauffées au fioul. Les ménages concernés se retrouvent à devoir choisir entre faire le dos rond, en espérant que la situation se calme avant que leur cuve soit vide, ou payer plein pot. Accaparé par l’
Iran,
Donald Trump repousse sa visite en Chine DÉCRYPTAGE - Si le président affirme maintenir une « bonne relation » avec Pékin, le conflit au Moyen-Orient menace la fragile détente sino-américaine sur fond de différends stratégiques et commerciaux persistants. « Une odeur qui exhalait le feu » : au
Liban, des médecins et des secouristes ciblés par
Israël REPORTAGE - Trente-six médecins, infirmiers et ambulanciers ont été tués depuis la reprise de la guerre contre le
Hezbollah.