flux rss (Nouvelle fenêtre) La flambée du kérosène, dopée par la guerre en
Iran, renchérit les billets d’avion et fragilise les compagnies aériennes. Entre surcoûts, dépendance au Golfe et pénuries, certaines réduisent déjà leurs vols, et la situation pourrait durer. Publié le 10/04/2026 08:43 Mis à jour le 10/04/2026 08:44 Un Airbus A220-300 d'
Air France, immatriculé F-HZUA, atterrissant à l'aéroport de Genève, 10 mars 2026. (FABRICE COFFRINI / AFP) La crise du kérosène fait vaciller les compagnies aériennes. On assiste à une explosion des prix depuis le début de la guerre en
Iran. Les billets d’avion coûtent déjà plus cher. Prenez
Air France, il y a une quinzaine de jours, la compagnie française avait annoncé une surcharge carburant de 50 euros pour un long-courrier en classe éco. Elle vient de la doubler. Comptez désormais 100 euros sur un billet aller-retour long-courrier.
Air France répercute sur ses clients la hausse du kérosène liée au conflit au Moyen-Orient et une vingtaine de compagnies font de même :
United Airlines,
Air Canada,
Air India, etc.Il faut dire que, côté kérosène, la hausse des prix est bien plus forte que celle du pétrole, environ deux fois plus. Depuis le 28 février, début du conflit, le prix du baril de kérosène est passé de 87-90 dollars à plus de 200 dollars. Le secteur aérien encaisse de plein fouet ce choc pétrolier. Pas sûr que le cessez-le-feu permette d'améliorer la situation. Tant que le climat géopolitique ne sera pas stabilisé, le prix du kérosène restera élevé. Les compagnies européennes sont très exposées. Pour leurs achats de carburant, les compagnies aériennes en
Europe dépendent à 50% des pays du Golfe. On l’a vu ces dernières semaines, avec des restrictions de kérosène dans plusieurs aéroports, notamment en Italie. Dans ce contexte, l’équation financière se complique tellement que certaines compagnies préfèrent annuler des vols. La marge par passager est devenue trop faible. Il faut donc s’attendre à moins de vols. Depuis le début de la crise, la compagnie scandinave
SAS a déjà annulé un millier de vols. Le groupe allemand
Lufthansa travaille sur un plan d’immobilisation de ses avions au cas où la guerre s’enliserait.En réalité, cette crise risque d’affecter la capacité des compagnies à maintenir leur programme de vols ce printemps et cet été.
Ryanair a déjà prévenu. En cas de tension durable sur l’approvisionnement, elle pourrait réduire une partie de son programme entre mai et juillet 2026 et supprimer jusqu’à 10% de ses vols.Même en cas de réouverture durable du détroit d’Ormuz, rien n’est garanti. Selon l’Association internationale du transport aérien, l’approvisionnement en kérosène mettra du temps à revenir à la normale, plusieurs mois au moins. Le plan d'électrification de la France proposé par le gouvernement Nike reconnaît un défaut sur ses maillots de la Coupe du monde 2026 Secte démantelée : le gourou agissait depuis 30 ans Les secrets de la garde-robe de la Reine Elizabeth II Pétroliers : faut-il davantage taxer leurs profits ? Pouvoir d'achat : nos yaourts vont-ils coûter plus cher ? L'ingérence américaine dans les élections en Hongrie "On a tout sacrifié, mais rien n'a changé", une Iranienne témoigne Julien Février, ex-otage au Venezuela, raconte l'enfer de sa détention Concert de Céline Dion : une enquête pour pratique commerciale trompeuse ouverte Israël entame "des négociations directes" avec le Liban Vols, violences : 11 policiers municipaux en garde à vue Hongrie : Peter Magyar, l'opposant qui veut faire tomber Viktor Orban Au Liban, une ONG tente de sauver les animaux touchés par les frappes israéliennes Royaume-Uni : des rassemblements d’adolescents tournent au chaos Plus de 300 morts à Beyrouth : des civils sous les bombes israéliennes Prix des carburants : les premières baisses à la pompe