Politique Récemment rejeté en commission à l'
Assemblée Nationale, le projet de réforme constitutionnelle, déjà en difficulté, fait face désormais à une pluie de milliers d'amendements déposés samedi. Par
Jean-Luc Uedre , AFP Publié le 29 mars 2026 à 00h43 Lecture 4 minLe projet de réforme constitutionnelle sur la
Nouvelle-Calédonie est le texte qui doit traduire l'accord de "
Bougival", signé à l'été 2025 entre l'exécutif parisien et les forces politiques locales. Il a depuis été complété par l'accord "Élysée-Oudinot", conclu en janvier dernier.>> À LIRE AUSSI : L'accord Elysée-Oudinot signé à ParisUn texte décriéCe texte prévoit un référendum, où les électeurs calédoniens approuveraient ou rejetteraient l'accord prévoyant la création d'un "État de la
Nouvelle-Calédonie" doté d'une nationalité propre. D'autres dispositions, soutenues par la majorité des acteurs locaux, restent décriées, notamment à gauche, en raison de l'opposition du
FLNKS, principal mouvement indépendantiste kanak.À commencer par le calendrier des élections provinciales. Reportées trois fois depuis mai 2024, elles doivent intervenir avant fin juin. Mais la réforme prévoit un quatrième report à fin 2026, que les oppositions contestent. Plus sensible encore : le corps électoral. Réservé aux personnes installées sur le Caillou avant 1998 et leurs descendants, le droit de vote à ces élections serait élargi, au grand dam des indépendantistes qui redoutent une dilution du vote kanak. L'accord prévoit notamment une ouverture aux natifs de
Nouvelle-Calédonie, à leurs conjoints sous conditions, ou encore aux résidents depuis au moins quinze ans.3000 amendements déposésLe texte est loin de faire l'unanimité à l'échelle nationale. Il a récemment été rejeté en commission des lois à l'
Assemblée Nationale. Si ce travail préliminaire des parlementaires n'a pas d'incidence directe sur le processus, ce rejet en dit long sur le climat tendu autour du projet de réforme.Le texte du gouvernement est attendu mercredi dans l'hémicycle. Trois jours d'examen qui paraissent courts pour examiner plus de 3 000 amendements, dont une large partie déposée par La France insoumise (LFI) et le groupe communiste (certains pourront encore être déclarés irrecevables)."Tout est sur la table pour avancer"Une motion de rejet au texte est déjà annoncée par le groupe communiste. Le
RN, opposé à l'accord dans sa rédaction actuelle et à un report des élections, se dirige "probablement" vers un vote de cette motion, selon un cadre du groupe interrogé vendredi. Il précise toutefois que la décision finale sera prise par Marine Le Pen d'ici à l'examen dans l'hémicycle.Un rejet à l'Assemblée renverrait le texte vers le Sénat. Et selon plusieurs sources parlementaires, il pourrait paradoxalement ouvrir une voie de compromis. Selon elles, s'il est acté que la réforme est trop clivante, une option pourrait consister à modifier profondément le texte, ou passer par une nouvelle loi, pour n'élargir qu'en partie le corps électoral avant les élections.En espérant éventuellement s'accorder avec le
FLNKS sur le périmètre."On ne passera pas en force, mais nous ne pouvons plus attendre indéfiniment", assure-t-on dans l'entourage du Premier ministre Sébastien Lecornu. Un entourage qui se dit aussi prêt à considérer une consultation de la population "déliée de l'examen parlementaire", demandée par des "parties calédoniennes" : "tout est sur la table pour avancer". Par
Jean-Luc Uedre , AFP À lire sur le même sujet Mots clés de l'article Politique Accord
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