flux rss (Nouvelle fenêtre) La Nasa va faire décoller cette nuit quatre astronautes pour un voyage autour de la
Lune, dans le cadre de son programme visant à une installation durable, dans le futur, sur le sol lunaire. Publié le 01/04/2026 11:52 Mis à jour le 01/04/2026 12:35 La fusée
Artemis II, d'une hauteur de 98 mètres, et le vaisseau spatial Orion, sur le complexe de lancement du
Centre spatial Kennedy, le 31
Mars 2026. (CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA via AFP) Le dernier homme à avoir posé le pied sur la
Lune, à 384 400 km de la Terre, faisait partie de la mission
Apollo 17, en décembre 1972. Depuis, aucun astronaute ne s'est aventuré au-delà de 1 500 kilomètres de la Terre.La mission Artemis 2, qui doit décoller dans la nuit du 1er au 2 avril (à 0h24, heure française), à
Cap Canaveral en
Floride, est donc historique. Après un vol inhabité en 2022, cette mission est la deuxième phase du programme de la Nasa qui vise à "un retour de long terme sur la
Lune" et à une "mission vers
Mars".
Jean-François Clervoy, astronaute français ayant accompli trois séjours spatiaux dans les années 90, retient comme tout le monde son souffle aujourd'hui, "surtout que le lanceur énorme, décrit-il. C'est pour la première fois à nouveau une fusée qui utilise des propulseurs à poudre. C'est spectaculaire, il y aura quatre moteurs à oxygène et à hydrogène liquide qui sont identiques à ceux qui m'ont propulsé aussi"."Mais là, il s'agit de quatre personnes qui vont se trouver plus loin de la Terre que ne se sont jamais trouvés des humains, puisqu'ils vont aller quelques dizaines de kilomètres plus loin que ceux d'
Apollo."
Jean-François Clervoy, ex-astronauteà franceinfo"Et à un moment donné, dans leur champ de vue, ils auront la
Lune en gros plan et au loin derrière, la Terre. Tous les humains sauf quatre personnes seront dans leur champ de vue !"franceinfo : Ces astronautes iront plus loin encore que les missions
Apollo ?
Jean-François Clervoy : Oui, d'ailleurs, ils vont être placés sur une trajectoire par un module européen. La capsule Orion, une capsule conique d'environ 9 m³ habitables et 20 m³ en tout, pressurisée avec beaucoup d'équipement, est propulsée, alimentée en oxygène, en eau et en électricité par un module qui est 100% européen. C'est-à-dire que sans les Européens, aucun astronaute ne va vers la
Lune. Et ce module, qu'on appelle "le module de service européen", va transporter la capsule Orion sur une trajectoire qui va les faire dépasser la
Lune, aller encore plus loin que là où sont allées les missions
Apollo de l'époque. Et c'est une trajectoire qui va, sans aucune correction d'orbite, les ramener naturellement vers la Terre. Donc ils ne seront pas mis en orbite autour de la
Lune, même s'ils vont la contourner, contrairement à
Apollo 8, qui était une mission comparable il y a plus de 50 ans.Et puis il y a eu
Apollo 11, "un petit pas pour l'homme, un pas de géant pour l'humanité", en 1969. Pourquoi ceux qui partent aujourd'hui ne vont-ils pas poser le pied sur la
Lune ?Souvenez-vous qu'avant de poser un pied sur la
Lune, il y a eu quatre missions de préparation. Deux en orbite autour de la Terre, qui ont servi à valider la capsule d'une part et l'atterrisseur d'autre part, et deux missions vers la
Lune, comparables à celle d'aujourd'hui, pour tester le moyen de navigation et de communication de longue distance. Parce qu'aujourd'hui, lorsque vous allez très très loin comme autour de la
Lune, vous n'utilisez pas les GPS et les systèmes de communication qu'on utilise par exemple à bord de la Station spatiale internationale.Mais on a beaucoup progressé quand même depuis 1970 ?Oui, et ça marche très bien. Mais là, on ne veut pas aller au même endroit. On va aller au pôle Sud. Et lorsqu'on sera à la surface, ce seront des missions beaucoup plus longues sur la
Lune, avec des nuits qui dureront 14 jours terrestres, et les températures varieront de -140°C à plus de 140°C. Donc ce n'est pas du tout comparable à
Apollo. Là, il faudra y rester plus longtemps pour un jour établir une base où les équipages se relaieront en continu. Et ça, c'est tout nouveau et pour ça, on prend son temps."On accepte aussi moins de risques aujourd'hui qu'à l'époque, et on a moins d'argent aujourd'hui qu'à l'époque. Ce sont les principales raisons pour lesquelles on prend plus de temps."
Jean-François Clervoyà franceinfoLa société européenne Venturi Space a présenté son nouveau rover qui ira bientôt sur la
Lune, avec des grandes roues très souples pour "avaler" les obstacles et résister aux conditions extrêmes, notamment à la poussière abrasive lunaire."Oui, là il s'agit d'explorer dans la durée et pas juste sur trois jours. En trois jours, les astronautes d'
Apollo ont quand même parcouru 30 km, alors que les rovers automatiques sur
Mars, ils mettent plus de 10 ans pour parcourir 30 km ! Mais les humains qui iront sur la
Lune iront explorer notamment au pôle Sud pour voir où est l'eau par exemple. Et on ne se posera pas forcément à l'endroit où il y a la plus grande quantité d'eau.Il faudra pouvoir parcourir des centaines voire des milliers de kilomètres. Donc il faut des roues qui ne s'usent pas !
Jean-François Clervoyà franceinfoToutes les roues aujourd'hui développées pour des rovers qui sont allés sur la
Lune ou sur
Mars se sont cassées au bout de quelques dizaines de kilomètres. Là, sur des milliers de kilomètres, il faudra gravir des pentes de 20 à 30 degrés, sans glisser, sur de la poussière très, très fine. Et puis les températures sont extrêmes, et ça c'est très contraignant, on ne peut pas amener des roues de voitures terrestres sur la
Lune, ça ne marcherait pas du tout.Pour les Américains, l'idée est d'être les premiers, notamment pour exploiter les ressources de la
Lune ?Les Américains, pour des raisons politiques, veulent y être avant les Chinois. Mais beaucoup d'experts pensent qu'ils n'y arriveront pas, parce que les Chinois sont sur une feuille de route très bien définie et ils la respectent. Ils annoncent depuis plus de 15 ans qu'en 2030, ils seront sur la
Lune. Là, c'est le branle-bas de combat aux États-Unis. En ce moment, on met en pause la station spatiale internationale autour de la
Lune - dans laquelle contribuent beaucoup les Européens aussi - pour se focaliser sur le fait de se poser sur la
Lune avant les Chinois. Mais après, l'important, c'est surtout d'y retourner régulièrement et d'habiter dans la durée, pour apprendre tout ce qu'on a besoin d'apprendre pour un jour être prêt à faire la même chose sur
Mars. "Des horreurs, des faits graves, on ne s'habitue jamais à cela", confie Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur Coupe du monde 2026 : sans l’Italie mais (peut-être) avec l’Iran "Désastre", "malédiction"... l'Italie à nouveau privée du Mondial de football Images impressionnantes d'un mur de sable au Sahara Propos racistes sur CNews : le maire de Saint-Denis appelle à un rassemblement Bruno Retailleau - "La droite est plus individualiste que la gauche. Nous, on est querelleurs" Deliveroo, Uber eats : les chiffres chocs sur la santé des livreurs Israël : une peine de mort pour les "terroristes" palestiniens Elle a eu un faux conseiller bancaire au téléphone Tout juste élu, le maire de Carcassonne retire les drapeaux européens de la mairie Une femme meurt après une injection esthétique clandestine L'Eurovision lance une déclinaison du concours de chanson, Eurovision Asie, qui sera diffusé en novembre prochain "Personne ne fait une transition pour faire du sport à haut niveau", clame Julie Tétart, basketteuse à Monaco Céline Dion : "Ce n’est pas forcément mon style de musique, mais je comprends que beaucoup l’apprécient", répond Sophie Binet Attentat déjoué : le commanditaire présumé interpellé Casques bleus tués dans des bombardements au Liban L'émotion de Thomas Jolly après l'annonce du grand retour de Céline Dion La joie des fans après l'annonce du retour de Céline Dion