Le 24 mars 2026 à 23h29 Les pays «participants de l’agression» contre l’
Iran, ne pourront pas bénéficier de ce droit de passage, selon une lettre envoyée par Téhéran à l’Organisation maritime internationale et consultée par le
Financial Times. Passer la publicité Passer la publicité
UN signe de détente de la part de l’
Iran ? Les «navires non-hostiles» peuvent désormais emprunter le détroit d’Ormuz, selon une déclaration de Téhéran mardi soir. Le
Financial Times rapporte que cette mesure a été diffusée plus tôt ans dans une lettre de Téhéran aux pays membres de l’Organisation maritime internationale (OMI), affirmant que la traversée du détroit se ferait «en coordination avec les autorités iraniennes». Une annonce qui intervient alors que le président américain
Donald Trump a déclaré mardi aux journalistes que les États-Unis négocient «en ce moment» avec «les bonnes personnes» en
Iran afin de parvenir à
UN accord pour mettre fin aux hostilités, ajoutant que les Iraniens souhaitent fortement conclure
UN accord. Dans la lettre communiquée à l’OMI, le ministère iranien des Affaires étrangères précise que Téhéran a «pris des mesures nécessaires et proportionnées pour empêcher les agresseurs et leurs soutiens d’exploiter le détroit d’Ormuz afin de mener des opérations hostiles contre l’
Iran». Pas de retour au statu quo ante, donc, et Téhéran précise dans son courrier, que les navires liés aux États-Unis et à Israël, ainsi qu’aux «autres participants de l’agression» contre l’
Iran, ne pourraient pas bénéficier de ce droit de passage, sans donner plus de détails. Passer la publicité Revirement spectaculaire de
Donald Trump Ce passage maritime stratégique, pour où transite en temps normal
UN cinquième du pétrole mondial, est pratiquement fermé à la navigation depuis le début du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’
Iran le 28 février. Environ 3200 navires sont actuellement bloqués dans le Golfe, refusant de risquer le passage alors qu’au moins 22 navires ont été touchés par l’
Iran depuis le début du conflit. L’OMI, agence des Nations unies chargée de définir les normes internationales du transport maritime, a convoqué la semaine dernière une réunion d’urgence pour faire face aux conséquences de cette crise sur la navigation. Lundi,
Donald Trump a effectué
UN revirement spectaculaire, passant d’une menace d’escalade de la guerre avec l’
Iran à l’annonce lundi de «très bons» pourparlers pour y mettre fin, démentis toutefois par la République islamique. Le président américain a affirmé lundi que les États-Unis avaient été en contact avec
UN dirigeant iranien qu’il n’a pas nommé. C’est «l’homme qui, je crois, est le plus respecté et le leader», une personne «très raisonnable», a-t-il ajouté, en précisant toutefois qu’il ne s’agissait pas du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei. L’
Iran ouvre sous conditions le détroit d’Ormuz aux navires «non hostiles» S'ABONNER « Tout le monde a été surpris » : quand
Donald Trump perd le contrôle du pétrole, sa ressource fétiche DÉCRYPTAGE - Le choc créé sur les marchés mondiaux du pétrole semble avoir pris par surprise l’Administration américaine, qui multiplie les mesures d’urgence pour enrayer la hausse des cours, alors que le détroit d’Ormuz est toujours fermé. « Le pire est à venir » : Israël s’empare du Sud-Liban pour éradiquer le Hezbollah RÉCIT - Malgré les annonces de négociation avec l’
Iran, Israël accentue sa pression au Liban, affirmant s’inspirer de son expérience, revendiquée, à Gaza. Dans leurs tunnels, les « guérilleros » kurdes iraniens attendent leur heure DÉCRYPTAGE - Les combattants du Parti pour une vie libre au Kurdistan (Pjak) se cachent dans les montagnes du nord-est de l’Irak et rêvent de contribuer à la chute du régime des mollahs. L’éditorial de Philippe Gélie : « Guerre en
Iran, la diplomatie magique de
Donald Trump » Les derniers zigzags du président américain montrent qu’il n’aborde pas nécessairement la phase diplomatique du conflit en position de force, malgré les coups portés à l’
Iran depuis près d’
UN mois.
Donald Trump évoque des négociations et cherche une sortie à sa guerre en
Iran DÉCRYPTAGE - Le président américain, qui multiplie les déclarations contradictoires, assure que des contacts sont pris avec Téhéran, jouant la diplomatie sans renoncer à la force. Après l’attaque contre des ambulances de la communauté juive, le Royaume-Uni s’alarme d’une flambée de l’antisémitisme Sur fond d’hostilité croissante, la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood estime que les Juifs britanniques vivent dans la peur et sont contraints de dissimuler leur foi. Bruno Tertrais : «Mal préparée sur tous les plans, sans voies de sortie évidentes, la guerre d’
Iran de
Donald Trump est sans queue ni tête» ENTRETIEN - Après la décision de
Donald Trump de repousser à la fin de la semaine l’éventuelle destruction des infrastructures énergétiques iraniennes, le directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique estime que «les États-Unis sont beaucoup plus isolés qu’en 2003 contre l’Irak». De Tokyo à Téhéran : 80 ans de changements de régime par les États-Unis RÉCIT - Si l’offensive israélo-américaine en
Iran n’a pas officiellement pour but
UN changement de régime, elle s’inscrit dans une série de précédents qui remontent à la Seconde Guerre mondiale et qui ont vu les Américains y prétendre, avec des résultats contrastés. Le chaud et le froid de Trump sur l’
Iran déboussole les marchés financiers au cours d’une folle journée DÉCRYPTAGE - La Bourse de Paris perdait 2 % à la mi-journée avant de rebondir dans le vert en réaction au revirement du président américain sur son ultimatum. De Riyad à Dubaï, la hantise des monarchies du Golfe face à l’extension de la guerre contre l’
Iran REPORTAGE - L’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis redoutent
UN durcissement des frappes iraniennes et font tout pour ne pas être amenés à intervenir militairement contre Téhéran.