Publié le 13/04/2026 08:30 Mis à jour le 13/04/2026 08:45 Le conservateur pro-européen Magyar a détrôné ce dimanche le nationaliste Viktor Orban en Hongrie (FERENC ISZA / AFP) Après 16 ans au pouvoir et quatre mandats, le Premier ministre Orban a été largement battu à l'issue des élections législatives. Le conservateur pro-européen Peter Magyar s'est assuré une super-majorité. Les quais du Danube de
Budapest se sont transformés en une immense boîte de nuit, dimanche 12 avril dans la soirée. Le conservateur pro-européen Peter Magyar a largement remporté les élections législatives en Hongrie face au nationaliste Viktor Orban, dont la défaite constitue aussi un camouflet pour le président américain
Donald Trump qui lui avait apporté son soutien. Selon un décompte officiel portant sur 98,15% des bureaux de vote,
Tisza remporte 138 sièges sur 199 avec 53,56% des voix, contre 55 sièges et 37,86% des voix pour le
Fidesz de Viktor Orban. Signe de l'impact de cette victoire : la participation a atteint un record de 79,50%. Lentement, le vainqueur des élections législatives hongroises, le conservateur pro-européen a remonté les quais, drapeau national à la main, ovationné par une foule immense qui s'étire sur plus de deux kilomètres. Inconnu il y a deux ans, Peter Magyar s'est imposé comme le seul rival crédible du leader nationaliste. Face au Parlement illuminé, la liesse et une chorégraphie soigneusement étudiée concourent à faire de cette nuit hongroise, un moment d'histoire."Ensemble, nous avons remplacé le système Orban. Ensemble, nous avons libéré la Hongrie. Nous avons repris notre pays !", lance Peter Magyar à la foule. Il détrône le dirigeant nationaliste au pouvoir depuis 16 ans.Un peu plus tôt, Viktor Orban est apparu sur les écrans géants. Le désormais ex-Premier ministre reconnaît sa défaite cuisante et parle de "résultats douloureux". Ses fiefs ruraux ont basculé et les jeunes se sont mobilisés. Dimanche, dans la foule, le mot-clé dans toutes les bouches est "espoir". Son plus jeune fils juché sur ses épaules, Okadam glisse : "C'est pour eux que ce qu'il se passe est essentiel. Je veux qu'ils restent chez eux, qu'ils ne quittent pas leur pays, qu'ils trouvent leur place au sein de l'Union européenne", complète le père de famille. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban s'adresse à ses partisans lors de son dernier meeting de campagne au château de Buda à
Budapest, le 11 avril 2026 (ATTILA KISBENEDEK / AFP) Trouver sa place en restant en Hongrie était inimaginable jusqu'ici pour Benjamin, 17 ans. Cela redevient désormais possible, assure le jeune homme qui se dit "très optimiste" : "J'ai appris des langues et je voulais partir d'ici. Mais maintenant, je pense qu'avec
Tisza et ce peuple réunis, mon futur et le futur de la jeunesse peut se construire en Hongrie. Orban n'a pas réussi à nous diviser".Beaucoup de jeunes participent au rassemblement. Florian est venu avec son groupe d'amis et se dit "extrêmement heureux". Il assure qu'il reste néanmoins vigilant. "Je saurai être critique car je ne veux pas d'un nouveau Viktor Orban"Florian, un électeur hongroisà franceinfoSelon lui, Peter Magyar doit "vite prendre les bonnes décisions pour montrer que le changement est là." À la tribune, le conservateur pro-européen reconnaît que la tâche sera immense.Les partisans de Viktor Orban les plus optimistes ne comptent pas laisser tomber : ils donnent rendez-vous dans quatre ans. Gina, 31 ans, salue avant tout la dignité du perdant, devenu, après 16 ans de pouvoir, le chef de gouvernement en exercice le plus ancien de l'UE : "Il a reconnu que son mandat se termine aujourd'hui, il a accepté la défaite. S'il avait résisté ou lutté, cela n'aurait mené à rien... Le pays aurait été paralysé", estime-t-elle.
Péter Magyar, le soir au parti électoral
Tisza à
Budapest, Hongrie, le 12 avril 2026. (IMAGO/dts Nachrichtenagentur / MAXPPP) Mais cela ne suffit pas à apaiser la détresse d'Hojnolko. Jusqu'au bout, celle qui se présente comme une électrice du
Fidesz depuis 1989 croyait en la victoire du leader nationaliste, malgré les sondages pessimistes. "Je suis très triste. C'est très choquant, je ne m'attendais pas à ça… Il avait du charisme, il voulait le meilleur pour la Hongrie. Sa préoccupation, c'était notre sécurité. J'accepte le résultat mais le chapitre n'est pas refermé, il reviendra", assure-t-elle. Julia, professeure à
Budapest, confie qu'elle a du mal à se faire à l'idée de Peter Magyar à la tête de la Hongrie : "J'ai toujours refusé d'imaginer ce scénario. Pour moi, il n'est pas crédible, il ne sera pas un bon Premier Ministre. Il suffit qu'il prononce deux phrases pour se contredire... Cela me fait vraiment peur", avance-t-elle.Viktor Orban s'est engagé devant ses militants à poursuivre son combat politique, dans l'opposition, avec la promesse de revenir un jour au pouvoir. Recyclage : le coût exorbitant du protoxyde d’azote Ces enfants incarnent Simba et Nala dans la comédie musicale du "Roi Lion" Échec des négociations : nouvelles menaces sur le détroit d'Ormuz Fatigue, ravito, pancartes... On a assisté au Marathon de Paris 2026 Combien de temps faut-il rester sur les toilettes ? Guerre au Moyen-Orient : échec des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis Concerts de Céline Dion : pourquoi ces tarifs exorbitants ? Guerre au Moyen-Orient : échec des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis Guerre au Moyen-Orient : l'impact sur le tourisme au Vietnam Prudence, les chenilles processionnaires sont de retour ! UBB-Toulouse, les impressionnants chiffres d'un choc de titans en quarts de Champions Cup Pourquoi Tadej Pogacar peut remporter Paris-Roubaix Zaho : "Enfant, je ne voulais pas devenir une adulte aigrie" Grêle à Marrakech : la ville rouge recouverte de blanc Etats-Unis-Iran : bras de fer dans le détroit d'Ormuz "Rends-toi" : le beau-frère de Xavier Dupont de Ligonnès sort du silence,15 ans après le drame Fabriquer du hasard, une quête depuis 12 000 ans ! Mission Artemis II : retour sur Terre réussi pour les 4 astronautes Le plan d'électrification de la France proposé par le gouvernement Nike reconnaît un défaut sur ses maillots de la Coupe du monde 2026 Secte démantelée : le gourou agissait depuis 30 ans Les secrets de la garde-robe de la Reine Elizabeth II