Le 1 avril 2026 à 15h23 Le président américain a de nouveau qualifié l’Alliance de «tigre de papier» dans une interview au Telegraph, après que ses États membres ont refusé de se joindre à sa guerre contre l’
Iran et d’intervenir dans le détroit d’Ormuz. Passer la publicité Passer la publicité L’Otan vit-elle ses dernières heures ? Dans une interview au quotidien britannique
The Telegraph ce mercredi,
Donald Trump annonce qu’il envisage sérieusement de retirer les États-Unis de l’Alliance atlantique après le refus des États membres de se joindre à sa guerre contre l’
Iran. Le président américain a, comme il l’avait déjà fait le 20 mars sur son réseau
Truth Social, qualifié l’organisation militaire de «tigre de papier» , affirmant qu’il l’a «toujours su». «Et Poutine le sait aussi, d’ailleurs.» Le locataire de la Maison-Blanche s’en prend une nouvelle fois aux Européens, qui se sont montrés réticents à contribuer à la réouverture du détroit d’Ormuz, par lequel transitent habituellement 20% du pétrole mondial. «C’est difficile à croire. [...] J’estime que ça devrait aller de soi», peste-t-il, martelant que les États-Unis, de leur côté, ont «toujours été là, y compris en
Ukraine» alors que ce «n’était pas trop problème». «Nous étions là pour eux, et nous aurions toujours été là pour eux. Eux n’étaient pas là pour nous.» Passer la publicité Mardi,
Marco Rubio avait déjà porté un sérieux coup au lien transatlantique en déclarant que l’administration Trump devait «réexaminer» ses relations avec l’Otan une fois la guerre contre l’
Iran terminée.
Donald Trump se dit «ravi» des propos tenus par le secrétaire d’État américain. «Je dirais même que cela va au-delà d’une simple remise en question», ajoute le républicain. Dans un entretien avec
Reuters ce mercredi après-midi, il confirme qu’il abordera le sujet de la présence des États-Unis dans l’Otan lors de son allocution prévue le soir même. Directement visé,
Keir Starmer défend l’Alliance Auprès des journalistes britanniques,
Donald Trump s’en est particulièrement pris au Royaume-Uni, laissant entendre que la Royal Navy n’était pas à la hauteur. «Vous n’avez même pas de marine. Vous êtes trop vieux et vous aviez des porte-avions qui ne fonctionnaient pas», a-t-il déclaré, en référence au piètre état de la flotte de navires de guerre britannique. Et d’adresser une pique à
Keir Starmer : «Je ne vais pas lui dire quoi faire. Il peut faire ce qu’il veut. Cela n’a pas d’importance. Tout ce que Starmer veut, ce sont des éoliennes coûteuses qui font grimper vos prix de l’énergie en flèche.» En réponse aux critiques répétées de son partenaire outre-Atlantique, le premier ministre britannique a défendu l’Alliance. L’Otan «assure notre sécurité depuis plusieurs décennies et nous sommes pleinement engagés» dans cette union, a déclaré le dirigeant travailliste lors d’une conférence de presse à Downing Street. Il a par ailleurs annoncé que son pays organiserait cette semaine une réunion internationale avec «35 nations» pour sécuriser le détroit d’Ormuz. «Ils ne sont pas là pour nous» :
Donald Trump affirme envisager de se retirer de l’Otan S'ABONNER In Russia’s Shadow, Sweden Strengthens its Commitment within NATO For Sweden’s Chief of Military Operations, Ewa Skoog Haslum, Western countries should already be prepared to confront a threat. « Lâches », « tigre de papier » : l’Otan fragilisée par les attaques répétées de
Donald Trump DÉCRYPTAGE - Les Européens serrent les dents face à des accusations qui affaiblissent la crédibilité de l’Alliance atlantique. Guerre en
Iran :
Donald Trump critique ses alliés et dénigre l’Otan DÉCRYPTAGE - Le président américain a accusé les alliés des États-Unis de leur refuser leur aide dans une opération à laquelle ils n’ont pas été associés, justifiant ainsi son ancienne hostilité envers l’Otan et ouvrant une nouvelle période de tensions transatlantiques. Retrait de la France de l’Otan le 7 mars 1966 : au Figaro, des voix discordantes LES ARCHIVES DU FIGARO – Il y a 60 ans, les académiciens du Figaro s’affrontaient par tribunes interposées après la décision du général de Gaulle de sortir la France du commandement militaire intégré de l’Alliance atlantique. Redistribution des rôles, «montée en puissance», parapluie nucléaire... Comment les Européens espèrent encore sauver l’Otan DÉCRYPTAGE - L’Alliance atlantique lance la mission « Sentinelle arctique » pour tenter de satisfaire l’appétit de
Donald Trump pour le Groenland. Mais la confiance est rompue. Retirer ses troupes pour renforcer l’Otan… Le discours contradictoire des États-Unis DÉCRYPTAGE - Le secrétaire américain à la Guerre ne sera pas présent à la réunion des ministres de la Défense de l’Alliance, se faisant représenter par Elbridge Colby, l’un des théoriciens du désengagement américain de l’Europe. «Un exercice d’équilibrisme» : la timide relance du dialogue entre la Grèce et la Turquie DÉCRYPTAGE - Maintes fois reportée, la rencontre ce mercredi entre le Premier ministre grec et le président turc marque une reprise officielle des relations entre les deux pays. Comment la France et l’Estonie resserrent leurs liens face à la menace russe REPORTAGE - Le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, s’est rendu mardi sur le camp de Tapa, où 350 soldats français sont déployés dans le cadre de la Force terrestre avancée de l’Otan. Groenland : pourquoi la souveraineté de l’île n’est pas négociable, et surtout pas par l’Otan DÉCRYPTAGE -
Donald Trump, qui veut s’approprier le Groenland, avait annoncé un «accord-cadre» après un échange avec le secrétaire général de l’Otan. Un non-sens au regard du droit international, comme l’a rappelé la première ministre danoise, qui a toutefois annoncé des discussions entre Nuuk, Copenhague et Washington. «Il lui a offert une rampe de désescalade» : Mark Rutte, l’homme qui murmure à l’oreille de
Donald Trump DÉCRYPTAGE - Le secrétaire général de l’Otan a réussi à persuader le président américain de reculer sur ses menaces d’annexion du Groenland.