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THU · 2026-03-26 · 08:49 GMTBRIEF NSR-2026-0326-36915
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"C'est le symbole de l'abandon de l'industrie française": le tribunal des activités économiques de Lyon rejette un projet pour relancer l'activité du chimiste Vencorex

Le tribunal des activités économiques de Lyon a rejeté le projet Exalia, visant à relancer une production française de soude, de chlore et d'acide chlorhydrique sur le site de l'ancien chimiste Vencorex. Ce projet, soutenu par le ministre de l'industrie et porté par des entrepreneurs locaux, prévoyait la création de 250 emplois d'ici 2027 et un millier à terme, avec un investissement de 80 millions d'euros.

BFM TV EconomieFiled 2026-03-26 · 08:49 GMTLean · Center-RightRead · 4 min
"C'est le symbole de l'abandon de l'industrie française": le tribunal des activités économiques de Lyon rejette un projet pour relancer l'activité du chimiste Vencorex
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Le tribunal des activités économiques de Lyon a rejeté le projet Exalia, visant à relancer une production française de soude, de chlore et d'acide chlorhydrique sur le site de l'ancien chimiste Vencorex. Ce projet, soutenu par le ministre de l'industrie et porté par des entrepreneurs locaux, prévoyait la création de 250 emplois d'ici 2027 et un millier à terme, avec un investissement de 80 millions d'euros. Au lieu de cela, le tribunal a validé la cession de terrains à Suez et l'attribution de la ferraille à un ferrailleur. Les porteurs du projet Exalia expriment leur incompréhension face à cette décision, la considérant comme un symbole de l'abandon de l'industrie française. Ils demandent l'intervention des plus hautes sphères de l'État pour reconsidérer le dossier.

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Key claims

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Vencorex closed in spring 2025, resulting in 400 layoffs.

factualArticle
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The Exalia project had 80 million euros in funding.

factualOlivier Six
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Exalia aimed to produce 110,000 tons of hydrochloric acid, soda, and liquid chlorine annually.

factualOlivier Six
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The Lyon economic activities court rejected the Exalia project to revive Vencorex's activities.

factualArticle
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The Exalia project was expected to create 250 jobs by 2027 and 1,000 jobs within five years.

predictionOlivier Six
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Full report

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Le projet de reprise d'une partie des activités et des infrastructures de Vencorex, Exalia, a été rejeté par le Lyon" class="entity-link entity-organization" data-entity-id="66144" data-entity-type="organization">Tribunal des activités économiques de Lyon jeudi 25 mars. Une "incompréhension" pour les porteurs locaux du projet, soutenus par le ministre de l'industrie en novembre dernier, afin de relancer une production française de soude, de chlore et d'acide chlorhydrique."A notre immense surprise ce matin, on a appris que notre offre n'était pas retenue" par le tribunal des activités économiques (TAE) de Lyon (nouveau nom des tribunaux de commerce, ndlr), a déclaré l'entrepreneur Olivier Six, l'un des acteurs du projet Exalia avec une ex-salariée, mis sur pied l'an dernier après le rachat d'une partie de Vencorex par BorsodChem, filiale hongroise de son concurrent chinois Wanhua. Le tribunal a en revanche validé la cession d'une partie des terrains à Suez et "attribué la totalité de la ferraille de la plateforme à un ferrailleur", a-t-il ajouté.L'objectif d'Exalia, "projet de souveraineté (et) stratégique", était de produire de façon décarbonée 110.000 tonnes par an d'acide chlorhydrique, de soude et de chlore liquide, une partie des activités historiques de Vencorex, à destination de l'industrie et de l'agroalimentaire, a-t-il rappelé lors d'un point presse au Pont-de-Claix, près de Grenoble, où l'entreprise devait voir le jour avant fin 2027 et prévoyait la création de 250 emplois à l'horizon 2027 et un millier d'ici cinq ans.Il s'agit d'un "projet extrêmement solide", doté de 80 millions d'euros de financement, "qui doit et qui devait être un symbole de la réindustrialisation" du pays, a-t-il souligné. "On n'a pas encore les argumentaires (du TAE), mais c'est la totale incompréhension, un écoeurement inimaginable", a-t-il ajouté.Le tour de table du projet était pourtant déjà bouclé, souligne La Tribune, avec au moins 15 millions d'euros de fonds privés, autant de prêts publics, mais aussi 17 millions de promesses de subventions et 13 millions de la part des banques."Ce qui a été décidé, c'est de donner cette offre à un ferrailleur. C'est un symbole quand même fort, c'est-à-dire qu'on préfère démanteler plutôt que se dire qu'il y a une chance que ce projet aboutisse", s'est désolée de son côté Séverine Dejoux, ancienne déléguée syndicale de Vencorex, et coporteuse du projet Exalia."Aujourd'hui, on demande aux plus hautes sphères de l'État (...) de regarder ce dossier et de voir pourquoi on en est là", a ajouté Olivier Six, rappelant que le ministre délégué à l'industrie Sébastien Martin était attendu jeudi au Pont-de-Claix pour une conférence de la CGT dédiée au "Made in France". Sébastien Martin, lors d'une précédente visite en novembre, avait qualifié le projet Exalia d'"extrêmement sérieux".Relancer la chaîne de production locale du sel chimiqueLa société Vencorex avait fermé ses portes au printemps 2025, entraînant le licenciement de 400 salariés. Seule l'activité des tolonates, à plus forte valeur ajoutée, a été conservée par BosodChem et le groupe Wanhua, avec une cinquantaine de salariés. La production historique du groupe, la production de sel et de chlore, a donc pris fin, laissant ainsi à l'arrêt une grande partie des installations sur cet immense site industriel situé aux portes de Grenoble, avec des enjeux importants de démantèlement et de dépollution.L'an dernier, à la barre du tribunal de commerce, d'anciens salariés et des collectivités locales, comme la Métropole de Grenoble, avaient déjà présenté un premier projet de reprise en coopérative, mais ce dernier avait été jugé "irrecevable" et n'avait pas obtenu le soutien de Bercy.Depuis l'été dernier, Exalia entend prendre la relève. Le projet compte notamment s'appuyer sur la mine de sel de Hauterives, située dans la Drôme, qui fournissait jusqu'alors Vencorex en sel et qui ne peut, pour des raisons techniques, arrêter sa production, aujourd'hui inutilisée.La CGT réclame une commission d'enquête"C'est le symbole de l'abandon de l'industrie française, c'est un scandale national !", a réagi jeudi la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, qui demandera jeudi à Sébastien Martin, "de nationaliser, ce qui permettrait de relancer (le) projet, (...) soutenu par la BPI", la Banque publique d'investissement."Aujourd'hui, on est encore plus inquiets qu'avant. (...) On épuisera probablement toutes les voies de recours possibles parce qu'on n'arrive pas à se résoudre, à se dire c'est fini pour cette plateforme", a ajouté Sévarine Dejoux, appelant à "des actes" de la part du ministre. Pour cette ancienne déléguée syndicale de Vencorex, il revient désormais à la procureure de Lyon de porter un éventuel recours contre la décision du TAE.Christophe Ferrari, président de la métropole de Grenoble et maire de Pont-de-Claix, s'est de son côté déclaré "tétanisé par une décision hors sol et qui ne tient pas compte de l'intérêt public". Le projet devait permettre, à horizon un an, de créer "autour de 150 emplois, et à plus long terme ça pouvait être 300 à 500 emplois", selon Sophie Binet, qui demande l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur le dossier Vencorex, "un scandale de A à Z".
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industrie française
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projet de reprise
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exalia
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réindustrialisation
0.70
tribunal des activités économiques
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