Le président américain
Donald Trump envisage de retirer son pays de l'Otan après avoir condamné à plusieurs reprises ses alliés au sein de l'organisation pour leur absence de soutien à la guerre menée par les États-Unis contre l'
Iran, selon une interview accordée au quotidien britannique
Daily Telegraph. Publié le : 01/04/2026 - 14:09 3 min Temps de lecture
Donald Trump dans le bureau ovale à la Maison Blanche, le 31 mars 2026. AP - Alex Brandon Interrogé par le
Daily Telegraph sur la possibilité que les États-Unis puissent reconsidérer leur appartenance à l'Otan à l'issue de la guerre menée contre l'
Iran,
Donald Trump a répondu : « Oh oui, je dirais que c'est plus que reconsidérer. » « J'ai toujours dit que l'Otan était un tigre de papier et, d'ailleurs, Poutine le sait aussi », a-t-il poursuivi. À lire aussiOtan: même «affaiblie» par
Donald Trump, «l'Alliance atlantique est encore en état de marche» « Nous avons toujours répondu présents, y compris pour l'
Ukraine. L'
Ukraine n'était pas notre problème. C'était une épreuve, et nous étions là pour eux, et nous l'aurions toujours été. Ils n'étaient pas là pour nous », a ajouté
Donald Trump. S'en prenant directement au Royaume-Uni, le président américain a reproché à
Keir Starmer de refuser de s'impliquer dans la guerre israélo-américaine contre l'
Iran, insinuant que la Royal Navy n'était pas à la hauteur. « Vous n'avez même pas de marine. Vous êtes trop vieux et vos porte-avions étaient obsolètes », a-t-il déclaré, faisant référence à l'état de la flotte britannique. Remise en cause de
Marco Rubio L'Otan est « l'alliance militaire la plus efficace que le monde ait jamais connue », a, peu après, rétorqué
Keir Starmer lors d'une conférence de presse, ajoutant qu'elle « assure notre sécurité depuis plusieurs décennies » et que le Royaume-Uni y est « pleinement engagé ». Le secrétaire d'État états-unien
Marco Rubio avait déjà remis en cause comme jamais le lien transatlantique avec l'Otan, déclarant mardi que les États-Unis devaient « réexaminer » leurs relations avec l'Alliance atlantique militaire une fois la guerre contre l'
Iran terminée. « Je pense qu'il ne fait malheureusement aucun doute qu'une fois ce conflit terminé, nous devrons réexaminer cette relation. Nous devrons réexaminer l'intérêt que présente l'Otan pour notre pays dans le cadre de cette alliance », a déclaré
Marco Rubio sur la chaîne
Fox News, ajoutant qu'il reviendrait au président
Donald Trump de trancher cette question. Les États-Unis reprochent à des pays de l'Otan, dont la France, l'Espagne et l'Italie, de ne pas avoir autorisé le survol de leurs territoires ou d'utiliser les bases américaines pour acheminer des équipements militaires à Israël dans le cadre de la guerre contre l'
Iran, déclenchée le 28 février.
Donald Trump avait lui-même déclaré vendredi dernier que les États-Unis pourraient ne pas venir en aide à l'Otan en cas de besoin, réitérant ses critiques contre l'Alliance atlantique, lors d'un forum d'affaires à Miami. « L'Otan est une voie à sens unique » « Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l'Otan, des centaines de milliards, pour les protéger, et nous aurions toujours été là pour eux, mais maintenant, au vu de leurs actions, je suppose que nous n'avons plus à l'être, n'est-ce pas ? », a-t-il dit. Ces dernières semaines, le président états-unien a multiplié les prises de parole belliqueuses envers l'Otan, la qualifiant notamment sur son réseau Truth Social de « TIGRE DE PAPIER » et de « LÂCHES ». Les États-Unis « s'en souviendront », avait-il déjà déclaré en Conseil des ministres. « Si nous en sommes arrivés au point où l'alliance de l'Otan nous empêche d'utiliser ces bases, où nous ne pouvons en fait plus les utiliser pour défendre les intérêts des États-Unis, alors l'Otan est une voie à sens unique », a déclaré
Marco Rubio. Dans son interview au
Daily Telegraph,
Donald Trump a affirmé qu'il était « ravi » de ces déclarations de son secrétaire d'État. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: Trump fait pression sur ses alliés pour la sécurisation du détroit d'Ormuz Recevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail