Le champion du monde slovène a terminé deuxième de l'
Enfer du Nord dimanche, comme lors de sa première participation en 2025.
Tadej Pogacar sur les pavés de
Paris-Roubaix, le 12 avril 2026. (BERNARD PAPON / AFP) Jamais deux sans trois participations. Après une deuxième place sur
Paris-Roubaix en 2025,
Tadej Pogacar est monté sur la même marche du podium, dimanche 12 avril, sur l'
Enfer du Nord, alors qu'il avait l'occasion de remporter le seul Monument du cyclisme qui manque à son palmarès. Pour cet assoiffé de victoires, cet échec est aussi la promesse de le revoir sur les pavés du Nord. Le premier à remporter cinq Monuments du cyclisme consécutif. Le premier à remporter chacune de ces cinq courses depuis
Roger De Vlaeminck en 1977. Le premier vainqueur du
Tour de France à remporter
Paris-Roubaix depuis
Bernard Hinault en 1981. Sur l'
Enfer du Nord,
Tadej Pogacar avait l'occasion d'écrire l'histoire et de s'adjuger ces records, mais une nouvelle fois, la victoire lui a échappé de peu. Au départ dimanche matin, le public ne s'y trompait pas en se massant en nombre autour du bus de son équipe, UAE Team Emirates XRG. Le président des Pogiboyz, son fan club belge, confiait avoir mal dormi et être nerveux en pensant à la course.
Tadej Pogacar, lui, était "tranquille", selon
Mauro Gianetti, son manager général. Le Slovène savait pourtant qu'il faisait face "au plus grand défi de tous" comme il l'a qualifié après sa victoire à
Milan-San Remo, celui de remporter une course qui correspond moins à son gabarit, 1m76 et 65 kilos, qu'à celui de
Mathieu van der Poel et
Wout van Aert, plus proches du mètre quatre-vingt-dix et des 75 kilos.Avec son profil de grimpeur, le champion du monde avait réussi à détacher ses concurrents dans les monts pavés des Flandres, mais la tâche s'annonçait plus ardue sur le plat de
Paris-Roubaix. Le Slovène le savait, mais le quadruple vainqueur du
Tour de France, sur lequel il a montré quelques signes de lassitude, aime se lancer de nouveaux défis. L'
Enfer du Nord représente pour lui une sorte de graal à conquérir sur un terrain présenté comme n'étant pas le sien, un défi à sa hauteur, une course dont le suspense fait l'attrait alors qu'il a pris l'habitude de le tuer rapidement quand il enfile un dossard. Ce suspense, rendu possible par les nombreux aléas mécaniques qui peuvent se produire sur les pavés,
Tadej Pogacar l'a éprouvé, contre son gré, dimanche. Il avait reconnu plusieurs fois le parcours et avait appris de son erreur de 2025 pour ne pas chuter, mais contre les crevaisons, le Slovène n'a rien pu faire. Il a crevé une première fois, à 120 kilomètres de l'arrivée, a tenté d'avancer le plus loin possible sur un vélo d'assistance, mais a dû ensuite produire un effort conséquent pour revenir sur le groupe de tête avant la Trouée d'Arenberg."Il y avait un gros écart à combler, l'équipe a fait un gros travail pour me ramener, il fallait que ça se fasse avant Arenberg. J'étais un peu cuit en rentrant dans le groupe, a-t-il reconnu, le visage encore plein de poussière, en conférence de presse à l'arrivée. Et ensuite j'ai eu une autre crevaison, ce genre de problème vous fait toujours perdre un peu d'énergie, mais c'est ainsi que se passe
Paris-Roubaix." Moins frais que
Wout van Aert, le Slovène n'a pas réussi à lâcher le Belge malgré quelques attaques sur les derniers secteurs pavés. "J'ai essayé, mais mes jambes n'étaient pas au mieux. Il roulait dans ma roue, je sentais qu'il était très fort, et au sprint il est vraiment très rapide", a-t-il reconnu, la mine un peu déconfite. Même s'il s'est dit "content" de son résultat et qu'il a réussi à sourire auprès de ses coéquipiers à l'arrivée, il est difficile d'imaginer
Tadej Pogacar pleinement satisfait de sa deuxième place. "On le connaît, il voulait gagner, il est passé proche, donc ça lui laissera l'envie de revenir. Il a déjà écrit des grandes pages de l'histoire, ça reste une bonne chose qu'il puisse revenir et réessayer", a confié
Mauro Gianetti. "J'ai toujours l'envie de revenir ici. J'ai encore plusieurs années dans ma carrière, peut-être pas l'année prochaine, mais je reviendrai", a promis le champion du monde, qui aura de nouveau l'occasion de rejoindre Eddy Merckx, Rik van Looy et
Roger De Vlaeminck au palmarès des coureurs ayant remporté chacun des cinq Monuments. De quoi ravir les organisateurs, comme Thierry Gouvenou, le directeur de course, qui espérait dans la semaine que le Slovène "patiente encore deux ou trois ans avant de gagner", afin qu'il ne soit pas rassasié et s'aligne de nouveau sur la "Reine des Classiques". Fatigue, ravito, pancartes... On a assisté au Marathon de Paris 2026 Prudence, les chenilles processionnaires sont de retour ! UBB-Toulouse, les impressionnants chiffres d'un choc de titans en quarts de Champions Cup Pourquoi
Tadej Pogacar peut remporter
Paris-Roubaix Nike reconnaît un défaut sur ses maillots de la Coupe du monde 2026
Tadej Pogacar en reconnaissance sur les mythiques pavés de
Paris-Roubaix Mariam court contre les violences sexistes et sexuelles L'impressionnante ascension du running depuis dix ans Il y aura encore plus de pubs pendant la Coupe du monde Vinicius appelle Yamal à "poursuivre ce combat" contre le racisme Comment "la bourle" est devenue la star des réseaux sociaux ? Le Vieux Quaremont, point central du Tour des Flandres Les Bleus ont fait un cadeau pendant leur tournée aux États-Unis Louis Bielle-Biarrey, joyau du XV de France et du Tournoi Tiger Woods passe un appel au président avant son arrestation Champions Cup : quelles chances pour les clubs de rugby français ? On a visité une salle adaptée au public autiste lors d'un match au Stade de France "C'est beaucoup plus long, plus dur", Guirec Soudée, le skipper qui a battu le record du monde à l'envers Mondial : les 6 derniers qualifiés... dont un adversaire des Bleus Les Italiens frappés par la malédiction du Mondial Coupe du monde 2026 : sans l’Italie mais (peut-être) avec l’Iran "Désastre", "malédiction"... l'Italie à nouveau privée du Mondial de football "Personne ne fait une transition pour faire du sport à haut niveau", clame Julie Tétart, basketteuse à Monaco 1 pays, 3 équipes : l'effectif français impressionne Vente du Parc des Princes : "Nous souhaitons clôturer les discussions au plus tard à la fin de l'été", assure Emmanuel Grégoire, maire de Paris Une course de chaises de bureau, en relais, au Japon Le champion du monde Ilia Malinin embrase le gala des Mondiaux de patinage artistique