Le Français, détenu pendant trois ans dans une prison iranienne, explique qu'il lui avait été reproché de ne pas avoir déclaré ses revenus pendant sa captivité. L'ex-otage français en
Iran Benjamin Brière, devant le siège de l'Organisation des nations unies à Genève, le 27 mai 2024. (FABRICE COFFRINI / AFP) Un cas "hors norme" et une réponse "inacceptable". La
Direction générale des Finances publiques (DGFiP) fait son mea culpa après la publication du témoignage de l'ex-otage français en
Iran Benjamin Brière, qui raconte que le service des impôts lui a reproché de ne pas avoir effectué ses déclarations d'impôts pendant qu'il était prisonnier en
Iran. Le Français explique au
Journal du Net qu'à son retour en
France en 2023, après trois ans de détention, il était "radié de partout. Je n'existais plus aux yeux de la Sécurité sociale et de
France-travail" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="53447" data-entity-type="organization">
France Travail. J'ai dû me battre pour tout réactiver, à commencer par les impôts." Mais l'étude de sa situation n'a pas été des plus compréhensives, comme il l'expliquait déjà à franceinfo en octobre 2025. "On m'a demandé pourquoi je n'avais rien déclaré depuis quatre ans. J'ai expliqué que j'étais en prison, que je n'avais pas pu le faire. Ce à quoi l'agente des impôts me dit que même en prison, on fait sa déclaration… Oui enfin moi j'étais dans une prison iranienne : 'Dans ce cas, votre famille aurait pu le faire', m'a-t-on répondu", raconte
Benjamin Brière cité par le
Journal du Net."La première année de détention, je n'ai pas pu dire un mot à ma famille et la deuxième année, j'avais un quart d'heure de téléphone toutes les quatre à six semaines. Autant dire que les impôts, c'était loin d'être ma priorité."
Benjamin Brière, ex-otage français en Iranau Journal du NetDans des messages publiés sur X dimanche 12 avril, la DGFiP décrit un "premier contact anormal avec une agente dans un service des impôts qui n'a pas perçu la gravité de sa situation". La réponse apportée à
Benjamin Brière "est inacceptable" et "nous regrettons vivement que cet usager n'ait pu initialement bénéficier de toute l'attention qu'il convenait de lui apporter compte tenu du contexte", répond la direction des impôts."Ce défaut d'accompagnement est tout à fait contraire à nos valeurs" et "tout a été mis en œuvre pour s’assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire", ajoute la DGFiP, sans préciser les mesures mises en place. Elle note cependant que passé ce premier contact,
Benjamin Brière a "été reçu, dans un autre département, par la responsable du centre des impôts et sa situation a été rapidement régularisée, avec tout le soin que méritait ce cas hors norme".Mais le fisc n'est pas le seul service de l'Etat avec lequel
Benjamin Brière a dû batailler à son retour après 1 079 jours prisonnier, lui qui évoque également
France-travail" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="53447" data-entity-type="organization">
France Travail. "Quand il arrive dans le système d'information de
France-travail" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="53447" data-entity-type="organization">
France Travail, [il] n'existe pas, [il n'a] pas acquis de droit et [il ne peut] rien demander", raconte à
France Inter le député des Côtes-d'Armor Eric Bothorel, qui est intervenu pour débloquer la situation de
Benjamin Brière. "Quelle que soit la bonne volonté des agents qui sont derrière les ordinateurs, ils ne peuvent pas [aider
Benjamin Brière] parce que la case 'otage' n'existe pas", ajoute le député apparenté EPR. C'est pourquoi le Français se bat pour la création d'un statut d'otage afin de faciliter le retour de celles et ceux qui ont traversé la même épreuve que lui, comme Cécile Kohler et Jacques Paris. Guerre au Moyen-Orient : l'impact sur le tourisme au Vietnam Prudence, les chenilles processionnaires sont de retour ! UBB-Toulouse, les impressionnants chiffres d'un choc de titans en quarts de Champions Cup Pourquoi Tadej Pogacar peut remporter Paris-Roubaix Zaho : "Enfant, je ne voulais pas devenir une adulte aigrie" Grêle à Marrakech : la ville rouge recouverte de blanc Etats-Unis-
Iran : bras de fer dans le détroit d'Ormuz "Rends-toi" : le beau-frère de Xavier Dupont de Ligonnès sort du silence,15 ans après le drame Fabriquer du hasard, une quête depuis 12 000 ans ! Mission Artemis II : retour sur Terre réussi pour les 4 astronautes Le plan d'électrification de la
France proposé par le gouvernement Nike reconnaît un défaut sur ses maillots de la Coupe du monde 2026 Secte démantelée : le gourou agissait depuis 30 ans Les secrets de la garde-robe de la Reine Elizabeth II Pétroliers : faut-il davantage taxer leurs profits ? Pouvoir d'achat : nos yaourts vont-ils coûter plus cher ? L'ingérence américaine dans les élections en Hongrie "On a tout sacrifié, mais rien n'a changé", une Iranienne témoigne Julien Février, ex-otage au Venezuela, raconte l'enfer de sa détention Concert de Céline Dion : une enquête pour pratique commerciale trompeuse ouverte