Le mécanisme doit permettre de limiter les marges des distributeurs de carburants, si les tarifs des produits raffinés dépassent ceux d'avant-crise. Publié le 14/04/2026 18:01 Mis à jour le 14/04/2026 20:18 Plus de 4 000 stations-service sur 10 000 proposaient du bioéthanol E85 à la pompe, en France, en mars 2026. (ROMAIN DEZEQUE / RADIO FRANCE) Dans le contexte de hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, l'exécutif envisage de passer par un décret pour encadrer les tarifs. Le Conseil national de la consommation a été saisi pour avis, indique une source au ministère de l'Economie mardi 14 avril. La piste d'un plafonnement des marges des distributeurs est "étudiée, mais pas tranchée" par le gouvernement. Le mécanisme se déclencherait dès lors que les prix des produits raffinés à Rotterdam dépassent ceux d'avant-guerre au Moyen-Orient, correspondant peu ou prou à 1,71 €/l à la pompe pour le gazole et l'essence.Le gouvernement se réserverait alors le droit de plafonner les marges, en prenant la moyenne de ce qu'ils faisaient avant la crise, en janvier et février. Mais il ne s'agit pas d'un plafonnement des prix, la marge plafonnée s'ajoutant à des prix des produits raffinés qui évoluent, à la hausse comme à la baisse.Il s'agit d'un nouveau coup pression sur les stations-service, mais rien ne dit que les effets se feront sentir à la pompe, d'autant qu'il n'y a rien à gagner, à entendre les distributeurs eux-mêmes. "Les marges des distributeurs sont déjà à zéro, un ou deux pourcents, rappelle de son côté la députée LFI Aurélie Trouvé. Donc c'est une annonce vide. La seule mesure efficace, c'est le blocage des prix, à 1,70 euros le litre d'essence et 1,80 le litre de gazole, c'est à dire le niveau d'avant-guerre." Ce blocage général des prix, comme la baisse de la TVA demandée par le Rassemblement national, le gouvernement n'en veut pas. Il reste aussi sur sa ligne - pas de chèque universel - et fait le pari de la bonne compréhension des Français.Le prix du gazole remonte légèrement cette semaine avec une moyenne de 2,28 euros le litre en moyenne dans 2 431 stations sur les quelque 9 800 que compte la France, selon les données compilées par le gouvernement et calculées par l'Agence Radio France.En ce qui concerne le SP95, le prix moyen reste stable lundi. Il est de 2,03 euros le litre en moyenne sur 472 stations. Quant au SP95-E10, il est de 1,98 euros le litre en moyenne sur 2 191 stations. Le SP98 s'affiche à 2,05 euros le litre en moyenne sur 1 955 stations. Ces deux prix sont équivalents à ceux constatés dimanche. Les policiers intervenus dans le Bataclan seront décorés de la Légion d’honneur Exécuté en pleine rue : un homme abattu par des tueurs à scooter Israël / Liban : Donald Trump annonce un cessez-le-feu Deux-roues débridés : les nouveaux dangers de la route Au moins 16 morts dans des frappes russes en Ukraine Un homme d'affaires assassiné en pleine rue à Neuilly-sur-Seine Une fusillade dans une école fait au moins neuf morts en Turquie Patrick Bruel : elle l'accuse d'agression sexuelle Billets, retards : ce qui pourrait changer pour vous "Un public minable, indigne"... La colère de la présidente de Basket Landes "C'est son droit !" : le porte-parole du RN Laurent Jacobelli n'est pas inquiet de l'influence de Vincent Bolloré dans le monde culturel Hollie Davidson, première arbitre féminine à officier dans un match du Top 14 Très controversée, la loi Yadan sur l'antisémitisme va être débattue à l'Assemblée nationale Mythos, l’IA qui inquiète les géants de la finance américaine Jordan Bardella "assume" les photos de Paris Match Un maire et trois personnes en garde à vue, impliqués dans la mort d’une habitante