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Qatar représente 20% de la production mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL). Mais depuis près d'un mois, il a mis ses installations à l'arrêt faute de pouvoir livrer à cause de la guerre au Moyen-Orient. Pour sortir de l'impasse, le gouvernement réfléchit désormais à se défaire de sa dépendance logistique au détroit d'Ormuz. Les installations opérationnelles de
QatarEnergy dans la ville industrielle de
Ras Laffan le 2 mars 2026. (- / AFP)
Ras Laffan est un monstre d'acier planté au milieu du désert qatari. Site de production de gaz naturel, ses torchères crachent des flammes que l'on peut voir de loin car impossible de s'en approcher. Forteresse bien gardée, la police en interdit l'accès. Plus grand complexe d'exportation de GNL au monde, il est à l'arrêt depuis près d'un mois. Une partie de ses installations ont été détruites par l'
Iran. Et surtout la production a été stoppée puisque les méthaniers ne peuvent plus emprunter le détroit d'Ormuz. Or,
Ras Laffan est aussi le premier port d'exportation de GNL au monde et la quasi-totalité du gaz produit transitait par ce passage avant la guerre. Pour se défaire de cette dépendance logistique, Doha fait notamment appel à
Rashid Al Mohanadi, vice-président d'un cercle de réflexion et surtout conseiller en énergie du gouvernement qatarien. "Même en cas de cessez-le-feu, la menace iranienne n'est pas près de disparaître", voilà pourquoi le
Qatar doit désormais trouver des solutions pour exporter son gaz naturel sans passer par le détroit d'Ormuz, explique-t-il. Selon lui, il y en a plusieurs."La première, ce serait d’envoyer du gaz via des pipelines vers des ports situés à l’extérieur de la péninsule arabique. Et dans ces ports, construire des infrastructures pour liquéfier le gaz afin de pouvoir ensuite le transporter par bateau."
Rashid Al Mohanadi, conseiller en énergie du gouvernement qatarienà franceinfoAutre exemple avancé par
Rashid Al Mohanadi, "envoyer le gaz vers l'Arabie Saoudite qui pourrait ensuite le liquéfier pour l'exporte. Il y a plusieurs modèles. Nous avons déjà un pipeline qui nous relie aux Émirats Arabes Unis. Et je pense qu'on peut encore développer tout ça". Construire de telles infrastructures, qui traverseront plusieurs pays, va nécessiter beaucoup d'argent, mais ici, "l'argent est disponible", balaie
Rashid Al Mohanadi. Le défi, c'est de pouvoir s'entendre politiquement avec ses voisins, ce qui n'a pas toujours été le cas. "La volonté politique doit être au rendez-vous. Et je pense qu'après cette guerre, les pays du Golfe vont être enclins à aller au bout de ces projets", avance le Qatarien. Des projets qui mettront tout de même des mois, voire des années, à se concrétiser. Donal Trump se moque du couple Macron lors d'un déjeuner privé Artémis II : l'effervescence des passionnés réunis à Cap Canaveral Meurtres au Portugal : le scénario du drame se précise Donald Trump sur l'
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