Le 14 avril 2026 à 17h44
Giorgia Meloni, le 9 avril 2026 à
Rome. ANDREAS SOLARO / AFP RÉCIT - Sous la pression de son parti et de l’électorat, la présidente du Conseil italien a finalement pris mardi la défense de
Léon XIV contre son allié politique américain. Passer la publicité C’est contrainte par les événements que
Giorgia Meloni aura fini par condamner les attaques de
Donald Trump contre
Léon XIV. Alors que l’agression verbale du président américain a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi en Italie, la chef du gouvernement italien a, au matin, adressé « au pape ses vœux les plus sincères pour le succès de ce voyage apostolique » en Afrique. Une communication inhabituelle lors des voyages pontificaux. Elle a ajouté, sibylline : « Puisse le ministère du Saint-Père favoriser le règlement des conflits et le retour de la paix, tant à l’intérieur des pays qu’entre les nations », sans pour autant désigner le fauteur de troubles. Le message était-il suffisamment clair ? Pas pour tout le monde : ses collaborateurs doivent expliquer à leurs correspondants au Saint-Siège que ce communiqué visait bien à désavouer Trump. Les membres de l’entourage de la présidente du Conseil se relayent pour exprimer publiquement leur « consternation ». Tous, à droite… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 72% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. Déjà abonné ? Connectez-vous À contrecœur,
Giorgia Meloni dénonce les attaques de
Donald Trump contre le pape
Léon XIV S'ABONNER Blanche Leridon : « Les mouvements populistes ne sont ni une parenthèse ni une menace passagère » ENTRETIEN - En Pologne, en Hongrie et en Italie, les populistes sont solidement installés dans le paysage au point de continuer à influer sur la scène politique lorsqu’ils perdent les élections, observe la directrice des études
France de l’Institut Montaigne, qui vient de coécrire une note : « Les nationaux-populistes à l’épreuve du pouvoir. » Baisse des prix à la pompe : pourquoi la
France n’a pas les moyens d’imiter
Giorgia Meloni ANALYSE - L’Italie a décidé de réduire les taxes sur les carburants pour en faire baisser le prix de 25 centimes à la pompe. Un luxe désormais inabordable pour la
France. « Si le non l’emporte, il y aura des appels à sa démission » :
Giorgia Meloni entre en zone de risque, avant un référendum qui divise l’Italie DÉCRYPTAGE - La réforme de la justice portée par la première ministre fait l’objet d’un intense débat en Italie, au point de faire planer le doute sur l’avenir du gouvernement. «Pourquoi l’Italie est-elle si touchée par la mort de Quentin ?» FIGAROVOX/TRIBUNE - En s’agaçant des commentaires de
Giorgia Meloni sur la mort de Quentin, Emmanuel Macron passe à côté de l’essentiel : ce drame touche directement l’Italie, du fait de son histoire et de son climat politique actuel, explique Vincenzo Sofo, ancien eurodéputé Fratelli d’Italia. «Une histoire que l’Italie a vécue» : la mort de Quentin Deranque à Lyon, un écho au «meurtre de la rue Acca Larentia» à
Rome ? ANALYSE - On ne peut comprendre la réaction de
Giorgia Meloni au meurtre de Quentin Deranque sans revenir à cet événement fondateur de janvier 1978, où l’extrême droite italienne a trouvé son martyr. «“Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés”: l’incident Macron–Meloni ne doit pas devenir une fracture» FIGAROVOX/TRIBUNE - Emmanuel Macron a exhorté jeudi
Giorgia Meloni d’arrêter de «commenter ce qui se passe chez les autres», après des propos de la première ministre italienne sur la mort de Quentin. Pour Edoardo Secchi,
Giorgia Meloni n’a pourtant pas attaqué la
France ni son chef d’État. Jérémie Gallon et Arnaud Danjean : «La diplomatie française souffre d’un décalage croissant entre ses ambitions et la réalité de ses leviers d’action» TRIBUNE - La contradiction récurrente entre nos grands desseins au nom de l’Europe et nos impuissances et revirements internes exaspère nos partenaires, pointent l’essayiste et l’ancien député européen*. Nicolas Baverez : « L’Allemagne et l’Italie, moteurs de la nouvelle Europe » CHRONIQUE - Réunis à
Rome le 23 janvier, Friedrich Merz et
Giorgia Meloni se sont engagés dans une transformation de l’Union européenne autour de cinq axes. Ensemble, ils dessinent les contours d’une nouvelle Europe sans la
France. « Le RN cherche à se dissocier de
Donald Trump parce qu’il mine sa crédibilité auprès des élites » ENTRETIEN - Selon le baromètre annuel de Verian pour Le Monde sur l’image du RN, 40 % des sympathisants RN ont une bonne opinion de
Donald Trump. Pour le politologue Jean-Yves Camus, le RN ne peut pas passer son temps à donner l’impression qu’il court après la Russie ou les États-Unis s’il souhaite arriver au pouvoir. Accord UE-Mercosur : l’Italie, prête à changer de camp, crie déjà victoire DÉCRYPTAGE - Sur le fond favorable au Mercosur qui favorise ses entreprises exportatrices, le gouvernement Meloni a mis en scène son opposition, le temps d’obtenir de nouvelles concessions pour ses agriculteurs hostiles à cet accord.