Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, a été la cible de plusieurs frappes. Ses ruines antiques n'ont pour seule protection que le "bouclier bleu" de l'
UNESCO. Publié le 24/03/2026 13:24 Mis à jour le 24/03/2026 13:26 Les vitres du musée du site archéologique d'
Al-Bass à
Tyr, dans le sud du Liban, ont été soufflées par une frappe israélienne le 6 mars dernier. (DIMITAR DILKOFF / AFP) Une large voie romaine, un hippodrome et un arc de triomphe du IIe siècle... Ces joyaux de l'antiquité font partie de la nécropole d'
Al-Bass, important site archéologique de
Tyr, dans le sud du Liban, à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël. L'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le
Hezbollah le 2 mars. Selon les autorités locales, le 6 mars, une famille entière de huit personnes a été tuée, sa maison pulvérisée, à quelques mètres des vestiges d'
Al-Bass."Ils pensaient que la proximité du site les protégerait parce qu'il est classé au patrimoine mondial de l'
UNESCO, qu'il ne serait pas touché", raconte
Nader Saqlaoui, directeur des fouilles archéologiques dans le sud. Détail macabre, l'équipe venue inspecter d'éventuels dégâts sur les monuments a "découvert des restes humains sur le toit du musée" encore en construction. Le bâtiment a subi quelques dommages, ses vitres ont volé en éclats, mais l'explosion n'a pas atteint la nécropole des IIe et IIIe siècles. Les archéologues doivent encore examiner les vieilles pierres pour détecter d'éventuelles fissures ou altérations qui pourraient avoir été provoquées par l'onde de choc.Le ministre de la Culture libanais Ghassan Salamé a dénoncé une "agression" d'Israël, rappelant qu'"il n'existe aucune présence militaire ou sécuritaire sur ces sites". Leur seule protection contre les bombes israéliennes est symbolique. Un simple panneau, flanqué d'un écusson bleu et blanc. Ces "boucliers bleus", lancés par un comité lié à l'
UNESCO, sont un message adressé à l'armée israélienne: la convention de la Haye de 1954 exige de préserver les biens culturels en cas de conflit armé.Le Comité international du Bouclier a été créé dans les années 1990, pour tenter de mieux protéger le patrimoine archéologique, de plus en plus souvent pris pour cible dans les conflits. Ses panneaux bleus et blancs sont apparus en
Ukraine, ou plus récemment en
Iran et sur une trentaine de sites au Liban, dont celui de
Tyr. Mais l'
UNESCO n'a ni le mandat ni les moyens d'intervenir sur le terrain quand la convention sur le patrimoine n'est pas respectée. Un "bouclier bleu" installé devant les ruines antiques du site d'
Al-Bass, à
Tyr, le 23 mars 2026. Une protection avant tout symbolique. (DIMITAR DILKOFF / AFP) "Les Israéliens savent tout, même la pointure de vos chaussures (...) Ils savaient très bien où se trouvait le site", assure
Nader Saqlaoui. "Nous avons vécu au moins six guerres avec Israël (...) ça ne les a pas empêché d'attaquer des sites archéologiques". Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne, qui dit viser le
Hezbollah, n'a pas commenté dans un premier temps. Lors du précédent conflit de 2023-2024, les environs immédiats de
Tyr avaient déjà été touchés. Et la citadelle de Chamaa, une forteresse médiévale de la zone frontalière, à moitié détruite par l'armée israélienne.À l'époque, des pièces d'or, des amphores plurimillénaires et des sarcophages de grande valeur avaient alors été transférés à Beyrouth, où ils se trouvent encore. Mais ce plan de sauvetage est plus difficile à mettre en œuvre aujourd'hui. "Le Liban est plein de richesses archéologiques (...) et les dépôts de Beyrouth n'ont pas la capacité d'accueillir tous ces objets" menacés, explique David Sassine, expert de l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine (Aliph). Même sous escorte militaire, le transport des objets depuis le sud du pays "reste risqué" ajoute-t-il. Et rien ne garantit qu'ils seront davantage en sécurité dans la capitale, elle-même bombardée régulièrement.À
Tyr, à la suite d'un appel à évacuer d'Israël, beaucoup d'habitants ont fui, mais quelques milliers sont restés, avec des combattants du
Hezbollah pro-iranien. Et avec les précieux vestiges de l'époque où la ville rayonnait sur la Méditerranée. L'émotion de Jean Dujardin aux obsèques de Bruno Salomone Céline Dion fera son retour sur scène à Paris à l'automne 2026 "Le milieu agricole est extrêmement difficile" Ana Girardot Plus de 100.000 fans réunis à Séoul pour le retour sur scène de BTS Esports Nation Cup : la coupe du monde des jeux vidéo "Mes parents se demandaient ce que j'allais faire de ma vie" François Damiens Nicholas Brendon, star de "Buffy contre les vampires", est mort à l'âge de 54 ans Isabelle Mergault : "Je voudrais mourir en faisant rire" L'acteur américain Chuck Norris est mort à l'âge de 86 ans L'actrice et réalisatrice Isabelle Mergault est morte à l'âge de 67 ans On a tous travaillé gratuitement en jouant à Pokémon Go Patrick Bruel visé par au moins deux plaintes pour des violences sexuelles Jean Dujardin : "Avec Bruno Salomone, on s'est aimés immédiatement" Impôts : les cartes Pokémon dans le viseur du fisc "Projet dernière chance" : "le film le plus difficile" de Ryan Gosling "Bruno Salomone a fait sa demande en mariage sur son lit d'hôpital" "Une bataille après l'autre" triomphe, Michael B. Jordan sacré... Les moments forts des Oscars 2026 Oscars 2026 : la cérémonie est-elle sous la menace de l'
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