Le 13 avril 2026 à 20h30 Le vice-président des États-Unis, JD Vance, s’était déplacé en personne pour donner l’accolade à Viktor Orban devant les caméras à Budapest, le 7 avril 2026. Jonathan Ernst / REUTERS ANALYSE - C’est l’échec économique de Viktor Orban qui explique son échec électoral. Son successeur, s’il promet de renouer avec l’Europe, demeure un conservateur qui reprendra certaines de ses politiques, notamment la lutte contre l’immigration. Passer la publicité Pour sauver le soldat Orban, la planète illibérale avait presque tout fait. Donald Trump avait loué les qualités de « l’homme fantastique », son vice-président, JD Vance, s’était déplacé en personne pour lui donner l’accolade devant les caméras. Vladimir Poutine, le Slovaque Robert Fico, le Tchèque Andrej Babis, Marine Le Pen : le soutien de tous les alliés du premier ministre hongrois n’aura pas suffi à le faire gagner. Le séisme que représente sa défaite fait sentir ses secousses dans toute l’Europe et projette ses éclats ailleurs dans le monde. Pour les autocrates du monde entier, la première leçon est que le pouvoir n’est jamais garanti à vie et que l’alternative à la démocratie libérale n’est pas éternelle. Même quand cette alternative est soutenue par le président de la première puissance mondiale. Même quand elle est défendue par des partisans fidèles qui mettent en avant la souveraineté nationale, la stabilité économique et le refus d’un alignement systématique sur les… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 83% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous La chute de Viktor Orban en Hongrie, un revers pour la planète illibérale S'ABONNER De modèle à vilain petit canard : comment l’effondrement de l’économie hongroise a coûté sa place à Viktor Orbán Durant ses seize années au pouvoir, le désormais ex-premier ministre conservateur a plongé son pays, rongé par la corruption, dans le marasme économique. Appauvrie, la population a préféré donner sa chance à un homme encore inconnu il y a deux ans, Péter Magyar. Reprise en main des médias publics, lutte contre la corruption... Péter Magyar inaugure l’ère post-Orban DÉCRYPTAGE - Le prochain premier ministre est désormais reçu sur les médias publics, qui refusaient jusqu’à présent de lui donner la parole. Alexandre Devecchio : «La défaite de Viktor Orbán n’est pas la victoire du progressisme» LA BATAILLE DES IDÉES - Pas plus que celle de Trump hier, la défaite d’Orbán ne signifie la fin du mouvement populiste. Il ne faut pas confondre un revers électoral avec une disparition politique. «Il ne joue pas un rôle fondamental pour la Russie» : Moscou cherche à relativiser la perte de son allié fidèle Viktor Orban DÉCRYPTAGE - La défaite de son principal allié européen, réduit la marge de manœuvre de la Russie vis-à-vis de l’UE. Chantal Delsol : « La chute de Viktor Orban n’a pas fait disparaître le problème démocratique de l’Europe institutionnelle » TRIBUNE - Après seize ans au pouvoir, le Fidesz, le parti du premier ministre sortant, a été défait ce dimanche lors des élections législatives hongroises. Sa chute est la conséquence logique de ses errances, analyse la philosophe, et elle offre à Bruxelles l’occasion de méditer sur les causes profondes qui amènent les populistes au pouvoir. «La marche des autocrates peut être stoppée» : la presse internationale attend beaucoup de la chute d’Orban en Hongrie REVUE DE PRESSE - La victoire nette de Peter Magyar aux élections législatives a tout d’un désaveu de la politique de Viktor Orban, au pouvoir depuis 16 ans. Les Hongrois nourrissent l’espoir d’un nouveau départ, selon certains médias européens. « La vérité a vaincu le mensonge ! » : Péter Magyar inflige une défaite historique à Viktor Orban REPORTAGE - Le parti Tisza de Péter Magyar a infligé une lourde défaite au Fidesz de Viktor Orban. Il pourra gouverner avec la «supermajorité » des deux tiers du parlement. Instituts pro-Orban, indépendants ou proches de l’opposition... Avant les législatives en Hongrie, que disent les sondages ? DÉCRYPTAGE - Dans un pays aux sondages souvent politisés, certains instituts donnent Peter Magyar largement en tête, quand d’autres voient Orban vainqueur. Ces enquêtes d’opinion ne sont pas pour autant dépourvues d’enseignements. En Hongrie, Viktor Orban tente d’inverser une vague « dégagiste » DÉCRYPTAGE - Son parti national-conservateur, le Fidesz, mise sur les ressources de l’État ainsi que sur la mobilisation d’électeurs défavorisés pour rattraper son retard face au centriste Péter Magyar. En Hongrie, l’opposant Péter Magyar est l’adversaire que le pouvoir n’avait pas vu venir DÉCRYPTAGE - Le quadragénaire, avocat et haut fonctionnaire, qui fut auparavant au service du Fidesz, a remporté dimanche les législatives, mettant un terme au mandat de Viktor Orbán, au pouvoir depuis seize ans.