Le 5 avril 2026 à 17h22 Plusieurs installations pétrolières ont été endommagées par le conflit au Moyen-Orient. (Photo d’illustration) VanderWolf Images / stock.adobe.com Certains membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole ont également décidé d’augmenter les quotas de production de pétrole à partir de mai. Passer la publicité Passer la publicité L'Opep+ a averti ce dimanche 5 avril que la remise en état des installations énergétiques endommagées lors des récentes attaques était «coûteuse» et prendrait «beaucoup de temps», ce qui pourrait affecter l'approvisionnement mondial en pétrole durablement encore. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+) a aussi souligné «l'importance cruciale de la protection des voies maritimes internationales afin de garantir la circulation ininterrompue de l'énergie», dans un communiqué publié dimanche à l'issue d'une réunion de certains membres, dont l'Arabie saoudite et la Russie. Passer la publicité Cette déclaration intervient alors que le président américain
Donald Trump menace, insultes à l'appui, de s'en prendre aux infrastructures iraniennes à 24 heures de l'expiration de son ultimatum pour rouvrir le détroit d'Ormuz. L'organisation n'a fait aucune mention de modifications des quotas de production pour le mois de mai. Des membres de l’Opep+ ont par ailleurs décidé d’augmenter les quotas de production de pétrole, alors que la guerre au Moyen-Orient continue de bouleverser les marchés de l’énergie. L’organisation, qui comprend des producteurs clés comme l’Arabie saoudite et la Russie ainsi que plusieurs États du Golfe subissant de plein fouet les frappes de Téhéran, a décidé «de mettre en œuvre un ajustement de la production» de 206.000 barils par jour (bpj) à partir de mai, selon un communiqué. Guerre au Moyen-Orient : les réparations des installations énergétiques vont «prendre longtemps», prévient l'Opep+ S'ABONNER L’éditorial d’Yves Thréard : «Carburant, le syndrome de la cagnotte» Dès qu’une crise se profile dans notre pays, comme d’habitude, c’est vers l’État que se tournent les regards. Pourquoi les finances publiques ne profitent pas réellement de la hausse des prix des carburants DÉCRYPTAGE - Sébastien Lecornu a jeté le trouble en évoquant d’« éventuels surplus de recettes fiscales liés à la hausse du prix des carburants ». Au Japon,
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Iran, Keir Starmer mobilise les grands acteurs économiques britanniques DÉCRYPTAGE - Particulièrement exposé aux prix mondiaux des hydrocarbures, le Royaume-Uni s’inquiète de ses stocks et d’un risque de poussée inflationniste. Après des propos de
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