Réaction Le président américain
Donald Trump a affirmé dimanche qu'il n'est « pas un grand fan » du pape
Léon XIV, qui avait la veille prononcé une virulente allocution contre la guerre, et s'est livré à une violente diatribe contre lui sur les réseaux sociaux. Le pape lui a répondu alors qu'il est actuellement en visite en Algérie. Publié le : 13/04/2026 - 10:57Modifié le : 13/04/2026 - 11:40 5 min Temps de lecture
Donald Trump à son arrivée à la Maison Blanche, le 13 avril 2026. AP - Jose Luis Magana « Je ne suis pas un grand fan du pape Léon. C'est quelqu'un de très progressiste, et c'est un homme qui ne croit pas à la lutte contre la criminalité », a déclaré
Donald Trump aux journalistes à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland. Il a accusé le souverain pontife de « faire joujou avec un pays qui souhaite se doter de l'arme nucléaire », en référence à l'
Iran. Peu après,
Donald Trump a publié un long message sur son réseau
Truth Social, accusant pêle-mêle
Léon XIV de soutenir le programme d'armement nucléaire iranien, de s'être opposé à l'opération militaire américaine au
Venezuela en janvier et de rencontrer des sympathisants de l'ex-président démocrate
Barack Obama, entre autres. « Le pape Léon est FAIBLE face à la criminalité, et catastrophique en matière de politique étrangère », débute le message du président américain. Il y soutient plus loin que
Léon XIV a été nommé pape « simplement parce qu'il est Américain, et que (l'Église, ndlr) s'est dit que ce serait la meilleure façon de gérer le président Donald. J. Trump », affirmant : « Léon ne serait pas au
Vatican si je n'étais pas à la Maison Blanche. » « Je ne veux pas d'un pape qui critique le président des États-Unis » « Je ne veux pas d'un pape qui critique le président des États-Unis, car je fais exactement ce pour quoi j'ai été élu, DE FACON ECRASANTE, à savoir faire baisser la criminalité à des niveaux historiquement bas et créer le plus grand marché boursier de l'histoire », a aussi écrit le président républicain.
Donald Trump a accompagné son message d'une image générée par intelligence artificielle dans laquelle on le voit, en toge blanche et rouge, apposer sa main sur le front d'un malade sur un lit d'hôpital, entouré de personnes en prière, et sur fond de drapeau américain, de Statue de la Liberté, d'avions de chasse, d'aigles et d'autres figures dans le ciel. Dans l'une de ses plus virulentes critiques des conflits qui embrasent la planète, notamment au Moyen-Orient,
Léon XIV avait déclaré samedi que la foi était nécessaire « pour affronter ensemble ce moment dramatique de l'histoire ». « Assez de l'idolâtrie du moi et de l'argent ! Assez des démonstrations de force ! Assez de guerre ! La véritable force se manifeste en servant la vie », avait lancé le pape américain lors d'une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre de Rome. Comme il l'a déjà fait par le passé, il n'a cité aucun responsable politique par son nom et n'a pas désigné de pays en particulier. Depuis son élection en mai 2025,
Léon XIV, né à Chicago, a pris une position claire contre certaines décisions de l'administration Trump, tout en maintenant ouverts les canaux de communication.
Léon XIV n'a pas « peur de l'administration Trump » En visite en Algérie où il est arrivé ce lundi matin, le pape a déclaré ne pas avoir « peur de l'administration Trump ». S'exprimant à bord de l'avion papal à destination d'Alger, où le premier pape américain entame une tournée de dix jours dans quatre pays africains, le souverain pontife a dit ne pas vouloir « entrer dans un débat » avec
Donald Trump. « Je ne pense pas que le message de l'Évangile doive être détourné comme certains le font », a-t-il ajouté. « Je continuerai à m'élever haut et fort contre la guerre, à promouvoir la paix, le dialogue et les relations multilatérales entre les États afin de trouver des solutions justes aux problèmes », a-t-il déclaré en anglais. « Trop de gens souffrent dans le monde aujourd'hui », a ajouté
Léon XIV. « Trop d'innocents sont tués. Et je pense que quelqu'un doit se lever et dire qu'il existe une meilleure voie ». « Je ne suis pas un politicien, je n'ai pas l'intention d'entrer dans un débat avec lui, le message est toujours le même: promouvoir la paix », a ajouté le pape devant les journalistes. Des relations de plus en plus tendues Les relations entre le
Vatican et Washington se sont nettement tendues ces dernières semaines. En coulisses, certains médias américains rapportent que le ton serait monté entre les représentants du pape et de Trump, notamment après la condamnation par
Léon XIV de l'intervention au
Venezuela et des opérations anti-immigrés de l'ICE à Minneapolis. À lire aussiPâques:
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