Le 10 avril 2026 à 23h27
Jacques Paris et
Cécile Kohler, au palais de l’Élysée le 8 avril 2026. Tom Nicholson / REUTERS RÉCIT - Les deux otages, rentrés en
France mercredi, ont été particulièrement mal traités pendant plus de trois ans et demi. Passer la publicité Ils se sont réfugiés dans le mutisme face aux sollicitations des médias. Les téléphones portables de leur entourage ne répondent pas. Même si
Cécile Kohler et
Jacques Paris avaient commencé à se refaire une santé à l’ambassade de
France à Téhéran depuis cinq mois qu’ils y étaient assignés à résidence, ils avaient vécu, auparavant, un enfer : plus de trois ans et demi de détention. Une détention devenue, au fil des ans, une prise d’otages d’État, une des plus longues que la
France ait connue depuis des décennies. Deux questions taraudent, désormais, les observateurs familiers de ces affaires en eaux troubles : Pourquoi aussi longtemps ? Et pourquoi ont-ils été mal traités, contrairement à la plupart de leurs compagnons d’infortune français ? Au lendemain de leur sortie d’
Iran par la route via l’
Azerbaïdjan,
Cécile Kohler et
Jacques Paris ont commencé mercredi à lever le voile sur leurs conditions de détention, depuis le jardin de l’Élysée, à l’issue d’un long entretien… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous «Les Iraniens n’étaient pas pressés» : les dessous de la longue détention de
Cécile Kohler et
Jacques Paris, plombée par une mobilisation insuffisante S'ABONNER «Je me suis retrouvée prise au piège» : entre traumatisme et galères administratives, le parcours du combattant des otages français pour réintégrer la société RÉCIT - À l’occasion du retour de
Cécile Kohler et
Jacques Paris,
Ingrid Betancourt,
Mortaza Behboudi et les familles Hunter et Castro appellent dans les colonnes du Figaro à la création d’un statut juridique d’otage d’État. Définitivement libres,
Cécile Kohler et
Jacques Paris de retour vers la
France RÉCIT - Après plus de trois ans de détention, le couple est sorti d’
Iran par la route aux termes d’un accord avec Téhéran. « Rien n’est terminé » : après deux années d’attente, Israël enterre son dernier otage sans encore tourner la page REPORTAGE -
Ran Gvili, enlevé le 7 octobre 2023, a été enterré mercredi à Meitar. Si la séquence des otages s’achève, le traumatisme reste entier : guerre persistante à Gaza, menaces régionales et débat non tranché sur les responsabilités. Le corps de
Ran Gvili, « défenseur d’Aloumim » et dernier otage du 7 Octobre, revient en Israël RÉCIT - Après 843 jours à Gaza, le corps de ce sous-officier de la police israélienne, tombé en défendant le kibboutz Aloumim le 7 octobre 2023, a été retrouvé par Tsahal. Son retour referme un chapitre ouvert par l’attaque du Hamas. « Ran doit rentrer » :
Ran Gvili, dernier otage du 7 Octobre, au cœur du blocage des négociations à Gaza Près de 800 jours après l’attaque du Hamas, le corps de ce policier mort en détention est toujours à Gaza. Pour sa mère, Talik, il est devenu un enjeu diplomatique majeur, alors que Donald Trump presse Israéliens et Palestiniens d’engager la deuxième phase de son cessez-le-feu. Christophe de Voogd : « Les otages “morts” à Gaza, un euphémisme atroce et lourd de sens politique » CHRONIQUE - Une semaine sur deux, le spécialiste de rhétorique politique analyse les mots et concepts qui peuplent le débat public. Cette semaine, il se penche sur l’expression d’« otages morts », utilisée pour désigner les captifs tués dès le 7 octobre 2023 ou décédés dans les geôles du Hamas. Le cas du Français Christophe Gleizes encore en suspens à Alger RÉCIT - À quelques jours du procès en appel du journaliste français, les autorités algériennes font face à une contestation croissante de son opinion qui réclame la libération d’opposants injustement détenus. Le retour en
France de
Cécile Kohler et
Jacques Paris suspendu au sort d’une Iranienne transférée à l’ambassade d’
Iran à Paris DÉCRYPTAGE - Après trois ans et demi de détention, les deux Français sont à la résidence de l’ambassadeur de
France à Téhéran, où ils ont reçu un appel téléphonique d’Emmanuel Macron. PORTRAIT - Quarante ans après l’enlèvement du journaliste Jean-Paul Kauffmann au Liban, son fils cadet s’est fait un prénom dans le grand reportage d’investigation. Mais il reste marqué à vie par cette période. 4 novembre 1979 : l’incroyable assaut de l’ambassade des États-Unis à Téhéran GRAND RÉCIT - Cet assaut et la prise d’otages qui a suivi changèrent à jamais les relations entre la République islamique d’
Iran et l’Occident.