Le 30 mars 2026 à 09h16
Berlin,
Paris,
Rome et Londres ont fait part dimanche dans un communiqué conjoint de leur «profonde inquiétude» concernant un projet de loi israélien visant à étendre la peine de mort. Ronen Zvulun / REUTERS Les ministres des Affaires étrangères de
France, d’Italie, d’Allemagne et du Royaume-Uni ont dénoncé un projet de loi visant à étendre la peine de mort qui sera examiné ce lundi au parlement israélien. Passer la publicité Passer la publicité
Berlin,
Paris,
Rome et Londres ont fait part dimanche dans un communiqué conjoint de leur «profonde inquiétude» concernant un projet de loi israélien visant à étendre la peine de mort, à la veille de son vote par la
Knesset. «Nous, ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, de la
France, de l'Italie et du Royaume-Uni, exprimons notre profonde préoccupation au sujet d'un projet de loi qui élargirait de manière significative les possibilités d'imposer la peine de mort en Israël (...)», écrivent-ils dans ce communiqué. Selon eux, «l'adoption d'un tel texte risquerait de remettre en cause les engagements d'Israël en matière de principes démocratiques». Passer la publicité Dès lors, «nous exhortons les décideurs israéliens à la
Knesset et au sein du gouvernement à abandonner» ce projet de loi. Ce projet de loi, présenté par l'extrême droite, doit être voté lundi par le Parlement israélien en deuxième et troisième lectures mais fera sûrement l'objet de recours devant la Cour suprême. Selon ce texte, «quiconque cause intentionnellement ou par indifférence la mort d'un citoyen israélien pour des motifs de racisme ou d'hostilité envers une communauté, et dans le but de nuire à l'État d'Israël et à la renaissance du peuple juif dans son pays, sera passible de la peine de mort». Avec une telle formulation, la peine de mort pourrait s'appliquer à un Palestinien qui tuerait un Israélien, mais en aucun cas à un Israélien qui tuerait un Palestinien. Le secrétaire général du Conseil de l'Europe
Alain Berset a également exhorté dimanche Israël à renoncer à ce projet de loi, estimant qu'il représenterait «un grave recul par rapport au moratoire de facto de longue date en vigueur en Israël». Passer la publicité La peine de mort n'a été appliquée qu'à deux reprises en Israël : en 1948, peu après la création de l'État, contre un capitaine de l'armée accusé de haute trahison, et en 1962, lorsque le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann a été pendu. Plusieurs pays européens dont la
France s’inquiètent d’un projet de loi visant à élargir la peine de mort en Israël S'ABONNER Plus de cent trente ans avant Robert Badinter, Victor Hugo le premier abolitionniste Bouleversé enfant par la conduite d’un homme à l’échafaud, l’écrivain s’insurgea toute sa vie contre la peine de mort et milita pour son abolition. Plus de 900 exécutions entre 1948 et 1997, puis plus rien... Comment la Corée du Sud fait-elle usage de la peine de mort ? DÉCRYPTAGE - Le parquet sud-coréen a requis la peine capitale mardi 13 janvier contre l’ancien président Yoon Suk-yeol, accusé d’avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024. Mais le pays est abolitionniste de facto, puisque aucune exécution n’a eu lieu depuis 1998. Russie : huit personnes condamnées à la perpétuité pour l’explosion du pont de Kertch en Crimée en 2022 Le FSB avait annoncé leur arrestation quelques jours après l’explosion du 8 octobre 2022. Les huit accusés avaient plaidé non coupable. Pour Robert Badinter au Panthéon, Julien Clerc chante L’Assassin assassiné, plaidoyer contre la peine de mort qui a failli ne jamais voir le jour Composé par le musicien, sur des paroles de Jean-Loup Dabadie, le titre avait été proposé à Serge Reggiani qui ne se sentait pas à la hauteur. Julien Clerc finira par surmonter ses propres réticences. De dernier condamné à mort de
France à historien reconnu : la rédemption de Philippe Maurice, sauvé par Robert Badinter RÉCIT - Condamné à la peine capitale pour avoir abattu un policier, le criminel a reçu les visites régulières de Robert Badinter en prison, avant d’être gracié par François Mitterrand. Il est aujourd’hui un médiéviste réputé. Peine de mort : 44 ans après son abolition, l’opinion française reste partagée Avant la panthéonisation de Robert Badinter ce jeudi, près de la moitié des Français continuent de se dire favorables à son rétablissement. Retour sur quatre décennies de débat et de fractures dans l’opinion publique. «Rendre hommage à Robert Badinter, c’est prolonger la vision d’une République forte parce qu’humaine» FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que le cercueil de l’ancien garde des Sceaux va entrer au Panthéon aujourd’hui, l’avocat Alexandre Duval-Stalla explique à quel point la volonté de l’homme politique de concilier justice et conviction a fait de lui un réformateur dans le sens le plus noble du terme. États-Unis : flambée des exécutions dans l’Amérique de Trump Washington, qui a mis fin au moratoire sur la peine capitale au niveau fédéral instauré par Joe Biden, accélère le rythme des mises à mort et renouvelle son arsenal létal, sous le regard d’une Amérique divisée. Qui est Serge Atlaoui, ex-condamné à mort en Indonésie et libéré de prison en
France ce vendredi ? Le sexagénaire originaire de Metz avait été emprisonné en 2005 pour trafic de drogue. Une accusation qu’il a toujours contestée. Il y a dix ans, il a échappé in extremis à la mort. De retour en
France depuis février dernier, il est finalement sorti de prison ce 18 juillet. Taïwan, pionnier asiatique des droits humains, maintient la peine de mort RÉCIT - La Cour constitutionnelle avait été saisie par un groupe de condamnés à mort ainsi que des ONG, qui soulignent que l’abolition de cette peine aurait été une occasion de se démarquer de la Chine.